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Haïti-USA-Canada: Les déportés sous les projecteurs de Rachèle Magloire et Chantal Regnault (+VIDEO)

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« Déportés ». Tel est le titre du film documentaire magistralement co-réalisé par les cinéastes Rachèle Magloire et Chantal Regnault. Ce film projeté ce mardi 4 décembre pour la première fois à la salle polyvalente de la Fondation connaissance et liberté (Fokal), vise à sensibiliser les autorités concernées sur la situation des déportés en Haïti arrivés particulièrement de l’Amérique du Nord.

 

Plusieurs personnalités de renom, notamment les journalistes Liliane Pierre-Paul et Marvel Dandin, le porte-parole de la Police nationale d’Haïti, le commissaire Frantz Lerebours, le professeur à l’université, Ary Régis, l’ancienne Première ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis et l’ex-secrétaire d’État à la Sécurité publique, Luc Eucher Joseph ont fait le déplacement pour assister à la projection.

Notons également la présence des déportés ayant participé activement au documentaire qui, sans doute, doit porter plus d’un à avoir un autre regard et une autre attitude envers ces gens qui ne sont que des humains comme tous les autres.

Monté sur une durée d’environ une heure d’horloge, il fallait à tout prix voir ce film très touchant pour comprendre, que derrière l’étiquette de déporté attachée à ces Haïtiens et/ou ces Haïtiens d’origine expulsés des États-Unis et du Canada pour mauvais comportement, il y a bel et bien le côté humain qui frappe.

Vus généralement en Haïti comme des oies sauvages, des criminels, des dealers de drogue et des voleurs, bref, des gens à garder en dehors de la société, ce film qui entre profondément dans l’intimité des déportés, a permis de comprendre que ceux-ci ne se retrouvent pas tous dans le même panier.

Déportés après 3 à 4 ans en taule pour des motifs divers : vol à mains armées, viol, crime, drogue, associations de malfaiteurs, mais parfois aussi pour ne rien faire de mal ou de grave, il y en a pas mal de ces Haïtiens et/ou Haïtiano-américains qui ont fini par changer de comportement et s’embarquer dans des choses positives au sein de la société.

Néanmoins, leur situation douloureuse d’exilés, mais tout aussi bien, celle de leurs parents vivant loin d’eux est très touchante. Des scènes de témoignages de déportés et parents de déportés exprimant leur regret de vivre de façon forcée dans l’éloignement, sont des plus émouvantes. Certaines personnes de l’assistance ont même failli pleurer, constate un reporter de Haiti Press Network.

Par ailleurs, dans le documentaire comme face à face avec le public, si certains déportés se montrent nostalgiques et très remontés contre les États-Unis, d’autres expriment par contre leur sentiment de citoyens haïtiens après plus d’une vingtaine d’années de déportation au pays.

Selon Rachèle Magloire, l’une des deux réalisatrices du film, les recherches permettant d’aboutir à l’accouchement de ce travail félicité d’ailleurs par plus d’un, ont commencé en mai 2006. On a commencé à filmer de 2007 à 2009. Le tournage qui a eu lieu en Haïti, à Boston, à New-York (USA) et à Montréal (Canada), a pris fin en 2009.

À la question de savoir les mobiles l’ayant poussé à réaliser ce travail sublime en complicité avec Chantal Regnault, Mme Magloire a répondu à Haiti Press Network qu’elle a simplement voulu faire un film qui touche les gens. Pour elle, ce n’est que tout simplement qu’un outil de sensibilisation.

Réagissant sur le documentaire, le journaliste senior Marvel Dandin qui reconnaît la portée et la magnanimité du travail de Rachèle et de Chantal, dit avoir cru qu’il faut aller plus loin. Car, propose-t-il, il faut un travail plus intense sur l’ampleur de ce problème qui est très sérieux dans la société.

D’après lui, il n’y a pas que les déportés des États-Unis et du Canada à prendre en compte, mais également ceux qui arrivent de la République Dominicaine et de la France.

Ils sont environ 40 à 50 déportés de l’Amérique du Nord particulièrement des États-Unis et du Canada qui arrivent tous les mois en Haïti, selon un représentant d’une organisation qui travaille dans ce domaine qui était présent à la Fokal. Les filles déportées sont très minoritaires. Elles sont entre 15 et 20 femmes qui arrivent chaque année comme déportées en Haïti. Elles s’adaptent plus rapide et mieux que les hommes, a-t-on indiqué.

Pour ce qui concerne le film documentaire de Rachèle Magloire et de Chantal Regnault, une projection est annoncée bientôt à Jacmel avec un plus large public.

Texte et photo : Alix Laroche

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