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Port-au-Prince: Bel Air, les armes se sont tues mais la faim persiste…

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À Bel Air où l’insécurité battait son plein récemment, une période de répit est observée ces derniers jours. Cette accalmie est survenue, d’après quelques riverains, peu après les interventions musclées des forces de l’ordre ayant conduit au démantèlement du groupe de gangs dénommé : « Base 117 ».

 

 

 

Les habitants de Bel Air se réjouissent de l’accalmie constatée ces derniers temps dans ce quartier populeux de la capitale, en ce qui a trait aux actes de violence et de banditisme. La situation sécuritaire s’est nettement améliorée. Les armes cessent de résonner. Pas de tirs nourris ni sporadiques. Pas d’affrontements entre groupes armés. Pas d’actes de représailles sur la population.

Il faut souligner en passant que les patrouilles mobiles et des postes fixes des soldats de la Minustah, renforcées par des patrouilles de la Police nationale depuis quelques jours, apportent jusqu’à date de bons résultats.

Quant à Delmas 2, hier encore zone par excellence de non-droit, la vie y a repris ses droits, constate un reporter de Haiti Press Network. Aujourd’hui, toutes les activités commerciales formelles et informelles y fonctionnent pratiquement. Les commerçants ne sont plus rançonnés à tout bout champ. Vient y implanter en outre, le bâtiment logeant le quartier général de l’Inspection générale de la Police nationale d’Haïti (IGPNH).

« C’est ma plus grande satisfaction. La question du rançonnement me posait vraiment de grands ennuis », déclare Marie-Marthe, propriétaire d’une boutique de provisions alimentaires.

Certaines familles qui avaient fui leurs résidences et qui s’étaient réfugiées, par crainte de violence, dans des zones avoisinantes plus clémentes, y reviennent.

« Les gens vaquent avec beaucoup plus de quiétude à leurs activités. On vit avec moins de stress et de peur de se faire transpercer par un projectile de malfrats », soupire Étienne, fan inconditionnel du club de football mythique du quartier : Aigle noir.

Même si le quartier est encore loin de se débarrasser de ses mauvaises herbes, il faut avouer que la présence des forces de l’ordre gêne quelque part les malfaiteurs qui agissaient jadis en toute impunité dans la communauté. Toutefois, a averti un riverain, les actes isolés sont à surveiller en faisant preuve de prudence.

Le problème socio-économique

À côté de cette période d’accalmie, applaudie d’ailleurs par de nombreuses personnes, persiste le problème de la faim, dû à un marasme économique des plus précaires. Ils sont nombreux à reconnaître que Bel Air, à l’instar d’autres quartiers vulnérables de Port-au-Prince, est traité en parent pauvre par l’État haïtien. La population de cette zone est non seulement confrontée à un problème de chômage accéléré et de l’insalubrité, mais encore à une absence quasi-totale des services de base.

 

Alix Laroche

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