Haïti-Justice : Le juge Régis est exposé à n’importe quel danger, s’inquiète Paul Denis

Le Judiciaire
Typographie

 

L’ancien ministre de la justice, Paul Denis, assimile à son tour la décision relative au désarmement des agents de sécurité du juge Rénord Régis aux manœuvres visant à bloquer l’instruction du dossier de l’assassinat crapuleux de Me Monferrier Dorval.

 

Le coordonnateur général de la formation politique « INIFOS » dit ne pas comprendre que le magistrat  n’ait bénéficié de l’encadrement nécessaire pour instruire un dossier aussi sensible. 

 

« Lorsqu’un juge d’instruction travaille sur un dossier sensible, il doit bénéficier des mesures d’encadrement pour mener à bien son travail », souligne l’ancien ministre de la justice.

 

Pour Paul Denis, lorsque la PNH décide de désarmer les agents de sécurité du magistrat cela représente un signal clair envoyé par les autorités concernées au magistrat pour lui dire qu’il doit arrêter automatiquement son enquête.

 

« Le juge est exposé, il est livré à lui-même mais aussi exposé à n’importe quel danger », s’alarme Paul Denis. L’ancien ministre croit savoir que cette décision ne vise qu’à pousser le magistrat lui-même à mettre un terme à son travail.

 

L’Etat dans son ensemble est en passe de louper une occasion de couper court à toutes les rumeurs qui entourent la disparition de Me Dorval.

 

« Tout indique qu’il y a quelque part des gens au plus haut de l’Etat qui cherchent à étouffer cette affaire », estime M. Denis. C’est, selon lui, une nouvelle preuve que l’assassinat de Me Dorval est un crime d’Etat.  

 

Le Juge en charge du dossier, Me Rénord Régis a, dans deux correspondances adressées en date du 14 juin 2021 au Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), craché sa colère face au refus du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Bedford Claude, d’exécuter ses ordonnances. Il a demandé au Conseil de s’informer auprès du ministre de la justice des motivations du chef du parquet.

 

Le Magistrat instructeur a égratigné également le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire qu’il tiendra responsable de tout acte dont il serait victime dans l’exercice de ses fonctions, le CSPJ n’ayant donné aucune suite à ses correspondances sollicitant des moyens nécessaires à l’avancement de l’enquête.

 

 Jean Chrisnol Prophete

 

 

Inscrivez-vous via notre service gratuit de courriel d'abonnement pour recevoir des notifications lorsque de nouvelles informations sont disponibles .

HPN Sondages