Haïti-éducation: des organisations enseignantes menacent de se mobiliser à partir de janvier 2015

Lundi, 27 Octobre 2014 14:26 WJL/HPN Societe & Culture - Societe
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La Plateforme Haïtienne des organisations  enseignantes a menacé, lundi,  de reprendre les mouvements de protestation, à partir du mois de janvier 2015, si le ministre de l’Education nationale,  n’a pas honoré, avant cette date, ses engagements pris dans le cadre de l’accord signé entre le gouvernement et les syndicats enseignants le 13 mai dernier.

 

La rentrée  des classes, au mois de janvier 2015, dans les écoles publiques pourrait être perturbée, si le ministre de l’Education nationale, Nesmy Manigat, ne respecte pas ses engagements par rapport à  l’accord trouvé, le 13 mai 2014, sur l’amélioration des conditions des enseignants, a  menacé Masly Dorceli, un des responsables de la plateforme.

Parmi leurs principales revendications, les enseignants plaident en faveur de la  nomination des enseignants en situation irrégulière, le paiement des arriérés de salaire, l’augmentation du salaire de base à 50, 000 gourdes, l’implantation de cafétérias dans les écoles, livraison de carte d’assurance, la reprise  du programme cantine scolaire etc.

D’un autre côté, tout en saluant l’initiative du ministre Manigat d’organiser des séances de formation pour une quarantaine de directeurs d’écoles publiques, les responsables de la plateforme, ont toutefois relevé quelques irrégularités dans la manière de remplacer provisoirement ces directeurs.

Les autorités n’ont pas expliqué aux élèves que les remplaçants sont en poste pour 9 mois et non de manière définitive, ce qui a suscité un mouvement de protestation dans certaines écoles publiques de la capitale, a expliqué Josué Mérilien, coordonnateur de l’Union nationale des normaliens haïtiens (UNNOH)

Par ailleurs,  Josué Mérilien,  a critiqué les actes de répression des agents  de police et de certains bandits armés contre des enseignants et élèves à Petit Goâve.

Plusieurs élèves et enseignants étaient tombés en syncope suite à l'utilisation abusive de gaz lacrymogène dans les établissements scolaires, a déploré M. Mérilien dénonçant également l’irruption  de certains bandits armés dans les écoles pour intimider des enseignants pour leur position politique.