La date du 26 septembre étant retenue pour l’organisation des élections générales, le Conseil Electoral Provisoire (CEP) annonce le lancement, à partir de ce mardi 6 juillet, du processus d'enregistrement et de confirmation des partis politiques intéressés.

 

Dans le 13e communiqué du CEP, rendu public lundi 5 juillet, l’institution présidée par Guylande Mesadieu informe qu'elle procède, du 6 au 12 juillet, inclusivement, à l'enregistrement et la confirmation des partis et regroupements politiques, désireux de concourir aux prochaines joutes électorales.

 

Une liste de six pièces et documents est exigée à chaque responsable de parti au moment de l'enregistrement ou confirmation qui aura lieu au bureau central du CEP, selon le document.

 

 

Le pouvoir exécutif haïtien a adopté en Conseil des Ministres puis publié au journal officiel de la République « Le Moniteur », le décret électoral en vue de la tenue des élections générales d’ici à la fin de cette année 2021, constate la rédaction de HPN, ce lundi 5 juillet 2021.

 

En réaction, l’opposition haïtienne plurielle reste toujours sur la corde raide.  Les leaders politiques opposants au pouvoir de Jovenel Moïse comme Paul Denis de la structure politique dénommée IniFos et Schiller Louidor de l’opération Tèt Ansanm également dans l’opposition ont affirmé, ce lundi 5 juillet 2021, qu’il était impossible que les élections se tiennent cette année.

 

Paul Denis et Schiller Louidor, réagissant sur les ondes d’une station de la capitale, croient que la publication du décret électoral ainsi que le calendrier des joutes ont pour conséquence d’empirer la crise politique. « Pas d’élections avec Jovenel Moïse dont le mandat a expiré au pouvoir le 7 février 2021 », rétorquent-t-ils.

« Tous les outils normatifs sont désormais disponibles ! », a fait savoir Renald Lubérice, Secrétaire Général du Conseil des Ministres, informant que le Conseil des ministres s’est réuni, ce samedi 3 juillet 2021, à l’extraordinaire afin d’adopter le décret électoral devant régir les prochaines élections générales. A noter que le Décret référendaire avait déjà été adopté.

 

 

 

Environ une centaine de leaders paysans et d’organisations communautaires de base ont participé à une journée de Réflexion autour de l’Avant Projet de la Constitution organisée par le bureau du ministre chargé des questions Électorales et des Relations avec les Partis Politiques ce jeudi 25 Mars à l’Hôtel Ritz Kinam à la Rue Panaméricaine. Ces leaders communautaires  venus des dix(10) départements géographiques du pays ont débattu en atelier de plusieurs articles de l’Avant projet de la Constitution et du Référendum prévu pour le 27 juin prochain.

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La nouvelle a été confirmée par l’ambassadeur haïtien en poste à Washington, Edmond Bocchit. Les émissaires de l'organisation hémisphérique seront à Port au Prince prochainement pour une mission de l’Organisation des États Américains (OEA) en Haïti. Cette mission, précise l’ambassadeur Bocchit, a principalement pour objectif d’aider et d’encourager tous les acteurs à favoriser le dialogue comme moyen de résolution de la crise.

 

Cette mission de l’OEA fait suite aux sollicitations de l’administration Moïse et de partis politiques proches de l’opposition pour trouver une issu pacifique à la crise politique en Haïti.

 

Notons que l’Union Européenne a indiqué qu’elle ne participera pas à l’organisation ni au financement des élections ni du référendum selon les déclarations de Mme Sylvie Tabesse, représentante de la délégation de l’UE en Haïti. « Nous n’envisageons pas non plus de répondre positivement à une demande du gouvernement pour une mission d’observation », a poursuivi la responsable de la diplomatie européenne en Haïti lors d’une causerie le 6 mai 2021 avec des journalistes à l’occasion de la cérémonie officielle du 9 mai marquant la célébration de la Fête de l'Europe.

 

Godson LUBRUN

 

 

Le Conseil Électoral Provisoire a procédé, mercredi, à l’installation des membres des bureaux référendaires départementaux (département ouest I et II) en vue de la réforme constitutionnelle prévue le 27 juin prochain, a constaté Haïti Press Network.

 

Wally Désence et Jean-Baptiste Dorcé qui sont respectivement les présidents des bureaux référendaires Départementaux Ouest I et II doivent accomplir leurs tâches loyalement et fidèlement au regard de la loi, a laissé entendre le directeur exécutif du CEP, Max Délices qui a procédé à leur installation.

 

Auparavant, le Conseil avait installé ces mêmes bureaux dans le département du nord où les membres de ses deux juridictions électorales ont déjà pris fonction. A leur tour, les membres des BRD vont installer sous peu les membres des bureaux référendaires communaux (BRC).

 

Ces structures, les bureaux référendaires départementaux devront s’assurer du bon déroulement du Référendum Constitutionnel dans les circonscriptions électorales de.

 

Lors de l’installation des bureaux de l’ouest, le directeur exécutif du Conseil Electoral Provisoire, Max Délices, a rappelé aux membres de ces bureaux que le CEP a pour mission d’organiser les élections et tous les membres de toutes les structures déconcentrées ne doivent s’occuper que de cela. « Le scandale peut arriver mais malheur à celui par qui le scandale arrive », a martelé M Délices qui souligne également que les membres des bureaux doivent réaliser leurs travaux avec minutie.

 

Pour la présidente du CEP, Guylande Mésadieu, représentée par son directeur de cabinet, Vogly Pongnon, c’est déjà un grand pas vers la réussite du processus électoral. Il tenait également à préciser que les bureaux référendaires départementaux BRD seront transformés en bureaux électoraux départementaux (BED) immédiatement après le référendum en vue de l’organisation des compétitions électorales.

 

Contre toute attente et malgré les turbulences politiques, le Conseil Electoral Provisoire, quoique décrié, semble s’approcher non seulement vers la réalisation du référendum constitutionnel mais également des élections générales prévues dans le calendrier rendu public en début d’année.

 

Marvens Pierre

 



L'Assistant Secrétaire d'État américain pour l'hémisphère, Julie Chung a réagi sur la dernière note du Core Group sur l'état de la situation générale du pays.


"La dernière déclaration du Groupe restreint sur Haïti réaffirme notre part de préoccupation concernant la situation sécuritaire et l'absence d'accord politique qui permettrait  la tenue des élections en 2021", à écrit Julie Chung dans un tweet.


Selon l'assistant Secrétaire d'Etat dans ce tweet lâché sur son compte officiel le mercredi 28 avril 2021, les parties prenantes doivent se rassembler maintenant pour renforcer la sécurité et convenir d'une voie électorale à suivre.
 


 

Pour renouveler le personnel politique  en Haïti, le gouvernement Moïse-Jouthe a mis le cap sur les élections pour l'année 2021. Les réticences de certains secteurs de l'opposition n'empêchent pas les autorités d'avancer dans cette perspective avec la mise en place de la machine électorale. Le ministre chargé des questions électorales Mathias Pierre a déjà eu plusieurs rencontres avec les partis politiques désireux de participer à ces élections. Des séances de réflexion ont été organisées avec ces partis et la grande interrogation reste la révision des registres électoraux. Comment donc organiser les élections libres tout en respectant les droits des citoyens dans les régions les plus reculées du pays  qui n’ont pas accès aux documents d’Etat civil?


 

L'un des plus grands irritants de cette interrogation reste la question de l’acte naissance. Si le ministre Chargé de la citoyenneté Guy François Junior a souligné que plus de 3 millions de personnes n'ont pas d'actes de naissance, les statistiques donnent que les concernées vivent en grande majorité dans les régions reculées du pays. Des endroits où les officiers d'Etat civil ne sont pas présents. Quand ils y sont, l'enregistrement des citoyens se fait avec désinvolture et grande légèreté. Et ce n'est pas sans raison que le sociologue et homme politique Hubert Deronceray disait qu'Haïti est un pays sans chiffre.

 

L'haïtien est généralement méfiant, particulièrement les paysans de nos campagnes. Ils ne donnent pas toujours les chiffres exacts sur la famille ne sachant pas les vrais mobiles de ceux-là qui viennent recueillir les informations. Après la destruction des cochons créoles, cette méfiance est devenue plus grande. Donc les statistiques qui sortent des recensements sont généralement faussées. seules les statistiques fiables peuvent permettre de faire de bonne planification; quand elles sont biaisées au départ, les programmes ne peuvent donner les résultats attendus. Donc comment planifier de bonnes élections dans le pays avec ces obstacles majeurs. Même si les Nations Unies demandent la mise à jour des chiffres par un recensement tous les dix ans, la réalité reste toujours la même : Haïti reste un pays sans données fiables.

 

C’est avec cet héritage culturel que le gouvernement va lancer ce processus électoral pour renouveler le personnel politique du pays. Et Paradoxalement, la carte « Dermalog », décrié par plusieurs secteurs du pays, est peut être l’outil qui apporte la meilleure réponse technique aux problèmes suscités. Avec le relèvement des empreintes digitales et de l’Iris, il sera quasiment impossible de retrouver deux personnes ou deux électeurs avec la même identité. L’appréhension des nations unies reste encore la question d’accès des paysans de la campagne à ce document.

 

Le Conseil électoral Provisoire chargé d’organiser les élections et  certains ministres du gouvernement chargés de l’accompagner doivent rapidement répondre à cette appréhension des experts de l’ONU sur le terrain pour accompagner le processus. Ces Experts ne voudront certainement pas s’engager dans une telle aventure si les registres électoraux ne font pas cas de ces électeurs de la Campagne qui sont en grand nombre et qui doivent jouir de leur droit civil lors de ces élections.

 

Leurs voix restent une arme importante pour valider les joutes électorales et ce n’est pas sans raison qu’on assiste souvent dans les campagnes à un processus teinté de violence accrue pour écarter certains candidats et s’imposer à cet électorat. La violence prend souvent différentes formes. Elle est verbale, physique, psychologique et surtout financière. La grande appréhension principale pour le CEP et le gouvernement reste les documents à fournir à ces citoyens qui ont droit de vote.

 

Par ailleurs, une autre interrogation est soulevée sur la mise à jour des registres électoraux : les catastrophes naturelles. Après le tremblement de terre de 2010, malgré les chiffres avancés par le gouvernement d’alors, personne ne sait vraiment combien de gens ont été tués et sans l’actes de décès, il est difficile pour le CEP de faire la mise à jour des registres. Sans oublier les dégâts provoqués par l’Ouragan « Matthew » en 2016.

 

Des centaines de personnes tuées, des dizaines de maisons détruites et documents emportés. Ce sont autant de questions qui sont soulevées avant la mise ne marche de la machine électorale. Le gouvernement dit vouloir apporter dans le meilleur délai les réponses a indiqué Mathias Pierre, ministre chargé des questions électorales. Il avance que des techniciens de son bureau et celui de la citoyenneté dirigé par le ministre Guy François Junior travaillent d’arrache-pied pour apporter les  solutions avant le lancement de la campagne électorale. Des rencontres ont eu lieu avec les partis politiques dans ce sens pour sensibiliser les éventuels électeurs notamment les plus jeunes dans les différentes régions du pays.

 

Pour Mathias Pierre, le respect des droits des électeurs reste fondamental pour la tenue de bonnes élections. « Elles seront libres, inclusives, participatives, transparentes et démocratiques », a lancé l’ancien candidat à la Présidentielle de 2015.  Pour l’ancien allié de Moïse Jean Charles de « Pitit Desalin », les élections sont les seuls moyens de permettre aux citoyens de choisir leur destin dans le respect de ses droits.

 

Pour le moment, on ne sent pas la fièvre électorale au niveau des partis politiques qui veulent aller aux élections à quelques mois de la tenue du Référendum le 27 Juin prochain et l’organisation des élections en Septembre de cette année. Entre mise à jour des registres électoraux et la mobilisation des électeurs, le chemin à parcourir sera long et très long sans oublier la signature d’un éventuel accord entre les protagonistes.

 

Eddy TROFORT

HPN

41 91 8087

 

 

Le Ministre en charge des questions électorales et des relations avec les partis politiques dans une interview accordée à une station de Radio de la capitale,  a expliqué que 2,8 millions de personnes n’avaient pas d’actes de naissance sur les 6,5 millions d’électeurs  qui auraient été enregistrés lors des élections de 2015. Une situation qui avait obligé l’Etat haïtien à accepter cette catégorie d’électeurs potentiels, mais sans identification, à se faire accompagner de deux témoins pour se procurer la carte électorale. Cette démarche avait ouvert la voie à de nombreuses fraudes permettant à des électeurs de se faire enregistrer plusieurs fois et leurs noms portés à plusieurs reprises sur les registres électoraux.

 

Dès lors, il fallait résoudre ce problème a fait savoir Mathias Pierre comme l’avait recommandé la commission indépendante d’évaluation et de vérification Electorale(CIEVE) en 2015. L’ancien Candidat à la Présidence de 2015 rappelle que la CIEVE, créée par arrêté présidentiel en date du 27 Avril 2016, avait relevé lors de ses vérifications que plusieurs cartes restées aux bureaux du Conseil Electoral Provisoire avaient été utilisées pour frauder le jour des élections.

 

 

La carte d’identification nationale produite par la firme allemande DERMALOG est venue solutionner le problème a souligné le ministre en charge des questions électorales. Pour Mathias Pierre, avec les données biométriques, il est extrêmement difficile de frauder lors des prochaines élections. Les données de cette carte sont uniques avec un numéro d’identification Nationale UNIQUE se trouvant  au bas à de la carte à droite. Ce numéro ne peut être changé même si le détenteur fait une déclaration de perte a indiqué M. Pierre soulignant que chaque haïtien est identifié une fois.

 

« Cette firme basée en Europe est  une entreprise allemande réalisant des milliers de cartes dans plus d’une centaine de pays dans le monde, elle ne changera pas sa pratique pour frauder en Haïti », a lancé l’ingénieur de formation. Le système est fiable a insisté le ministre en charge des questions électorales. Avec l’empreinte digitale, l’iris, la photographie numérique, la signature et les données biométriques, il est difficile de tricher avec cette nouvelle carte d’identification nationale a-t-il dit.

 

Pour ce qui concerne la tenue du référendum, l’ancien candidat à la Présidence devenu ministre pour les questions électorales se montre confiant. Il a fait savoir que les registres électoraux sont fermés 60 jours avant la date du référendum soit le 26 avril prochain à 11 :59 minutes. Dans ce sens, l’Office national d’identification nationale(ONI) transmettra toutes les données du registre national d’identification au Conseil Electoral provisoire  qui dressera  son registre électoral avec les personnes déjà enregistrées dans le système. Aujourd’hui, a indiqué le ministre Mathias Pierre, plus de 4,5 millions de personnes sont dans le système selon les chiffres avancés par l’ONI au 26 avril. M. Pierre rappelle que cette structure d’identification a la capacité de produire 56 mille identités par jour soulignant que seulement 1 million de personnes n’ont pas encore retiré leur carte ; toutefois cela n’empêche que leurs noms ne figurent sur les registres électoraux que  seul le CEP a le pouvoir de dresser.

 

A la question de savoir combien de jeunes ont atteint l’âge de la majorité soit 18 ans accomplis, Mathias Pierre avance que personne ni aucune institution n’a ces données rappelant que le dernier recensement remonte à 2003. « L’institut haïtien de statistiques et d’informatique(IHSI) a un recensement en cours. Les données relatives aux 6,5 millions d’électeurs avancées par certains leaders politiques sont subjectives et sans aucune base scientifique », a indiqué Mathias Pierre.

 

Le ministre en charge des questions électorales a rappelé que le tremblement de Terre a emporté plus de 300 mille personnes sans compter les milliers de disparus et ajoutés aux morts en registrés après le passage de l’ouragan Matthew dans la Grand Anse en 2016. L’ancien Candidat à la Présidence souligne également les nombreux déplacements d’haïtiens vers l’Amérique Latine, particulièrement vers le Brésil et le Chili, sans oublier la République Dominicaine, le Canada et les Etats Unis. Selon Mathias Pierre, que ces éléments ne sont pas sans conséquence sur les registres électoraux qui n’ont jamais été épurés par le CEP. Mathias Pierre souligne que les seules données qu’il détient révèlent que 65% de la population haïtienne est aujourd’hui est en dessous de 34 ans. Et de ce pourcentage, personne ne sait combien ont les 18 ans accomplis.

 

« De mon arrivée en Janvier 2021 à aujourd’hui, plus de 900 mille personnes sont enregistrées», a indiqué le ministre délégué en charge des questions électorales. Il souligne que l’obligation faite aux citoyens d’utiliser ce document dans toutes les transactions financières et autres est à la principale raison  de l’enthousiasme de la population à  retirer la carte.

 

Malgré les nombreuses interrogations soulevées autour de la réalisation du référendum et sa faisabilité pour le 27 Juin prochain, le ministre délégué en charge des questions électorales tient mordicus à l’organisation de cet acte démocratique selon ses propos. Il dénonce du même coup ce qu’il appelle la mauvaise presse faite autour de la nouvelle carte d’identification nationale. Pour Mathias Pierre, le système mis en place par la firme allemande DERMALOG est fiable et difficile à falsifier.

ET/HPN

41 91 8087

 

 

Depuis sa prise de fonction le 13 Janvier 2021, Mathias Pierre ministre délégué chargé des questions électorales et des relations avec les partis continue de mettre les jalons pour faciliter l'organisation des élections au cours de cette année 2021, déclarée année électorale par le Président de la République Jovenel Moïse. Malgré les tentatives faites pour entamer un dialogue entre les différentes parties concernées par la crise politique au cours de l'année 2020 notamment  avec les partis de l'opposition, ces tentatives sont restées vaines face une frange de l'opposition dite extrémiste qui ne jure que par le départ du Chef de l'Etat.

 

Avec l'appui des instances internationales comme l'OEA et les Nations Unies sans oublier le support d'une grande partie de la population rurale, Jovenel Moïse entend consulter les citoyens sur la réforme constitutionnelle par référendum en Juin prochain. Même si l'article 284-3 de la Constitution interdit cette forme de consultation, pour le Chef de l'Etat, le référendum reste l’expression de la volonté populaire d'autant plus que des enquêtes menées par le BRIDES prouvent que 87% de la Population réclament une nouvelle Constitution.

 

"Avec toutes les difficultés que connait le pays au regard de la Constitution de 1987, même amendée, Il n’y a pas une personne qui serait contre la réforme constitutionnelle lancée par le Président Jovenel Moïse", a fait savoir l'ancien Candidat à la Présidence aux élections de 2015. Même l'opposition, qui demande la transition, promet une nouvelle constitution au pays.

 

Tous les secteurs consultés sur la question reconnaissent cette nécessité a souligné M. Pierre indiquant que  la Constitution demeure un obstacle majeur au développement du pays. "Après chaque élection il y a toujours des contestations, la Constitution avec toutes les ambiguïtés qu'elle charrie est en grande partie responsable de la situation", a indiqué Mathias Pierre. D'autre part, le Ministre délégué en charge des questions électorales fait remarquer que la réforme constitutionnelle peut aussi aider le pays à faire des économies. Les Elections coûtent trop chères. Les Nations unies estiment à 3 fois plus les coûts 

 

Le ministre délégué en charge des questions électorales a rappelé que les élections font partie de la priorité du gouvernement pour l’année 2021, car, a indiqué Mathias Pierre, le personnel politique doit être renouvelé, c’est aussi le principe de l’alternance politique en démocratie. "Haïti a choisi un régime démocratique, le gouvernement reste dans cette ligne", a martelé l'ancien candidat à la Présidentielle de 2015. "Sans les élections nous ferons face à une crise institutionnelle sans pareille. Nous ne voulons pas rentrer dans ce jeu car il est de la responsabilité du gouvernement d’organiser ces élections", a indiqué le Ministre délégué.

 

 

Pour la tenue de ces élections, la sécurité et un accord politique restent évidemment les grands défis du gouvernement et toutes les instances concernées qui travaillent afin de ramener la confiance des électeurs. Le gouvernement a également fait la mise en place d'une cellule spéciale anti-kidnapping que Préside le Directeur de la PNH Léon Charles pour  contrôler les  Kidnappeurs et réduire les crimes commis dans la région métropolitaine.

 

Des Pourparlers sont en cours avec les partis politiques qui veulent aller aux élections afin de trouver un "modus Operendi" sur l'organisation des joutes attendues après le référendum de Juin prochain. Le gouvernement a déjà versé 20 millions de dollars dans un fonds fiduciaire géré par le Programme des nations Unies pour le développement pour l'acquisition de matériels sensibles et non sensibles ainsi que la logistique.

 

L'impression des cartes d'identification unique avance à grand pas a souligné Mathias Pierre avec l'Office nationale d'identification nationale(ONI) qui fournit autour de 56 mille cartes par jour. Dans toutes les missions consulaires les haïtiens ont la possibilité de faire enregistré. En République dominicaine, environ 900 compatriotes ont déjà retiré leur carte a indiqué le ministre délégué chargé des questions électorales. Il a ajouté qu'environ 4 millions de citoyens sont enregistrés dans le système électoral sur les 6,5 millions d'électeurs estimés par le système des Nations Unies. 

 

 

Eddy Trofort

HPN

 

 

 

 

 

 

Sans prêter le serment constitutionnel, le Conseil Electoral Provisoire(CEP) avance vers la tenue du référendum, avec un budget de 40 millions de dollars sur les 125 millions prévus pour tout le processus,  a informé Guylande Mésadieu, présidente de l'institution chargée d'organiser les joutes électorales.

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 Le Ministre délégué en charge des questions électorales et des relations avec les partis politiques Mathias Pierre a procédé ce jeudi à la remise officielle du projet de Constitution aux partis politiques à l’hôtel Riz Kinam II à la Rue Panaméricaine dans la commune de Pétion ville. Le document a été remis à 94 partis en présence de plusieurs leaders et des membres du Conseil électoral Provisoire ainsi que d'anciens parlementaires proches du pouvoir.  

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