Roche-à-Bateau, commune de l’arrondissement des Côteaux se situe à 24 km à l’ouest des Cayes. Cette ville aux délices et à l’hospitalité légendaires a été fondée en 1800 et a une superficie 65.11 km2 pour une population 19 085 habitants selon une estimation datée de 2002.
Nous sommes le jeudi 28 juillet 2011. En route pour la côte Sud. Finie la traversée de Port-au-Prince, ville agenouillée depuis le 12 janvier et accablée depuis par différents problèmes d’urbanisation. Nous voici en direction des Cayes, la métropole du Sud, méconnaissable dans ses montagnes d’ordures et son déluge de taxis-motos.
Vitesse et prudence dans les virages ! En traversant Saint-Louis du Sud jusqu'à Roche-à-Bateau, notre destination, nous léchons de nos yeux l’allée des palmistes et le déploiement des bananiers verts. Notre attention reste par moments suspendue à la beauté des vagues et à l’éblouissement permanent des rivages.
C’est déjà la fin d’après-midi, le soleil descend lentement à l’orient et nous sommes aux portes de Roche-à-Bateau. Stop. On rend une première visite de courtoisie à quelques Roche-à-Batelais.
On redémarre. Arrêt final : la résidence des Tessono, notre quartier général.
Roche-à-Bateau est en plein dans son 8e festival culturel, une initiative de Corabel (Coalition roche-à-batelaise pour l’expansion locale),organisation assez impliquée dans le développement de la ville.
Pendant la matinée du vendredi 30 juillet, nous avons décidé d’aller faire une escapade aux Anglais, ville connue pour ses temples vodou, ses bocors aussi puissants que les dieux de l’Afrique-Guinée. Ville admirée aussi pour ses rivières, ses sources et ses fontaines !
Tout au long de mon adolescence, des histoires les unes plus extraordinaires que d’autres ont ouvert mes yeux sur les mystères du pays en dehors.
Prise en sandwich entre Port-Salut et les Côteaux, Roche-à-Bateau s’est souvenue de sa mémoire polonaise et a entendu faire revivre pendant le festival les danses et musiques aux survivances encore polonaises.
Il existe un bonheur vivrier sur la terre roche-à-batelaise, chérie par ses natifs (ves) d’ici et de l’autre bord de l’océan, qui travaillent pour en faire bientôt un vrai joyau.
Les maisons en toits coniques plantées au bord du littoral ou construites dans des futaies verdoyantes captent immédiatement les regards.
Samedi 30 juillet.Les communautés roches-à-batelaises d’Amérique du Nord(Boston, Miami, Montréal) entre autres)présentes au festival ont évalué leur assistance à leur ville bien aimée.
Les festivaliers occupent le bord de mer. Musique. Danse. Et baignades. Fruits et produits artisanaux se négocient. Le temps d’un intermède, nous avons fait une virée à Port-Salut, une destination exemplaire.
Roche- à-Bateau, elle, dispose de sa plage publique faite de quelques installations touristiques style « paradis terrestre taïno ». Un merveilleux village de pêcheurs côtoie cette jolie plage bombardée de coquillages et de sables ultramarins.
Cette ville aux rues propres jouit la nuit de la lumière électrique et s’anime en saison de vacances en des fêtes improvisées.
Chaque soir, on dormait dans l’ambiance musicale des vagues et des oiseaux !
Dimanche 31 juillet. Après un petit déjeuner copieux (Banane, igname aux morues, le tout accompagné de jus naturel),nous avons bouclé nos valises. Destination Port-au-Prince.
Nous aurons gardé en mémoire nos soirées de disco, nos baignades, nos promenades au sein de notre ville d’accueil.
Selon Antoine Delille, l’un des membres de Corabel, « un plan de reboisement des mornes roche-à-batelais et un programme de protection de ses sites naturels sont actuellement à l’étude afin de renforcer les potentialités de cette merveilleuse ville côtière. »
Dominique Batraville
| < Précédent | Suivant > |
|---|







