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Province : Cap-Haïtien, un mois après le carnaval

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Quoique encore captivant, la ville du Cap-Haïtien présente aujourd’hui un visage pâle et sombre, plus d’un mois après avoir accueilli, pour la première fois de son histoire, le carnaval national, constate sur place un reporter de Haiti Press Network.

« Durant la période carnavalesque les choses allaient mieux. La ville était plus égayée. Une ambiance de création et de récréation y régnait. On sentait plus de joie dans les esprits. Quant aux activités commerciales, ç’a été une période de vache grasse tant pour les petits que pour les grands commerçants », nous déclare Anite, une commerçante à la rue 17 E.

La déclaration d’Anite témoigne évidement ce qui a retenu l’attention à notre arrivée vendredi dans le Nord. Sa description est bien vraie. Les activités semblent être au point mort à tous les niveaux. Celles du commerce, un peu moribondes. Les chambres d’hôtel sont presque toutes vidées de clients. Un employé d’un hôtel de la place en a témoigné. L’école est le secteur qui fonctionne encore comme il se droit.

D’ailleurs, pendant que les élèves s’apprêtent à aller en vacances pour la fête des pâques, enseignants et directeurs d’école du département du Nord sont eux, en formation. Une initiative entreprise par le ministère de l’Éducation nationale.

C’est en effet une ville du Cap à la fois blême en termes de vie dans les activités, et gracieuse de par son allure pittoresque qu’offre son tracé des rues et son aspect architectural, mais malheureusement étouffée de petits commerces de rue, qui accueille des visiteurs désireux de voir le « Couloir touristique », avec, bien sûr, la crainte de se faire surprendre à n’importe quel moment par un éventuel tremblement de terre, dont le risque est imminent dans le Nord.

Plusieurs citoyens expriment le même sentiment. Le vent pascal ne souffle pas à la même dimension que celui de la période carnavalesque. Ils sont par ailleurs nombreux, les Capois à avoir éprouvé le même malaise et la même nostalgie de revoir un événement d’une telle envergure réorganisé dans leur milieu. « Mais dans combien de temps encore. Peut-être jamais », soupire Mme Zulmé, résidente du Cap depuis sa naissance.

« À mon avis, il devait avoir du carnaval chaque jour au Cap-Haïtien », lâche pour sa part, Borguiny, 32 ans et père de trois enfants. Une façon pour cet habitant, fier d’avoir été né dans la cité christophienne, de montrer combien le carnaval avait été positif pour le Nord, particulièrement la ville du Cap, dont les infrastructures fraichement rénovées pour la circonstance, font encore le bonheur des Capois.

Toutefois, constate-t-on, des endroits font toujours face à des accumulations de détritus dans les rues. Mais les efforts qui ont été consentis pour garder au moins le centre-ville dans un minimum de propreté pendant le carnaval, ne semblent pas avoir été faits en vain. La ville du Cap est relativement propre.

Jean Renau, le maire principal du Cap qui s’occupe un peu plus de la politique, nous a indiqué être en train de décupler les efforts en ce qui concerne l’assainissement de la ville. Il a informé avoir organisé récemment une rencontre y relative avec des citoyens, lesquels, a-t-il dit, se sont tous mis d’accord sur la nécessité d’assainir le Cap.

« Nous tenons à encadrer tout ce beau monde qui entend mettre la main dans la patte pour conserver la ville propre comme immaculée. Entre-temps, nous déclarons la guerre aux malpropres. Actuellement, il y a un malfaiteur qui réfléchit derrière les barreaux. Il était surpris en train de jeter une brouette de fatras auprès d’une école. Ce que nous voulons, c’est une ville propre et assainie », a déclaré M. Jean Renau à Haïti Press Network.

Chose certaine, c’est que, quoique la cité d’Henri Christophe ait perdu énormément de sa fierté de deuxième ville d’Haïti, elle reste néanmoins attractive et fait encore l’objet de grande curiosité. Car, son potentiel historico-touristique, le ravalement de façades des maisons magistralement bien alignées, son tracé et l’accent linguistique des capois, constituent, en grande partie, des éléments qui attirent l’attention.

Texte et photo : Alix Laroche

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