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Haïti-Transport : Le grave problème du transport en commun à Port-au-Prince

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Le transport en commun dans le pays représente un vrai problème sur lequel les autorités concernées doivent se pencher sérieusement. En plus de l’inapplication des principes préétablis par la loi pour circuler en véhicule sur la voie publique, les chauffeurs assurant le transport public, ne respectent pas fidèlement les circuits. Et ce, sous les yeux complices des autorités constituées, a constaté Haiti Press Network.

La législation haïtienne traitant la question de la circulation automobile dans le pays comporte un ensemble de procédés et de méthodes que les chauffeurs sont obligés de respecter. La loi fixe clairement les modalités à observer par tout conducteur assurant le transport collectif, notamment le respect des circuits d’un point A à un point B.

Néanmoins, constate-t-on, tout se fait en dehors des normes et principes en vigueur. Même des véhicules privés tels que : des pick-up assurent le transport de passagers en violation flagrante de la loi.

En effet, depuis quelque temps, les citoyens en provenance du Centre-ville à destination de Pétion-Ville en passant par Delmas et vice-versa, se plaignent d’une situation irrégulière innovée par les chauffeurs de tap-tap de fortune assurant ce trajet qui, de façon illégale et arbitraire, scindent les circuits en trois ou quatre courses afin d’embellir leurs poches.

Les chauffeurs ne respectent pas les circuits indiqués généralement sur la porte de leur véhicule, et réclament au départ aux passagers avant de démarrer, de payer le même tarif de la course normale pour seulement un quart du trajet, a constaté un reporter de HPN.

Normalement, la course régulière pour laquelle l’État fixe un tarif de 10 gourdes, part de Carrefour Aviation pour terminer à Pétion-Ville. Mais les chauffeurs ont choisi de diviser ce circuit en quatre portions distinctes dans le but de gagner plus d’argent.

En voici leurs circuits à eux : Carrefour Aviation/Carrefour Aéroport (1); Carrefour Aéroport/Delmas 32 (2) ; Delmas 32/Delmas 48 (3) ; Delmas 48/Pétion-Ville (4). La même situation se produit également au retour. Ce qui fait que la course de 10 gourdes coûte désormais 40 gourdes à un passager qui, très souvent, ne dispose pas une telle somme.

Pressés d’arriver à l’endroit de leurs occupations et/ou de rentrer chez eux, les passagers sont obligés contre leur volonté, de s’embarquer dans cette logique corrompue engendrée par des chauffeurs canailles.

Nombreux critiquent l’absence des autorités face à cette dérive.

« Les chauffeurs font ce qu’ils veulent avec les passagers prétextant qu’ils sont propriétaires incontestés et incontestables de leur véhicule. Personne ne dit rien en vue de régulariser les choses. Nous tentons en vain de contester les manœuvres injustes des chauffeurs. À mon avis, l’État est le premier responsable de cette situation », s’indigne une dame qui se trouvait à bord d’une camionnette assurant le trajet Centre-ville/Pétion-Ville.

Cependant, cette victime n’est pas la seule à se plaindre d’un tel méfait. Les grognes occasionnées par cette situation sont enregistrées un peu partout sur les tronçons de la région métropolitaine de Port-au-Prince où se concentre la plus forte partie de la population.

« Les conducteurs nous pénalisent et nous exposent quotidiennement à des dangers de la route par rapport à la façon dont ils tiennent toujours à surcharger leur véhicule », a fait remarquer une autre passagère.

Un autre citoyen apparemment avisé, a affirmé qu’il existe des signes indéniables laissant croire que la capitale haïtienne est en train de suffoquer dans le domaine du transport public.

« Quel Haïtien n’a pas assisté au spectacle quotidien affligeant de la cohorte de gens entassés comme des harengs, en transport collectif, notamment au cours des heures de pointe à l’intérieur de véhicules de fortune. Ce n’est pas du tout beau à voir », rouspète-t-il, indiquant par ailleurs que la stratégie de friponnerie des chauffeurs est aussi liée à la problématique de carence d’infrastructures routières au Centre-ville.

Tout en faisant ressortir la nécessité de repenser le transport en commun en Haïti, il croit que toute politique de transport doit prendre en compte les besoins de déplacement liés aux normes d’occupation de l’espace et à la politique d’aménagement de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

D’aucuns pensent en outre qu’une action directe sur les infrastructures routières au niveau de la capitale permettra d’influencer les activités de transport. Des citoyens ont même proposé à l’État de se charger définitivement de la question de transport collectif, en remplaçant les camionnettes qui transportent très peu de passagers et engendrent beaucoup d’embouteillages, par des autobus de transport.



Alix Laroche
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