En Haïti, beaucoup de chaines télévisions diffusent des feuilletons quotidiennement, ce qui pousse les adolescents à abandonner leurs études en s’accrochant éperdument aux histoires que racontent ces séries télévisées.
Ces séries étrangères sont regardées par la plupart des jeunes haïtiens passionnés des histoires d’amour, de mélancolie, d’amertumes racontées à travers les feuilletons.
Des adolescents curieux en entendant parler de ces histoires intéressantes expliquées par les adultes décident le plus souvent de jeter un œil chaque après-midi allant parfois à abandonner leurs études, oubliant aussi de faire les devoirs de maison. Les feuilletons prennent le dessus.
Certains parents, également fans incontestés des feuilletons sont très comblés d’avoir ces séries pour leur distraire après une dure journée de travail.
« Je ne savais pas que les feuilletons pouvaient nuire à l’éducation des enfants et pourtant ca me détend un peu après mon travail. Ce sont que des séries étrangères mais je pense que les histoires transmises sont essentielles pour l’avenir des adolescents », a expliqué Anne Martine Toussaint mère de deux enfants.
« Si les enfants regardent des films n'importe quel film à la télévision, je ne crois pas que les feuilletons, des histoires à l'eau de rose peuvent causer beaucoup de mal, au contraire cela peut servir à leur éducation », a fait savoir Rodalin Clergé.
Autrefois les parents étaient mécontents et furieux de la diffusion quotidienne des feuilletons mais, aujourd’hui ils pensent qu’ils aident les jeunes à développer rapidement leur pensée.
« Auparavant nous pensions que les histoires des séries télévisées pouvaient nuire à l’éducation des enfants mais nous sommes convaincues que les leçons divulguées dans ces feuilletons développent leur intelligence», ont soutenu deux mères regardant attentivement le feuilleton « Teresa ».
Mais, le directeur d’une école de Delmas a recommandé de « réprimander les écoliers et de les encourager aux études au lieu de les encourager à regarder des gestes infâmes à la télé ».
« Quand ils viennent à l’école le lendemain avec les leçons non sues et les devoirs non rédigés, ca nous dérange, mais ils se regroupent pour raconter les séries », a indiqué un directeur d'établissement scolaire.
Esther Versière
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