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Haïti-Environnement: Le plaisir de déféquer en plein air à Port-au-Prince !

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Satisfaire ses pressants besoins physiologiques à Port-au-Prince, capitale haïtienne, n’a presque pas de limite. Nombreux sont ceux qui défèquent dans des coins isolés, sur des domaines vides et abandonnés et/ou dans des sachets noirs en plastique qu’ils jettent n’importe où dans la nature, a constaté Haïti Press Network.

Même se soulager en Haïti constitue un véritable problème en raison de la situation socio-économique difficile qui ne permet pas aux familles pauvres de construire facilement des latrines. Par ailleurs, faire pipi dans les rues et/ou déféquer n’importe où à ciel ouvert est monnaie courante à Port-au-Prince où la situation environnementale déjà très fragile s’aggrave malheureusement avec les risques évidents de danger pour la santé.

Ils sont en effet légions les citoyens qui se plaignent d’être l’objet d’agression par des odeurs pestilentielles auxquelles ils se trouvent confrontés quotidiennement un peu partout à la capitale haïtienne. Mêmes les communes autrefois réputées huppées comme Pétion-Ville et Delmas ne sont pas épargnées. Les toilettes publiques payantes sont rares dans la ville.

« Qui déambule dans certains endroits à Port-au-Prince sans avoir porté les mains au nez et à la bouche pour éviter de respirer les odeurs fétides d’excréments humains ? », s’est interrogé un riverain qui circulait dans les parages du marché désaffecté de Pétion-Ville.

« C’est dommage dans ce pays! Nous avons déjà du mal à trouver de quoi manger et faisons face en plus à un dilemme d’accès à des espaces de défécation mis en place par l’État », se lamente Ginette, mère de cinq enfants.

Dans son espace à la rue Emeric (Delmas 60) dépourvu de latrine faute de moyens, Rodrigue dit n’avoir d’autres choix que d’utiliser le ravin le plus proche pour déverser les besoins physiologiques de sa famille faits dans des sachets en plastique.

En voulant éviter de salir davantage la capitale en y jetant par-ci par-là les matières fécales, des citoyens proposent à l’État de placer des toilettes mobiles publiques dans les zones où le besoin se fait sentir en attendant d’envisager un programme de construction de latrines au profit des familles désœuvrées et nécessiteuses.

« L’acte de jeter ses selles à n’importe quel endroit dans la nature peut avoir un impact désastreux sur l’environnement et la santé des humains. Donc, cette attitude est très néfaste », a fait remarquer Dr Fabienne Georges qui prône un changement d’attitude aux Haïtiens qui tardent à adopter un comportement responsable à leur environnement immédiat.


Alix Laroche
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