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Haïti-Société : Des femmes exigent la dépénalisation de l’avortement (Vidéo)

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En prélude à la journée mondiale du droit à l’avortement commémorée le 28 septembre, plusieurs organisations et regroupements de femmes, emmenés par l’initiative pour le développement équitable en Haïti (IDEH) et Solidarite Fanm (SOFA), ont monté la garde vendredi 26 septembre devant les locaux du ministère à  la condition féminine et aux droits des femmes (MCFDF), pour forcer les autorités du gouvernement à prendre les mesures qui s’imposent en vue de dépénaliser l’avortement, considéré jusqu’ici comme un crime dans les prescrits de l’article 262 du code pénal haïtien.

 

 

Munies de banderoles, pancartes en mains, porte-voix et refrains engagés,  ces femmes ont voulu adresser un message claire au pouvoir en place : « la dépénalisation de l’avortement » considéré comme « la deuxième cause provocant la mortalité maternelle en Haïti », selon Danielle Magloire, représentante de KAY FANM, suggérant au passage des mesures d’accompagnement médical aux femmes enceintes qui, selon elle, ont le droit de garder ou non leurs enfants.

« Avortement légal », « oui pour l’avortement dans de bonnes conditions médicales », «non à la criminalisation… », pouvait-on lire sur les pancartes.

Ce sit-in se veut le coup d’envoi d’une série à venir en vue de porter l’appareil judiciaire à procéder à l’amendement de l’article 262 du code pénal haïtien interdisant aux femmes de rejeter prématurément leurs progénitures.

« L’avortement ne peut pas être criminalisé comme le veut l’état haïtien. Car ce n’est pas un crime, mais plutôt un droit qu’a la femme enceinte de ne pas vouloir mettre au monde un enfant issu, par exemple, d’un rapport non consenti… », a laissé entendre Olga Benoit, membre de SOFA.

« Nous sommes ici pour faire passer nos revendications en ce qui a trait à l’attitude des autorités face à un problème d’ordre social. Il faut absolument qu’ils priorisent l’éducation sexuelle et non la criminalisation de l’avortement », a conclu Danielle Magloire qui se dit confiante de pouvoir remporter cette nouvelle bataille, tout en se référant à la récente promulgation suivie de publication de la Loi sur la paternité, la maternité et la filiation, revendiquée par des organisations de femmes.

Haïti figure sur une liste de sept (7) pays de l’Amérique latine à n’avoir pas encore emboîter le pas aux autres états de la région qui dépénalisent l’avortement, a appris HPN.

 

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