Haiti-Crise du carburant : Des policiers en uniforme accusés d’alimenter le marché noir

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La crise du carburant se poursuit. Dans les rares pompes à essence qui fonctionnent dans la zone métropolitaine, c’est la pagaille. Les automobilistes, les chauffeurs de taxi-motos et d’autres citoyens en quête de carburant se bousculent. Certains accusent des policiers en uniforme d’alimenter le marché noir.

Dans cette station-service au Carrefour Ti-Four, à l’Avenue Lamartinière, c’est le désordre le plus total. Des automobilistes, des chauffeurs de taxi-motos et d’autres citoyens en quête de carburant se bousculent.

Une vente qui se fait dans un dangereux chaos. Gallon Jaune en main, ils essayent d’attendre le point de vente par tous les moyens, quitte à s’exposer au risque de contacter le nouveau Coronavirus ou de provoquer des incidents, voire des incendies.

À cela s’ajoute l’attitude de certains policiers en uniforme dénoncée par certains automobilistes. Ils accusent ces agents, de plusieurs unités, de les brutaliser pour faciliter leurs proches ou pour acheter eux-mêmes le carburant.

Mais c’est surtout le fait par ces mêmes policiers de les revendre à prix d’or qui nous dérange, affirment plusieurs chauffeurs dont certains ont accepté de témoigner en présence des policiers.

Ces derniers n’avaient pas souhaité répondre à nos questions.

Il faut dire que des responsables de plusieurs unités dont l’équipe des SWAT et le Corps d’Intervention et de Maintien de l’Ordre (CIMO), ont publié des notes interdisant à leurs membres de faire la queue dans les pompes à essence quand ils portent l’uniforme de la police.

Une mise en garde, associée à des menaces de sanctions contre les contrevenants, mais qui n’a visiblement pas encore été entendue par les concernés.

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