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Port-au-Prince: des trottoirs et des rues de plus en plus engorgés

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Dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, les marchés de rue ne cessent de proliférer en dépit des efforts de certaines municipalités, comme celles de Delmas et de Pétion-Ville, pour libérer ces espaces de leurs occupants illégaux. Aucun quartier, aucune artère, aucune rue, aucun coin n’est épargné par les étalages de marchandes et marchands, générateurs également d’immondices et de détritus de toutes sortes, a constaté Haïti Press Network.

 



« C’est ma place ici et non là-bas. Depuis longtemps c’est là que je me suis installée. Aujourd’hui vous voulez me la voler. Foutez-moi le camp grapyay (vaurien) ! ». Antoinette, 32 ans, trompeuse de chômage de son état, vient d’apostropher en ces termes une autre marchande qui s’est aventurée par mégarde sur son territoire (un minuscule espace d’un trottoir de Delmas 60) qu’occupe depuis tantôt 4 ans, la vendeuse de quelques ridicules figues bananes et une poignée d’œufs bouillis en provenance de Saint-Domingue.

L’autre occupante illégale du trottoir, un peu jeune et gentille, fait d’un pas, un saut parallèle afin d’esquiver les insultes qu’Antoinette lui administre méchamment pour un espace qui reste et demeure la propriété de l’État.

La petite débrouillarde n’a pu toutefois éviter la sévère gifle (grapyay) que lui a violemment conférée son bourreau. Nous sommes le mardi 20 mars 2012. Il est 7 heures 31 du matin. La scène se déroule sur un trottoir à l’entrée de Delmas 60 (Bas-Pétion-Ville).


En effet, le constat est évident. L’article 217 du Code de la route haïtien, stipulant que le trottoir et le caniveau ce sont deux des trois parties de la voie publique réservées respectivement à la circulation des piétons et à l’écoulement de l’eau, n’existe que sur du papier.

Le triste constat nous laisse plutôt voir des trottoirs engorgés de débrouillards et des caniveaux remplis de fatras, souvent produits par ces mêmes marchandes et marchands. Bref, aucun respect des normes et principes à tous les niveaux en Haïti.

Les rues des communes de Delmas et de Pétion-Ville redeviennent une fois de plus un insalubre marché public après les vaines tentatives des maires de Port-au-Prince, de Delmas et de Pétion-Ville pour débarrasser les trottoirs et les chaussées de leurs occupants anarchiques.

Le mot d’ordre de la mairesse de Pétion-Ville, rappelons-le, Claire Lydie Parent, savoir : « La chaussée aux véhicules, les trottoirs aux piétons et les marchés aux marchandes et marchands », n’a pas fait long feu.

Haïti Press Network a constaté depuis quelque temps, une occupation systématique des rues et trottoirs de la capitale par des marchands et marchandes, pour la plupart des camelots au péril de leur vie. Ce qui constitue une véritable entrave à la circulation, causant de fait, des embouteillages monstres.

Que ce soit dans les communes de Pétion-Ville, de Delmas, de Carrefour, de Tabarre, au boulevard Jean-Jacques Dessalines, aux abords des bâtiments publics et privés, dans les parages de l’unique stade Sylvio Cator, au centre-ville, à proximité de l’aéroport, non loin du Palais présidentiel, aux abords des stations d’essence, devant les établissements scolaires et universitaires, sur la route de Frères, au Champ de Mars, devenu patrimoine profané…, la constatation est pratiquement la même.

Pourtant les agents des différentes administrations communales, notamment ceux de Pétion-Ville, qui assurent la maintenance des décisions adoptées par les édiles, continuent de temps en temps à jouer au chat et à la souris avec les petites marchandes à longueur de journée.

Opinant sur la question, le maire de Carrefour, Yvon Jérôme avait tenté d’expliquer dans un entretien exclusif accordé jadis à HPN le phénomène qui, quoique les efforts des responsables communaux persiste. Il avait avancé deux causes principales : les moyens financiers limités des mairies, incapables conséquemment de déployer plus d’agents à travers les rues ; la situation économique précaire des gens, le chômage, entre autres. « Ce qui met complètement les premiers citoyens des communes dans l’embarras d’agir définitivement », avait déploré l’ancien batteur du groupe Mizik Mizik.


Texte et photo : Alix Laroche
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