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Haïti-Misère noire : Ils recherchent quoi là, eux ?

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Comme des poules qui grappillent dans les fatras en quête d’insectes et de grains pour se nourrir, des humains aussi sont remarqués depuis quelque temps en Haïti, dans des ravines remplies de saletés et/ou au milieu des piles d’immondices, sans gêne aucune ni un minimum d’hygiène, à la recherche de « on ne sait quoi », constate souvent un reporter de Haiti Press Network.

Il faut d’emblée signaler que ce ne sont pas des fous. Mal vêtus. Torse négligé. Parfois pieds nus. Sac crasseux en main ou au dos, ils se donnent, comme des porcs grouillant dans la boue, une occupation quotidienne. Les hommes sont les plus remarqués dans cette triste situation où ils se barbouillent dans la crasse et la malpropreté au cœur des tonnes de fatras à la recherche de n’importe quoi.

N’ayant peut-être pas d’autres alternatives pour survivre, ce qu’ils y cherchent, souvent avec attention soutenue, restent obscur pour pas mal de personnes. Même, ces chercheurs n’en savent pas toujours. Ils donnent de l’urticaire à certaines gens qui les observent. Mais ils en font fi.

Bousculés par la misère la plus abjecte. Privés de tout dans une société anxieusement déséquilibrée où la richesse est très mal repartie. Désespérés, ces gens issus de la classe la plus pauvre, sont cependant certains que quelques objets jugés inutiles par d’autres, peuvent-être récupérés en ces lieux afin de s’assurer au moins un quelconque gagne-pain.

« Je cherche quelque chose. Je ne sais pas exactement de quoi il s’agit. Mais au milieu de ces immondices je pense en trouver quelque chose », avoue Alfred, l’un de ces chercheurs particuliers qui acceptait de répondre à nos questions en plein exercice dans des tas d’ordures.

Pour Alfred qui nous fait part de son sentiment honteux de quémander, c’est un moyen de se défendre pour survivre. Il est, nous dit-il, sans secours et ne sait à qui s’adresser. Les ravines et les piles de fatras de Port-au-Prince, constituent ses lieux de travail.

« Je ne trouve pas toujours de trucs intéressants. Parfois on tombe sur des choses. Par exemple, un quelconque morceau de métal usé ou n’importe quel autre machin utile que je vends pour me procurer quelques sous », explique notre interlocuteur, furieux de savoir à la fin à qui il parlait.

Selon Alfred, d’autres personnes qui se livrent comme lui dans cette galère, n’ont pas forcément le même objectif. Certains, apprend-il, ne recherchent que des bouteilles et d’autres objets en plastique. Des compagnies sur place en achètent, avance-t-il, l’air désabusé.

La situation socio-économique critique et les conditions d’existence des moins nantis de ce pays, contraignent de nombreuses personnes à des activités pour le moins angoissantes qui donnent parfois du chagrin aux âmes sensibles. Quand ce ne sont pas des gens qui se convertissent en débrouillards dans les rues, ce sont ceux qui, sans souci de la santé de leur corps, se jettent dans les fatras et les saletés pour survivre.

Texte et photo : Alix Laroche

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