Le premier Ministre Ariel Henry affirme sa volonté d’organiser des élections cette année. Lors d’une rencontre avec des patrons de média et des représentants d’association de journalistes, le mardi 11 janvier, le chef du Gouvernement a précisé qu’il comptait lancer le processus électoral en invitant les secteurs à se faire représenter au prochain conseil électoral.

 

Alors que les Etats-Unis invitent les acteurs politiques à trouver une solution haïtienne à la crise actuelle en organisant d’abord des élections libres et équitables, le premier ministre semble vouloir mettre le cap vers la réalisation des prochaines élections.

 

Mardi 11 janvier 2022, le Dr Ariel Henry a rencontré des patrons de médias, des responsables d’associations de médias et d’associations de journalistes afin de leur faire part de sa volonté  d’organiser les compétitions électorales cette année.

 

Pour le premier ministre, il est plus que nécessaire de renouveler le personnel politique en 2022 sachant que le parlement est dysfonctionnel, les mairies sont dirigées par des agents intérimaires et le pire, le pays est sans président depuis l’assassinat de Jovenel Moïse, le 7 juillet 2021. Ainsi, le chef de la primature sollicite l’appui des médias dans cette démarche.

 

Si les élections n’ont pas eu lieu à temps à cause du climat d’insécurité qui sévit dans le pays depuis de nombreuses années et qui s’est aggravé depuis environs 3 ans, le premier ministre Henry a confié à ses invités que la façon dont les fêtes de fin d’années se sont déroulées prouve que la situation va s’améliorant. Un plan spécial de sécurité a été élaboré et mis en application par la PNH, a-t-il poursuivi.

 

Alors que la situation sécuritaire délétère qui règne en Haïti inquiète les interlocuteurs, le premier ministre affirme ne pas vouloir faire appel à l’aide extérieure pour le rétablissement d’un climat serein dans le pays.

 

Formation d’un nouveau Conseil Electoral

L’aspect sécuritaire n’est pas le seul élément à prendre en compte si le gouvernement veut organiser les élections. Tandis que les membres du CEP ont été libérés CEP de leurs liens avec l’Administration publique par arrêté en date du 27 septembre 2021, Ariel Henry entend relancer le processus de mise en place d’un nouveau conseil électoral. Affirmant que des secteurs refusant de collaborer jadis sont plus enclins à s’impliquer dans la formation d’un nouveau CEP, le premier ministre précise que des correspondances seront bientôt envoyées aux responsables des secteurs concernés tout en implémentant le plan sécuritaire déjà en cours d’exécution afin de faciliter l’aboutissement du processus électoral.

 

Les haïtiens doivent s’organiser

Depuis quelque temps, des spécialistes des questions de sécurité mettent en doute la capacité des forces de police à mettre fin aux activités criminelles. Pourtant, le premier ministre Ariel Henry a mis l’accent au cours de cette rencontre que son gouvernement ne compte pas faire appel à des forces étrangères même pour sécuriser le jour du scrutin. « C’est aux haïtiens d’organiser ces élections avec leurs propres moyens », a déclaré Dr Ariel Henry. De plus, le chef de la primature a également exprimé sa volonté de ne pas solliciter des fonds de la communauté internationale pour réaliser les élections.

 

Si le 7 février 2022, aucun président élu n’aura la chance d’être investi au Palais National, Ariel Henry donne la garantie que si se réalise comme prévu, le pays aura un nouveau chef d’Etat le 7 février 2023.

Parallèlement, il en a profité pour lancer un appel à l’investissement. Selon lui, plus il y aura d\'investissements, moins il y aura de gangs armés. Néanmoins, il a reconnu qu’il s’agit d’un cercle vicieux. La sécurité est indispensable à l’investissement mais il faut investir pour réduire le phénomène du grand banditisme.

 

Marvens Pierre

 

 

 

Le Premier ministre, Ariel Henry, entame déjà les démarches devant aboutir à la formation du nouveau Conseil Electoral Provisoire (CEP) afin d’organiser les prochaines élections à la fin de l\\\'année 2022.

 

Dans une correspondance adressée à M. Gardy Maisoneuve du « Sant Karl Levêque», le chef du gouvernement invite les organismes de Droits humains à désigner, à travers la démarche la plus inclusive possible conduite par M. Maisoneuve et Mme Kettly Julien du Regroupement RONADH, trois personnes dont au moins une femme, parmi lesquelles un représentant du secteur sera nommé. Ces noms doivent être acheminés à M. Henry le mercredi 13 octobre 2021 au plus tard, selon la correspondance.

 

Les personnes proposées doivent, entre autres, être de nationalité haïtienne, résider dans le pays, avoir un niveau universitaire, avoir une formation juridique ou administrative, justifier d\\\'une dizaine d\\\'années d\\\'expérience.

 

« Il est essentiel que les prochains membres du Conseil Electoral Provisoire (CEP) inspirent une confiance certaine à la population », souligne le Premier ministre, qui croit qu\\\'il est indispensable d\\\'obtenir « une large participation des citoyennes et des citoyens aux prochaines consultations populaires, en vue de garantir une grande légitimité aux futurs élus ».

 

 

 

Le pouvoir exécutif haïtien a adopté en Conseil des Ministres puis publié au journal officiel de la République « Le Moniteur », le décret électoral en vue de la tenue des élections générales d’ici à la fin de cette année 2021, constate la rédaction de HPN, ce lundi 5 juillet 2021.

 

En réaction, l’opposition haïtienne plurielle reste toujours sur la corde raide.  Les leaders politiques opposants au pouvoir de Jovenel Moïse comme Paul Denis de la structure politique dénommée IniFos et Schiller Louidor de l’opération Tèt Ansanm également dans l’opposition ont affirmé, ce lundi 5 juillet 2021, qu’il était impossible que les élections se tiennent cette année.

 

Paul Denis et Schiller Louidor, réagissant sur les ondes d’une station de la capitale, croient que la publication du décret électoral ainsi que le calendrier des joutes ont pour conséquence d’empirer la crise politique. « Pas d’élections avec Jovenel Moïse dont le mandat a expiré au pouvoir le 7 février 2021 », rétorquent-t-ils.

« Tous les outils normatifs sont désormais disponibles ! », a fait savoir Renald Lubérice, Secrétaire Général du Conseil des Ministres, informant que le Conseil des ministres s’est réuni, ce samedi 3 juillet 2021, à l’extraordinaire afin d’adopter le décret électoral devant régir les prochaines élections générales. A noter que le Décret référendaire avait déjà été adopté.

 

 
 
 
 

Les membres du Conseil Électoral Provisoire (CEP) qui ont rejeté d’un revers de main l’Arrêté du 27 septembre 2021, pris par le Premier ministre a.i Dr Ariel Henry pour renvoyer les membres de l’institution, sont dans le collimateur du Secteur démocratique et populaire (SDP) qui annonce, avoir pris toutes les dispositions pour les traduire en justice.

« Les conseillers démissionnaires seront poursuivis pour usurpation de titre, corruption et dépenses injustifiées de plusieurs millions de dollars américains », a indiqué Me André Michel sur son compte twitter.

 

Selon le porte-parole du SDP, cette plainte pourrait déboucher sur une éventuelle arrestation des anciens conseillers électoraux qui étaient nommés par l\\\'ancien Président Jovenel Moïse, en septembre 2000, qui n\\\'ont pas pu prêter serment par devant la Cour de Cassation.

 

Selon des informations qui circulent sur les réseaux sociaux, chaque membre du CEP percevait un salaire mensuel de 600 000 gourdes. Il leur était versé des frais de cabinet personnel ; 240 000 gourdes ; salaire brut 160 000 gourdes ; 2e résidence 80 000 gourdes ; frais de fonction 45 000 gourdes ; prime de risque, 35 000 gourdes ; carburant 60 000 gourdes.

 

Des sommes faramineuses pour un Organisme qui n\\\'a pas su convaincre les partis politiques, les organisations de la société civile et les citoyens en particulier. 
 
YPL

 

 

 

La nouvelle a été confirmée par l’ambassadeur haïtien en poste à Washington, Edmond Bocchit. Les émissaires de l'organisation hémisphérique seront à Port au Prince prochainement pour une mission de l’Organisation des États Américains (OEA) en Haïti. Cette mission, précise l’ambassadeur Bocchit, a principalement pour objectif d’aider et d’encourager tous les acteurs à favoriser le dialogue comme moyen de résolution de la crise.

 

Cette mission de l’OEA fait suite aux sollicitations de l’administration Moïse et de partis politiques proches de l’opposition pour trouver une issu pacifique à la crise politique en Haïti.

 

Notons que l’Union Européenne a indiqué qu’elle ne participera pas à l’organisation ni au financement des élections ni du référendum selon les déclarations de Mme Sylvie Tabesse, représentante de la délégation de l’UE en Haïti. « Nous n’envisageons pas non plus de répondre positivement à une demande du gouvernement pour une mission d’observation », a poursuivi la responsable de la diplomatie européenne en Haïti lors d’une causerie le 6 mai 2021 avec des journalistes à l’occasion de la cérémonie officielle du 9 mai marquant la célébration de la Fête de l'Europe.

 

Godson LUBRUN

 

 

 

Le Conseil électoral provisoire nommé par le feu président Jovenel Moise a été démis lundi par le gouvernement du Premier Ministre Ariel Henry, a appris Haïti Press Net work de sources officielles.

 

La décision a été prise par arrêté publié dans le Moniteur, le journal officiel du gouvernement. « Le gouvernement a libéré les membres du CEP de leurs liens avec l’Administration publique », lit=on dans un Tweet de la Primature.

 

Cette mesure qui rapporte l’arrêté du 18 septembre 2020 qui avait nommé le CEP et fixé son mandat, figure dans l’accord politique pour une gouvernance apaisée pris par M. Henry et signé par de nombreux partis politiques.

 

 



L'Assistant Secrétaire d'État américain pour l'hémisphère, Julie Chung a réagi sur la dernière note du Core Group sur l'état de la situation générale du pays.


"La dernière déclaration du Groupe restreint sur Haïti réaffirme notre part de préoccupation concernant la situation sécuritaire et l'absence d'accord politique qui permettrait  la tenue des élections en 2021", à écrit Julie Chung dans un tweet.


Selon l'assistant Secrétaire d'Etat dans ce tweet lâché sur son compte officiel le mercredi 28 avril 2021, les parties prenantes doivent se rassembler maintenant pour renforcer la sécurité et convenir d'une voie électorale à suivre.
 


 

 

Nouvelle modification du calendrier électoral. En effet, le Conseil Electoral Provisoire a retenu de nouvelles dates pour la réalisation des activités électorales. Le 7 novembre 2021 est la date retenue pour le premier tour des élections présidentielles, les législatives et le référendum.

 

La présidente du Conseil Électoral Provisoire, Guylande Mésadieu, a adressé une lettre au Premier ministre Ariel Henry, lui faisant part de la version remaniée du calendrier électoral 

 

Ainsi, Mme Mésadieu demande-t-elle à l’actuel occupant de la Primature de convoquer le peuple en ses comices au moins trente jours à l'avance.

 

Le 31 janvier et le 11 février 2022 sont les dates fixées par le CEP pour la publication des résultats définitifs des élections présidentielles et législatives, le 19 mars 2022 pour les résultats des élections municipales et locales.

 

 

 

Le Ministre en charge des questions électorales et des relations avec les partis politiques dans une interview accordée à une station de Radio de la capitale,  a expliqué que 2,8 millions de personnes n’avaient pas d’actes de naissance sur les 6,5 millions d’électeurs  qui auraient été enregistrés lors des élections de 2015. Une situation qui avait obligé l’Etat haïtien à accepter cette catégorie d’électeurs potentiels, mais sans identification, à se faire accompagner de deux témoins pour se procurer la carte électorale. Cette démarche avait ouvert la voie à de nombreuses fraudes permettant à des électeurs de se faire enregistrer plusieurs fois et leurs noms portés à plusieurs reprises sur les registres électoraux.

 

Dès lors, il fallait résoudre ce problème a fait savoir Mathias Pierre comme l’avait recommandé la commission indépendante d’évaluation et de vérification Electorale(CIEVE) en 2015. L’ancien Candidat à la Présidence de 2015 rappelle que la CIEVE, créée par arrêté présidentiel en date du 27 Avril 2016, avait relevé lors de ses vérifications que plusieurs cartes restées aux bureaux du Conseil Electoral Provisoire avaient été utilisées pour frauder le jour des élections.

 

 

La carte d’identification nationale produite par la firme allemande DERMALOG est venue solutionner le problème a souligné le ministre en charge des questions électorales. Pour Mathias Pierre, avec les données biométriques, il est extrêmement difficile de frauder lors des prochaines élections. Les données de cette carte sont uniques avec un numéro d’identification Nationale UNIQUE se trouvant  au bas à de la carte à droite. Ce numéro ne peut être changé même si le détenteur fait une déclaration de perte a indiqué M. Pierre soulignant que chaque haïtien est identifié une fois.

 

« Cette firme basée en Europe est  une entreprise allemande réalisant des milliers de cartes dans plus d’une centaine de pays dans le monde, elle ne changera pas sa pratique pour frauder en Haïti », a lancé l’ingénieur de formation. Le système est fiable a insisté le ministre en charge des questions électorales. Avec l’empreinte digitale, l’iris, la photographie numérique, la signature et les données biométriques, il est difficile de tricher avec cette nouvelle carte d’identification nationale a-t-il dit.

 

Pour ce qui concerne la tenue du référendum, l’ancien candidat à la Présidence devenu ministre pour les questions électorales se montre confiant. Il a fait savoir que les registres électoraux sont fermés 60 jours avant la date du référendum soit le 26 avril prochain à 11 :59 minutes. Dans ce sens, l’Office national d’identification nationale(ONI) transmettra toutes les données du registre national d’identification au Conseil Electoral provisoire  qui dressera  son registre électoral avec les personnes déjà enregistrées dans le système. Aujourd’hui, a indiqué le ministre Mathias Pierre, plus de 4,5 millions de personnes sont dans le système selon les chiffres avancés par l’ONI au 26 avril. M. Pierre rappelle que cette structure d’identification a la capacité de produire 56 mille identités par jour soulignant que seulement 1 million de personnes n’ont pas encore retiré leur carte ; toutefois cela n’empêche que leurs noms ne figurent sur les registres électoraux que  seul le CEP a le pouvoir de dresser.

 

A la question de savoir combien de jeunes ont atteint l’âge de la majorité soit 18 ans accomplis, Mathias Pierre avance que personne ni aucune institution n’a ces données rappelant que le dernier recensement remonte à 2003. « L’institut haïtien de statistiques et d’informatique(IHSI) a un recensement en cours. Les données relatives aux 6,5 millions d’électeurs avancées par certains leaders politiques sont subjectives et sans aucune base scientifique », a indiqué Mathias Pierre.

 

Le ministre en charge des questions électorales a rappelé que le tremblement de Terre a emporté plus de 300 mille personnes sans compter les milliers de disparus et ajoutés aux morts en registrés après le passage de l’ouragan Matthew dans la Grand Anse en 2016. L’ancien Candidat à la Présidence souligne également les nombreux déplacements d’haïtiens vers l’Amérique Latine, particulièrement vers le Brésil et le Chili, sans oublier la République Dominicaine, le Canada et les Etats Unis. Selon Mathias Pierre, que ces éléments ne sont pas sans conséquence sur les registres électoraux qui n’ont jamais été épurés par le CEP. Mathias Pierre souligne que les seules données qu’il détient révèlent que 65% de la population haïtienne est aujourd’hui est en dessous de 34 ans. Et de ce pourcentage, personne ne sait combien ont les 18 ans accomplis.

 

« De mon arrivée en Janvier 2021 à aujourd’hui, plus de 900 mille personnes sont enregistrées», a indiqué le ministre délégué en charge des questions électorales. Il souligne que l’obligation faite aux citoyens d’utiliser ce document dans toutes les transactions financières et autres est à la principale raison  de l’enthousiasme de la population à  retirer la carte.

 

Malgré les nombreuses interrogations soulevées autour de la réalisation du référendum et sa faisabilité pour le 27 Juin prochain, le ministre délégué en charge des questions électorales tient mordicus à l’organisation de cet acte démocratique selon ses propos. Il dénonce du même coup ce qu’il appelle la mauvaise presse faite autour de la nouvelle carte d’identification nationale. Pour Mathias Pierre, le système mis en place par la firme allemande DERMALOG est fiable et difficile à falsifier.

ET/HPN

41 91 8087

 

 

La date du 26 septembre étant retenue pour l’organisation des élections générales, le Conseil Electoral Provisoire (CEP) annonce le lancement, à partir de ce mardi 6 juillet, du processus d'enregistrement et de confirmation des partis politiques intéressés.

 

Dans le 13e communiqué du CEP, rendu public lundi 5 juillet, l’institution présidée par Guylande Mesadieu informe qu'elle procède, du 6 au 12 juillet, inclusivement, à l'enregistrement et la confirmation des partis et regroupements politiques, désireux de concourir aux prochaines joutes électorales.

 

Une liste de six pièces et documents est exigée à chaque responsable de parti au moment de l'enregistrement ou confirmation qui aura lieu au bureau central du CEP, selon le document.

 

Sans prêter le serment constitutionnel, le Conseil Electoral Provisoire(CEP) avance vers la tenue du référendum, avec un budget de 40 millions de dollars sur les 125 millions prévus pour tout le processus,  a informé Guylande Mésadieu, présidente de l'institution chargée d'organiser les joutes électorales.

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