L\\\'homme d\\\'affaire et ancien trafiquant de drogue promet toute sa collaboration avec la justice fédérale américaine. M. Jaar espère une réduction de sa peine dans le cadre de l\\\'assassinat de Jovenel Moïse le 7 Juillet dernier. Dans une interview accordée  au journal américain New York Times, Rodolph Jaar dit \\\"dodof\\\" a admis avoir financé l\\\'assassinat du Président estimant que ce dernier était devenu trop arrogant durant les derniers mois précédant son meurtre.

 

Rodolph Jaar arrêté en République dominicaine au début de l\\\'année 2022 est pour le moment en prison aux Etats Unis précisément en Floride où il devrait normalement paraitre devant un juge fédéral dans moins de 48 heures. L\\\'homme d\\\'affaires a déjà fait des révélations fracassantes sur les relations entretenues entre le Premier ministre actuel Ariel Henry et l\\\'un des suspects les plus recherchés dans l\\\'assassinat de Jovenel Moïse Joseph Felix Badio. 

 

M. Jaar avait aussi cité le nom du Directeur général a.i de la Police nationale d\\\'Haïti Frantz Elbé comme collaborateur passif à ce crime sachant que le coup était en cours et qu\\\'il n\\\'avait rien fait pour le déjouer alors qu\\\'il était conseiller de l\\\'ancien Directeur général de la PNH Léon Charles. D\\\'autres révélations sont attendues lors de sa présentation devant le juge américain et les citoyens attendent les noms par exemple des auteurs intellectuels et les explications  de M. Jaar sur les banques impliquées dans les transactions financières.

 

HPN

 

Un voilier de fortune qui a échoué sur les côtes Florida transportant au moins 63 migrants haïtiens est venu directement d\'Haïti, ont déclaré certains migrants aux autorités américaines de l\'immigration. Le chef de la division des douanes et de la protection des frontières des États-Unis, Adam Hoffner, a déclaré que les migrants avaient déclaré aux autorités qu\'ils avaient \"passé plus de trois semaines en mer\". Si tel est le cas, ce serait la première fois en plus de deux ans qu\'un groupe aussi important d\'Haïtiens réussissait à échapper aux garde-côtes américains, dont la patrouille du détroit de Floride a conduit à l\'interception de milliers de candidats à l\'immigration haïtienne tentant d\'entrer illégalement aux États-Unis, soit directement d\'Haïti, soit des Bahamas.

 

Jeudi, les migrants étaient toujours en cours de traitement plus de 24 heures après leur arrivée. Plutôt que de faire face à un renvoi accéléré dans le cadre d\'une loi controversée sur la santé publique liée à l\'ère Trump, connue sous le nom de Titre 42, qui a été appliquée à des milliers d\'autres arrivées récentes à la frontière terrestre sud-ouest des États-Unis et du Mexique, ils étaient placés dans des procédures normales de renvoi de l\'immigration où ils seraient donnés des entretiens « de la peur crédible ». Chaque détenu, a déclaré Hoffner, sera interrogé sur toute \"peur qu\'il pourrait avoir de retourner dans son pays d\'origine, afin de garantir que chaque détenu ait la possibilité d\'exprimer ses allégations de peur\". Ceux qui réussissent auront la possibilité de faire leur demande d\'asile pour rester aux États-Unis devant un juge de l\'immigration.

 

« C\'est un bon signe ; c\'est le processus de renvoi normal », a déclaré Randolph McGrorty, le chef des services juridiques catholiques à Miami, qui représente les Haïtiens sans papiers et d\'autres migrants cherchant refuge aux États-Unis. Les services juridiques catholiques, ainsi que d\'autres groupes de défense de l\'immigration et haïtiens, ont critiqué le Biden l\'utilisation par l\'administration du titre 42, qui a permis l\'expulsion de milliers de migrants à la frontière sud sans possibilité de faire une demande d\'asile pour rester aux États-Unis grâce à un entretien de peur crédible. Dans un procès, les avocats ont fait valoir que même en vertu du titre 42, les États-Unis devaient se conformer à leurs accords internationaux, qui consistaient à s\'assurer qu\'ils ne renvoyaient pas de réfugiés pour faire face à des poursuites.

 

« Ils n\'ont jamais interrogé personne sur les poursuites. Ils les ont juste mis dans l\'avion sous le titre 42 comme une extrême urgence », a déclaré McGrorty. \"Il n\'y a jamais eu aucune indication qu\'ils ont demandé à qui que ce soit pourquoi ils ont quitté leur pays d\'origine en vertu du titre 42. Je suis donc encouragé.\" McGorty a déclaré qu\'il n\'avait vu le titre 42 être utilisé qu\'à la frontière terrestre sud, tout en reconnaissant que «nous n\'avons pas vu d\'arrivées de bateaux en provenance d\'Haïti depuis longtemps. Cela fait plusieurs années. Habituellement, ils arrivent à Porto Rico, donc c\'est inhabituel. Hoffner a déclaré que le titre 42 ne s\'applique pas au sud de la Floride, juste à la frontière sud. Les migrants haïtiens sont arrivés à bord du voilier mercredi sur les rives d\'une étendue boisée, isolée au large de Card Sound Road, dans le nord de Key Largo. Les Upper Florida Keys étaient un lieu d\'atterrissage inhabituel.

 

Le comté de Monroe est une destination fréquente pour les migrants cubains, qui ont également fui leur patrie en nombre de plus en plus important. Cependant, les personnes migrant d\'Haïti débarquent généralement plus au nord ou sont arrêtées en mer quelque part avant d\'atteindre le continent américain.

 

Onze migrants ont été emmenés à l\'hôpital des Marines avec des problèmes mineurs, la plupart souffrant de déshydratation, a déclaré le capitaine David Garrido du service d\'incendie de Key Largo. Jeudi, les migrants sont restés sous la garde des douanes et de la protection des frontières, suscitant des inquiétudes quant à leur sort parmi les militants de l\'immigration et haïtiens. Les expulsions accélérées au cours des deux derniers mois ont conduit à l\'expulsion de plus de 8 700 migrants haïtiens à bord de 83 vols vers Haïti depuis le 19 septembre. L\'exécution est intervenue après que près de 15 000 migrants, pour la plupart des Haïtiens, se soient enfuis vers les États-Unis et le Mexique par la frontière et installés un camp sous le pont international à Del Rio, au Texas, dans l\'espoir d\'entrer aux États-Unis.

 

« C\'est criminel pour nous d\'expulser quelqu\'un vers Haïti en ce moment », a déclaré Marleine Bastien, une militante haïtienne et militante des droits de l\'immigration qui a passé jeudi à essayer d\'en savoir plus sur les migrants et sur ce que le Département de la sécurité intérieure prévoit de faire. \"Ils seront confrontés à un grave danger d\'enlèvement, de passage à tabac, de viol et d\'un éventuel meurtre, une situation à laquelle les États-Unis ont contribué en soutenant des fonctionnaires sélectionnés corrompus et incompétents tout en ignorant le sort du peuple haïtien.\" Bastien passait jeudi des appels concernant les migrants nouvellement arrivés tout en répondant à des appels concernant des Haïtiens vivant au Mexique et en République dominicaine se plaignant de l\'augmentation des répressions et des expulsions. Elle a déclaré que son organisation, le Family Action Network Movement, demandait à Mayorkas \"d\'ordonner immédiatement la libération de ces réfugiés et de leur donner la possibilité de faire valoir leur cas\".

 

HPN

Source : Miami Herald

 

La fameuse pièce “Our Town” (Notre petite ville), véritable classique du théâtre américain, de Thornton Wilder, a été adaptée en Créole et en Espagnol pour le public de Miami. La grande première floridienne de ce chef d’œuvre qui avait remporté le Prix Pulitzer (1938) a eu lieu le 2 novembre 2017 au Colony Theatre sis au 1040 Lincoln Rd., Miami Beach. La pièce sera à l’affiche jusqu’au 19 novembre.    

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Le Sénateur élu de la Grand'Anse, Guy Phillipe a écopé d’une peine de 9 ans de prison ferme après avoir plaidé coupable des accusations de blanchiment d’argent et de trafic illicite de stupéfiants porté contre lui. Appréhendé en Janvier dernier puis conduit aux Etats-Unis, l’ancien commissaire de police a dans un premier temps plaidé non coupable pour les faits qui lui étaient reprochés.

 

 

 

 

Cet ouvrage présenté au grand public  ce vendredi 6 décembre 2019, au Centre Culturel de Little Haïti,  retrace les grandes lignes de son parcours, de sa naissance à Charlotte, en Caroline du Nord.

 

Tout jeune, il raconte que  son rêve  le plus cher, était de devenir une pop star.  En 1993, Anthony Cornelius Hamilton, ce chanteur dans l’âme  quitte sa ville natale pour s’installer à New York. Il raconte que ses débuts  étaient difficiles : Son premier album publié en 1995 « XTC » de chez Uptown Records, n’a pas connu de succès faute de la compagnie qui était en faillite. Un an après, il a dû signer son label avec  RCA. Et c’est de là, qu’il a pris son essor pour être célèbre aux Etats Unis.

 

Né le 28 janvier 1971, Anthony Hamilton est un chanteur américain de soul, il  a chanté dans la chorale de son Église, dans différents clubs avant de voler à ses propres ailes. Dans son ouvrage de plus d’une centaine de pages, paru aux éditions de Synergy Communication en juillet 2019, Anthony Cornelius Hamilton cherche  à donner un goût inimitable à la vie et à la musique pour rattraper le temps.

 

« Mon histoire est celle d'un enfant réclamé et je me bats pour  être toujours au summum ». Très ovationné par le public haïtien, l’artiste révèle avoir des modèles comme : Stevie Wonder, Rachèle Ferrell, D’Angelo, Questlove , Shelby J, Jack  alias  « JK ».

 

 Ce chanteur noir américain proclamé «trésor national» par le Los Angeles Times est compositeur, producteur et acteur primé Grammy Awards. Anthony Hamilton a vendu plus de 50 millions d'albums. Musicien confirmé, il a  joué pour l’ancien président Barack Obama et l’ancienne première dame Michelle Obama, cimentant sa place dans les livres d'histoire en tant que chanteur sentimental.

 

Ses performances brutes et impressionnantes ont attiré l'attention de NPR où il a joué dans des documentaires séries. Il est apparu dans « American Gangster » et a prêté sa voix à "Freedom" de Django Unchained, nominé aux Academy Awards. Il est l’un des artistes  R&B  avoir vendu son album à Cracker Barrel. Haïti le passionne mais rien n’est défini encore.  

 

 

Yves Paul LEANDRE

Depuis Miami, Floride,Etats Unis

 

Soulignant le support continu du gouvernement des Etats-Unis au gouvernement haïtien et à la Police Nationale d’Haïti (PNH), la Chargée d'Affaires, Madame Robin Diallo, a participé à une cérémonie de remise de 20 motocyclettes et véhicules tout-terrain à l’unité de la Police Frontalière d’Haïti, a-t-on lu dans une note du Bureau de Communication de l’Ambassade des Etats-Unis en Haïti.  

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La mégastar Wyclef Jean sera à Little Haiti le vendredi 19 Mai à l’occasion de la Fête du bicolore haïtien et de la célébration du Mois de la Culture Haïtienne à Miami. La vedette a été aussi invitée pour célébrer le premier anniversaire de la série culturelle mensuelle "Sounds of Little Haiti (SOLH)". 

Le drapeau haïtien doit une fière chandelle à Wyclef Jean. Rappelez-vous, en 1997, à la cérémonie des Grammy Awards, lorsque le groupe Fugees au top de sa forme avait été sacré groupe rap de l’année pour l’album "The Score". Wyclef avait gravi le podium en se drapant du bicolore haïtien à la surprise générale. Ce geste noble avait envoyé une onde de choc positive dans toute la Diaspora haïtienne. Être haïtien était devenu cool et faire flotter le bicolore était devenu à la mode. Wyclef viendra performer ce week-end à Little Haiti, le quartier haïtien historique de Miami.  

"Ce sera la première fois que Wyclef viendra jouer à Little Haiti en tant qu’artiste solo",  a confié Sandy Dorsainvil, la coordonatrice de "Sounds of Little Haiti (SOLH)", une activité culturelle mensuelle qui se tient tous les 3e vendredi du mois au Complexe Culturel de Little Haiti. "Wyclef était venu à Little Haiti il y a 15 ans avec les Fugees lors d’un festival de musique racine. Cette fois-ci il vient pour célébrer le bicolore haïtien, le Mois de la Culture haïtienne et le premier anniversaire de SOLH", indique-t-elle.  En cette occasion, Wyclef sera accompagné d’autres groupes tels que Kreyòl La et Dat7. 

Mai, le Mois de la Culture Haïtienne

L’invitation de Wyclef Jean à Little Haiti tombe au beau milieu du Mois de la Culture Haïtienne.  A Miami, tout le mois de mai est consacré à la culture haïtienne et la contribution des Haïtiens de la Diaspora aux Etats-Unis. Dans les écoles de Miami, la culture haïtienne est à l’honneur. A cette occasion, les écoliers haïtiano-américains sont heureux de présenter des éléments de leur patrimoine culturel à leurs camarades non Haïtiens tout en arborant fièrement le bicolore national. Quand arrive cette période de l’année, le drapeau haïtien est omniprésent à Miami, tout le monde ou presque (des Haïtiens et des étrangers) s’affiche aux couleurs nationales. Ce qui est en soi une grande avancée pour la communauté haïtienne de la Diaspora compte tenu du fait qu’il y a quelques années, il était honteux de s’afficher comme haïtien aux Etats-Unis. Cependant, au terme de luttes acharnées, les Haïtiens de la Diaspora ont recouvré leur fierté. Wyclef Jean a aussi contribué à ce regain de fierté depuis qu’il s’était drapé du bicolore haïtien lors de la cérémonie des Grammys avec les Fugees en 1997.    

Le mois de la Culture haïtienne, c’est aussi l’occasion de présenter divers éléments du patrimoine haïtien tels que la peinture, la musique, la cuisine, la langue créole etc.  La culture haïtienne est également célébrée dans d’autres villes des Etats-Unis tels que New York et Boston où se déroulent des parades, mais c’est surtout à Miami que se déroulent de grandes activités tels que des festivals culinaires comme "Taste of Haiti" (le goût d’Haïti), des défilés patriotiques, des soirées culturelles et des festivals de musique comme le Haitian Compas Festival organisé chaque année à Miami depuis 19 ans.    

Entre célébration et protestation 

Cette célébration de la culture haïtienne tombe cette année dans un moment particulier où des milliers d’Haïtiens manifestent un peu partout en Floride pour réclamer le renouvellement du TPS (Temporaray Protected  Status). Près de 60 000 compatriotes jouissent de ce statut et le refus par la nouvelle administration de le renouveler pourrait mettre des milliers de compatriotes en danger. Le samedi 13 mai dernier, des centaines d’Haïtiens avaient protesté devant les locaux des services d’immigration à Miami. 

 

Jonel Juste 

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