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Haïti-séisme-relocalisation: « La commune de Carrefour négligée comme d’habitude »

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Plusieurs camps d’hébergement qui abritaient les déplacés du séisme du 12 janvier ont été vidés suite aux efforts consentis par  les autorités en place et certaines organisations internationales. Toutefois, les  sinistrés vivant dans les principaux sites dans la commune de carrefour se sentent négligés dans ces démarches visant la relocalisation, a constaté Haïti Press Network.

Ils sont plusieurs centaines à s’entasser dans des conditions critiques dans plusieurs camps à Carrefour, l’une des plus grandes communes du pays. Les principaux camps se trouvent sur la place de Fontamara, devant la Garde Cote haïtienne, et le centre sportif de Carrefour etc.

Les mauvaises images projetées par ces différents sites situant sur le long de la Route national numéro 2 crèvent les yeux.

Les occupants de ces différents espaces confient avoir déjà reçu les visites des instances responsables de la relocalisation des sinistrés mais  le processus se retarde parce que, selon eux, « la commune de Carrefour est comme d’habitude négligée ».

Junior Pierre, 20 ans, un des  jeunes vivotant sur le site  de la place de Fontamara où l’actuel Chef de l’état a lancé ses campagnes électorales dit attendre avec impatience le jour où il devra retourner vivre en toute intimité dans un espace plus ou moins décent avec sa famille.

« Personne ne souhaiterait vivre dans de telles conditions, mais nous sommes obligés d’y rester parce que nous n’avons pas suffisamment de moyens pour partir », s’est plaint le jeune Junior.

Toutefois, le jeune homme a fait savoir que des instances responsables  de la relocalisation les ont déjà visités pour identifier les tentes et prendre leurs numéros d’identification nationale. Il dit espérer que le processus va continuer après le carnaval des fleurs.

A Bizoton, la situation n’est pas différente où  les bâches et les tentes servent de décoration devant la base navale de l’amirale Kilcik ou Garde côte haïtienne.

« Cela fait longtemps qu’on nous a donné une carte pour nous faire sortir de là, mais depuis lors nous n’avons plus entendu parler d’eux », a expliqué Marie, mère de deux enfants avouant que si elle avait de l’argent elle serait partie sans attendre l’aide des autorités.

Marie a décrit les conditions dans lesquelles ils évoluent dans ce camp comme étant inhumaines. Si d’après le dicton après la pluie c’est le beau temps, pour les occupants  de cet espace, après la pluie c’est de beaux draps, d’après ce qu’a raconté Marie à un reporter de HPN.

En ce qui concerne le centre sportif de Carrefour, le processus avance un peu plus vite si l’on peut croire Maxo qui vit dans ce camp depuis le 12 janvier 2012.

Selon ce père de famille de 2 enfants, les sinistres reçoivent pour le moment l’accompagnement d’une organisation internationale qui  leur fournira une somme qui les permettra de louer un espace pour vivre avec leur famille.

Rappelons que dans le cadre du programme 16/6 du gouvernement Martelly-Lamothe, plusieurs espaces qui avaient accueilli les sans-abris laissés par le tremblement de terre du 12 janvier ont été vidés notamment à Pétion Ville et ses zones environnantes.

Le Champs de mars qui regorgeait le plus grand nombre de sinistrés avait été débarrassé de ses occupants en guise de préparation de la réalisation du carnaval des fleurs à la fin du mois de juillet.


Wilner Jean Louis
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