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Pétion-Ville : La rue Rigaud transformée en marché

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En dépit de toutes les mesures prises par les autorités concernées, les marchés de rue poussent comme des champignons dans divers endroits de la capitale. Pétion-Ville, quartier réputé autrefois huppé n’est pas épargné, a constaté un reporter de Haiti Press Network.



« Bwè lèt la 3 pou 50 goud ; men graj, men graj ; medam men spaghetti 2 pou 25 goud ; bèl karot ; kotew fwenk kanpe la a ; debare m mesye ; pipip ; rale ko’n nan lari a non ; woy, men ajan meri yo ; kouri ». Telle, est l’ambiance observée ce jeudi à la rue Rigaud, transformée depuis quelque temps en marché public.

Chose certaine, c’est que tout cela, se fait dans une atmosphère de tohu-bohu, de propos mal sonnants et insultants entre marchandes et marchandes, entre marchandes et acheteurs, entre marchandes et passants. Bref : un véritable désordre sans issue dans la splendeur d’une misère noire.     

Pire, dans ce marché de rue, situé dans les parages de l’ancien marché désaffecté, appelé jadis « La Coupe » : humains, boue, véhicules frayant difficilement un passage, produits alimentaires, viandes, légumes, riz, maïs, pois, huile, farine, sucre, charbon de bois, pain, cafards, vers de terre, ordures et toutes sortes de microbes imaginables se confondent dans une laideur sans pareille.

Tandis que, les produits cosmétiques, observe-t-on, sont plus ou moins protégés sur des étagères et/ou dans des brouettes.

Exposés au soleil, les produits de première nécessité, constate-t-on, sont installés à même le sol, au milieu des tonnes de détritus, produits par les marchandes elles-mêmes. Pas du tout facile pour les chauffeurs de circuler librement. Car, la rue est complètement obstruée par marchandes et acheteurs. Ce, au péril de leur vie.

On a l’impression que marchandes et acheteurs ne sont pas conscients de l’état lamentable de l’environnement et la mauvaise condition dans laquelle sont exposés les produits. Dans ces conditions, les risques de maladie, particulièrement le choléra sont très évidents.

Malgré plusieurs tentatives de déguerpissement faites par les autorités municipales, notamment la mairesse Claire Lydie Parent, les débrouillards persistent à occuper la rue Rigaud comme marché. Entre-temps, le jeu du chat et à la souris entre agents municipaux et marchandes se poursuit quotidiennement et représente un vrai défi aux autorités constituées.

Texte : Mackendy Emmanuel Alexis
Photo : Alix Laroche

 

 

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