Haïti peut devenir un pays émergent sans l’aide des États-Unis, selon le docteur Jean Chenet Ulysse

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Le coordonnateur du Mouvement Point Final (MPF), le docteur Jean Chenet Ulysse, a analysé d'abord l’impact de l’occupation américaine de 1915 sur les plans politique et économique pour ensuite souligner que Washington est en partie responsable du sous-développement du pays, par l’application de ce qu’il appelle la vision raciste, esclavagiste et colonialiste de la devise de Monroe : « l’Amérique aux Américains ». Pour sortir le pays du gouffre et en faire un État émergeant à l’horizon 2040, le docteur Ulysse a fait certaines propositions.

Le fondateur de l’ODD-Haïti dit croire fermement que le pays est en mesure de franchir un palier et devenir émergent dans les 20 prochaines années si on tient compte de sa position géographique, son environnement et son écosystème, sa population relativement jeune, son histoire et sa culture.

 

Mais pour cela, préconise-t-il, des décisions importantes doivent être prises, à commencer par l’instauration du climat sécuritaire, l’éradication du phénomène du banditisme et de gangstérisme.

 

Il faut aussi, affirme-t-il, lancer la conférence nationale impartiale, élaborer un pacte de gouvernabilité et un projet de société sur un demi-siècle, définir un plan d’aménagement du territoire et des cadastres de toutes les communes du pays.

 

Le docteur Ulysse prône aussi la réforme du système judiciaire et la restauration de l’autorité de l’État.

 

Il est essentiel, dit-il, de lutter efficacement contre la corruption et la mauvaise gouvernance et, bien évidemment, la mise sur pied d’un gouvernement de transition de rupture ou de salut public avec pour mission, la réalisation d’élections libres, honnêtes et démocratiques, avec un conseil électoral consensuel.

 

Nous devons aussi, ajoute-t-il, définir les grands axes de développement durable du pays et mettre en place des plans d’action de développement durable tout en misant sur des coopérations à la fois binationales et multinationales.

 

Enfin, le docteur Jean Chenet Ulysse insiste sur la nécessité de mettre en place une institution autonome de contrôle, d’évaluation et de suivi des activités de développement.

 

L’avenir du pays ne dépend pas de l’étranger, croit savoir le docteur Ulysse rappelant l’implication des entités internationales dans le détournement ou la dilapidation des fonds décaissés en faveur d’Haïti notamment, l’aide humanitaire post-séisme, à partir de l’année 2010.

 
 
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