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Haïti-Éducation : La rentrée, un mois après

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Ce mercredi 8 octobre fait exactement un mois depuis que la nouvelle année académique 2014-2015 a démarrée en dent de scie. Un mois après, la rentrée scolaire est effective dans toutes les régions du pays, notamment dans le département de l’Ouest qui concentre le plus grand nombre d’écoliers du territoire, a constaté Haiti Press Network.

Fini les palabres à la radio et un peu partout autour de la rentrée. Quatre semaines après, toutes les classes sont remplies. Certaines sont même trop remplies.

À Port-au-Prince où nous avons fait un petit tour dans plusieurs écoles, la rentrée des classes est patente dans plusieurs quartiers de la capitale, notamment à Pétion-Ville, à Delmas, à Carrefour et au Centre-ville et Martissant, a constaté Haiti Press Network.

Après quatre semaines du lancement de l’année scolaire par le président Martelly à Léogane, élèves, enseignants et responsables d’école ont répondu présents dans les différents établissements. De la maternelle en passant par le fondamental pour aboutir au secondaire, le constat est le même.

Au Lycée national de Pétion-Ville, en dépit de la demande qui dépasse excessivement la capacité d’accueil de cet établissement scolaire public, constate-t-on, les activités vont bon train. Les élèves sont remarqués en grand nombre dans cet établissement mixte à double vacation. Les enseignants aussi ont répondu présents, quoique quelques-uns d’entre eux déplorent les effectifs pléthoriques dans les salles de classe.

« C’est comme dans un moulin. Les classes sont trop remplies. Trop d’élèves regroupés dans une salle. Ils sont bruyants en plus. Ça dégage une chaleur caniculaire. Leur vacarme vous fait torturer la gorge. Dans de telle condition, les cours risquent de ne pas passer comme voulu », regrette un enseignant de l’école qui a requis l’anonymat. C’est pratiquement la même observation faite au Lycée Jean Jacques Dessalines.

Dans les collèges (écoles privées), les élèves sont aussi nombreux. Évidemment, il y a des élèves qui peinent encore à payer les frais d’entrée. Mais tous ces établissements scolaires sont fonctionnels avec des effectifs plus élevés par rapport aux deux premières semaines du mois de septembre.

Par exemple, au collège Nelson Mandela (route des Dalles), au Nouvel Institut Emmanuel (route de Delmas), au collège mixte Victor Barolette (Fontamara 27), les élèves y viennent en grand nombre, a-t-on observé. C’est le cas d’ailleurs pour de nombreux autres de ces établissements privés visités.

« Je ne pouvais pas y aller au cours de la première semaine. Il me manquait quelques fournitures classiques et l’argent pour payer les droits d’entrée. Mais grâce à Dieu mes parents se sont débrouillés pour m’envoyer la semaine suivante. Je suis très contente de retourner à l’école après des vacances décousues », nous confie Marie Odile Jadotte, élève de seconde au collège Nelson Mandela.

C’est pratiquement la même remarque faite pour les écoles congréganistes. D’ailleurs, par tradition, nombreuses sont ces écoles qui avaient rouvert leurs portes depuis le mois d’août. Elles fonctionnent comme à l’accoutumée. Bondées d’écoliers et écolières. Mais sans encombrement dans les salles de classe comme observé dans quelques lycées. C’est le cas par exemple de l’Institution Sainte Rose de Lima qui a célébré, le mercredi 1er octobre dernier, le 150e anniversaire de son existence.

« L’école ça fait partie du jeu de la vie. Il est inconcevable pour moi de rester en dehors de ce jeu », nous dit fièrement une élève de philo de cette école prestigieuse de la capitale, laquelle félicite le ministère de l’Éducation nationale pour avoir respecté cette année la date fixée préalablement pour la rentrée scolaire.

Les écoles nationales vont également bon train. Qu’il s’agit de l’école nationale Caroline Maureau (rue Piquant), des écoles nationales de la République du Chili, des Etats-Unis (Cana-Pévert), les élèves sont nombreux à avoir fréquenté ces établissements dont la demande est aussi démesurée à l’instar des lycées.

Cependant, il faut noter que certains de ces établissements sont confrontés à des problèmes d’infrastructures. Problèmes d’espace non approprié, salles de classe mal entretenues, bancs et meubles un peu délabrés. C’est ce pour quoi le responsable de l’école nationale République du Pérou (Martissant 1) lance un appel en direction des autorités pour venir au secours de cette école qui constitue également un espace où s’organisent des assemblées politiques, informe un notable de la zone.

Toutefois, il a invité les enseignants et les personnels administratifs à faire en sorte que les enfants reçoivent le meilleur enseignement, malgré ces contraintes.

Texte et photo : Alix Laroche

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