A l'occasion du 63ème anniversaire de l’adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, une organisation de défense des droits humains demande la fin du programme présenté par la PNH qui diffuse des images de personnes arrêtées sans qu'elles soient reconnues coupables par la justice, POHDH estime aussi que la situation est inquiétante en matière des droits humains en Haïti.
63 ans après l’adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme le responsable de la Plate forme des organisations de défense des droits humains (POHDH), Rena Hédouville, voit "un tableau inquiétant en matière des Droits de l’Homme en Haïti".
Dans un document publié à l'occasion du 10 décembre, M. Hédouville relève que des citoyens sont tués, au quotidien, en violation du droit à la vie parfois au vu et au su de plus d’un.
Il cite le cas "révoltant" du jeune avocat Briel Lagrandeur assassiné en pleine rue en novembre dernier.
Dans le domaine des droits civils et politiques, l'organisation mentionne des arrestations arbitraires et illégales enregistrées dans beaucoup d’endroits du pays.
"Le cas le plus spectaculaire et le plus emblématique qui a suscité et qui continue de susciter des remous a été celui du député, Arnel Bélizaire opéré sur la piste de l’aéroport en octobre en dehors des normes constitutionnelles".
De plus, dans le chapitre des droits civils et politiques, selon POHDH, les atteintes à l’intégrité physique et morale deviennent monnaie courante. Les individus arrêtés par la police sont sévèrement maltraités, torturés, au moment de leur arrestation.
Qui plus est, ils sont parfois présentés par-devant les caméras des journalistes en violation du principe de la présomption d’innocence.
A quand, donc la cessation de cette émission ‘’allo la Police’’ qui porte atteinte à la dignité humaine et aux droits fondamentaux de la personne humaine et dont l’effet n’est pas du tout déterminant dans le cadre de la lutte contre l’insécurité contrairement à ce que des autorités policières veulent faire croire, croit le secrétaire général de POHDH.
Il estime que ce programme est une "pure démagogie" pour cacher l’incapacité réelle de la police de combattre l’insécurité qui ne cesse de prendre des proportions très alarmantes à la veille des fêtes de fin d’année.
Entre temps, poursuit-il "des anciens chefs d’État impliqués dans de massives violations de droits humains durant leur période de gouvernement sont réhabilités sous ²le label de la réconciliation² au mépris des droits milliers de victimes (directes et indirectes) portant encore les séquelles des atrocités subies sous le régime de ces dirigeants fonctionnant aujourd’hui en toute impunité".
A côté des violations répétées des droits civils et politiques, il y a lieu de souligner que la situation en matière des droits économiques, sociaux et culturels est catastrophique.
Par exemple, à moins d’un mois de la commémoration de l’anniversaire du séisme du 12 janvier 2010, les rescapés se retrouvent encore sous les tentes dans beaucoup d’endroits de la capitale dépourvus de besoins de base, indispensables à leur survie.
Le droit à l’alimentation, à la santé, au travail, au logement décent et convenable constitue pour cette catégorie sociale une utopie dans une société où les autorités parlent de reconstruction, de développement économique, de progrès social, de démocratie etc.
Enfin, la POHDH mentionne l’épidémie du choléra qui frappe le pays depuis plus d’un an et dont les conséquences sont lourdes pour les familles haïtiennes particulièrement les couches les plus défavorisées.
Pourquoi, les Nations-Unies, organisation prônant le respect des Droits de l’Homme restent indifférentes face aux conséquences néfastes de l’épidémie du choléra en Haïti ?
| < Précédent | Suivant > |
|---|







