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Haïti-Société : Les "Restavèk", victimes des abus physiques et psychiques fréquents

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Des milliers d’enfants en Haïti travaillent comme domestiques, ces derniers sont toujours victimes de mauvais traitements physiques ou psychologiques ainsi que d’exploitation sexuelle.

 



Jeunes et souvent illettrés, les enfants en domesticité n'ont pas souvent la capacité et la possibilité de quitter les lieux de travail où ils sont maltraités. La plupart de ses « restavèk » sont incapables de faire valoir leurs droits ou d’exprimer leurs besoins même les plus élémentaires.

Les enfants qui sont en domesticité décrivent des abus physiques et psychiques auxquels ils sont soumis alors qu'il n'ont pas accès à l’éducation et aux soins de santé. Outre des violences corporelles exercées  souvent à leur encontre, ils subissent des fois du harcèlement sexuel de la part du patron ou d’autres membres de la famille.

Marie-Anne Dieuseul, âgée de 15 ans, a été élevée par une famille de la classe moyenne depuis son enfance. Soumise à des travaux forcés tous les jours, elle n’a jamais allé à l’école de sa vie.

Elle se retrouve enceinte de son patron qui l’a tout de suite mise à la porte.

« Il a menacé de me tuer si j’explique à un de ses proches ce tragique drame et aujourd’hui je peux plus supporter », a-t-elle déclaré.

Orpheline, cette adolescente qui dort dans un entrepot de charbon, ne sait à quel saint se vouer pour sauver sa vie et celle de son enfant.

« Je n’ai jamais consulté un médecin et à mon âge », avoue Marie-Anne tout en expliquant que sa vie est plus compliquée car elle doit aujourd’hui quémander pour survivre.

Malgré les travaux forcés et difficiles, « je préfère vivre comme domestique que de vivre dans la rue », dit-elle.

La domesticité des enfants, appelés « restavèk », est une pratique courante en Haïti. Selon un communiqué du foyer Maurice Sixto, en août 2010, on estime que le nombre de « restavek » est de 300.000, soit plus de 8% (5-17ans), 80% d’entre eux sont des filles.

Environ 70% de ces enfants issus des zones rurales, placés dans des familles dans l’espoir qu’ils auront un toit, des repas réguliers, de l’éducation et bénéficiront d’une meilleure vie.

L’exploitation des domestiques est liée aux difficultés économiques du pays, alors que beaucoup de familles d’accueil vivent elles-mêmes dans la pauvreté.

Selon les derniers chiffres disponibles de l’Unicef, plus de 50% de la population vit en dessous du seuil de la pauvreté avec moins d’un dollar par jour et 76% deux dollars par jour.




Esther Versière
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