La lettre est paraphée par Colette Lespinasse du GARR, Camille Charlmers de la PAPDA, Reyneld Sanon de la FRAKKA et Antonal Mortimé de la POHDH. Dans la lettre, ces organisations haïtiennes de défense des droits humains, ont fusionné leurs voix pour exprimer leur mécontentement suite à une opération de déplacement forcé des sans-abris qui vivaient depuis le 12 janvier 2010 sur la Place Jérémie.
« Nous exprimons notre plus vive inquiétude par rapport à une opération de déguerpissement forcé menée, conjointement par la Police et un groupe de civils armés, contre les déplacés du camp de la Place Jérémie, dans la nuit du 20 au 21 décembre 2011 », lit-on dans la correspondance.
« Nous signalons à votre attention plusieurs faits graves survenus lors de cette opération qui fondent notre inquiétude : le déguerpissement a eu lieu au cours de la nuit à l’initiative d’un groupe de personnes armées bénéficiant de l’appui de la Police. Ces gens n’ont ni qualité, ni mandat pour réaliser de telles opérations sur une place publique qui est patrimoine de l’État contre une population victime d’une grande catastrophe. »
Les organisations ont indiqué avoir estimé que la manière dont cette opération a été menée constitue un précédent dangereux qui ouvre la voie à toutes formes d’aventures, à des violations graves de droits humains et inaugure un retour au passé que le peuple haïtien avait rejeté.
« Aussi, nous vous demandons, en tant qu’autorités de l’État, de prendre des mesures que de droit, chacun en ce qui le concerne, pour condamner cet acte, sanctionner les coupables et empêcher qu’il ne se répète », lit-on en conclusion.
| < Précédent | Suivant > |
|---|








