Haïti-adoption : Le groupe de Montréal fait le point

Lundi, 27 Juin 2011 12:24 LJO/HPN Societe & Culture - Societe
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Le groupe de Montréal a mis fin vendredi à une conférence sur l’adoption internationale en Haïti tenue à l’initiative de la France et du Québec. Les participants ont salué la volonté des autorités haïtiennes en faveur de la protection des enfants haïtiens.

 


Pendant deux jours, les représentants de neuf pays et d’organismes internationaux ont réfléchi sur la manière de mettre à jour la législation haïtienne en vigueur sur l’adoption.

Les participants ont renouvelé leur attachement aux prescrits de la convention de la Haye en matière d’adoption internationale. Adoptée en 1993, cette convention a été signée par l’Etat haïtien le 2 mars 2011.

Le président de la république, Michel Martelly, qui a rendu visite à la conférence a pris l’engagement d’achever le processus de ratification de la convention de la Haye et inscrire la loi sur l’adoption dans l’agenda parlementaire.

Dans l’attente de l’adoption de la loi, le chef de l’Etat a promis de prendre un arrêté présidentiel rendant obligatoire le passage des adoptions  par les organismes agréés.  Des mesures qui visent à combattre le trafic des petits haïtiens.

Fondé à Montréal en décembre 2010, le groupe de Montréal regroupe des pays européens et du continent américain qui se donnent pour mission de travailler sur la protection de l’enfance et l’adoption internationale en Haïti.

L’ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret, dit croire qu’il était temps de faire le point sur la situation après plus d’un an d’arrêt de l’adoption internationale.

“Il s’agissait pour les partenaires internationaux, le parlement haïtien et l’exécutif de se mettre d’accord sur les meilleures façons d’accompagner le processus dans l’éventualité d’une reprise des adoptions”, a indiqué M. Le Bret.

Plusieurs centaines d’enfants laissent chaque année leur pays. Les adoptions internationales ont été suspendues après la catastrophe de janvier 2010 afin d’éviter le trafic illégal des enfants haïtiens.


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