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L’organisation Médecins sans Frontières a décidé lundi de suspendre ses activités dans le Centre d’urgence de Martissant, cible d’une attaque armée le week end écoulé, par des individus armés qui ont tiré à plusieurs reprises en direction du centre d’urgence au moment où les équipes de MSF assuraient la prise en charge des patients, a appris HPN.

 

« Aucun mort, ni blessé ne sont à déplorer parmi les occupants du Centre d’urgence », cependant l’Organisation médicale humanitaire estime qu’ « elle ne peut plus continuer à soigner la population sans mettre son personnel en danger », peut-on lire dans un conmuniqué publié par MSF.  

 

Face à ce climat d'insécurité, MSF a décidé d’évacuer son personnel et les patients du Centre d’urgence et suspend immédiatement ses activités à Martissant pour une semaine, selon Alessandra Giudiceandrea, cheffe de mission de MSF en Haïti.

 

L’attaque du samedi 26 juin 2021, est un évènement sans précédent, soutient Mme Giudiceandrea.

 

"Au moment où nous devrions pouvoir étendre nos activités en raison de la Covid-19 et d'autres besoins, nous nous battons pour garder nos structures ouvertes malgré des conditions sécuritaires déplorables", regrette la cheffe de mission qui insiste pour dire que la Mission veut retrouver les bâtiments du Centre d’urgence intacte après cette semaine d’arrêt des activités.

 

Rappelons que MSF fournit des soins médicaux en Haïti depuis 30 ans et le Centre d’urgence de Martissant, ouvert en 2006, est à ce jour le plus ancien projet MSF en Haïti. Pour poursuivre ses activités, l'Association doit être en mesure d'assurer la sécurité des patients et du personnel médical dans leurs déplacements et au sein des structures de santé. 

 

Yves Paul LEANDRE

 

 

 

Le Réseau Haïtien de Journalistes de la Santé (RHJS) continue d’alerter les citoyens sur la tendance, toujours à la hausse, des cas positifs au Covid-19 ainsi   que le nombre des décès enregistrés dans le pays. Les citoyens sont invités à redoubler de vigilance.

 

Le secrétaire général du Réseau Haïtien de Journalistes en Santé (RHJS), le docteur Odilet Lespérance, attire l’attention des citoyens sur la nécessité de redoubler de vigilance pour réduire les risques de propagation du nouveau Coronavirus.

 

Suivant les dernières données publiées par le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) sur l’évolution de la maladie en Haïti, 32 personnes sont mortes du 13 au 18 juin contre 15 par rapport à la semaine d’avant.

 

S’agissant des nouvelles contaminations, le MSPP a enregistré 851 cas avérés contre 789, a souligné le docteur Lespérance. La majorité des cas (62.5%) ont été enregistrés dans le département de l’Ouest suivi du Plateau Central (9.37%).

 

Le docteur Lespérance met aussi l’accent sur la nécessité qu’une attention particulière soit portée aux personnes âgées de plus de 50 ans, rappelant que 28.1% des décès ont été enregistrés dans la tranche d’âge comprise entre 50 et 59 ans.

 

Ce sont, pour la plupart, rappelle-t-il, des gens présentant des comorbidités et donc plus à risque de présenter des complications. Il encourage les autorités à prendre des mesures pour faciliter l’accès aux centres de prise en charge dont celui de Delmas 2 et de faire en sorte que le personnel soignant puisse travailler dans la sérénité.

 

Le docteur Lespérance intervenait dans le cadre du programme dénommé « les jeudi du RHJS » qui, pour ce 24 juin, portait sur l’impact de la Covid-19 sur la grossesse.

 

L’intervenant principal, le docteur Grégory Beaugé, a fait remarquer que les femmes enceintes font partie de la catégorie à risque moyen et modéré et qu’à partir du 3e trimestre, les risques d’accouchement précoces ont tendance à augmenter.

 

Il encourage les femmes enceintes à se faire vacciner contre la Covid-19 soulignant que, jusqu’ici, les risques de complications n’ont pas été prouvés. Au 18 juin, la Covid-19 a tué 393 personnes sur 17 710 cas avérés.

 
 
Le nombre d'enfants poussés dans la malnutrition aiguë sévère pourrait doubler cette année, selon l’UNICEF.  
 
Selon les projections de cet organisme international,  plus de 86 000 enfants haïtiens de moins de cinq ans souffriront cette année de malnutrition aiguë sévère, contre 41 000 l’année dernière à la même période, et pourraient mourir s’ils n’obtenaient pas une assistance d’urgence.
 
« Le nombre d'enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition aiguë sévère en Haïti pourrait augmenter de plus du double cette année, a averti la Directrice régionale de l'UNICEF pour l'Amérique latine et les Caraïbes, Jean Gough, qui a conclu une visite de sept jours sur l'île aujourd'hui », peut-on lire dans  une note de l’UNICEF.
 
L'UNICEF s’alarme de l'augmentation de la malnutrition par rapport à l'année écoulée. 
 
« Dans les hôpitaux, j'ai été attristé de voir autant d'enfants souffrant de malnutrition. Certains ne s'en remettront que s'ils reçoivent un traitement à temps. »
 
« Un Haïtien sur quatre est actuellement confronté à une insécurité alimentaire aiguë. De mars à juin 2021, environ 4,4 millions de personnes seraient en situation d'insécurité alimentaire en Haïti, dont 1,9 million d'enfants, selon les estimations du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC). La prochaine saison des ouragans risque d'aggraver l'accès aux aliments nutritifs dans les mois à venir », poursuit-on dans cette note.
 
 
En juin 2021, l'UNICEF annonce qu’il sera à court d'aliments thérapeutiques prêts à l'emploi (ATPE) pour le traitement de la malnutrition aiguë, en raison d'un financement insuffisant. L'UNICEF dit  avoir besoin urgent de 3 millions de dollars pour acheter des intrants et des médicaments essentiels et mener des activités de prévention et de traitement.
 
 
En plus, « Pour 2021, l'UNICEF a besoin de 48,9 millions de dollars américains pour répondre aux besoins humanitaires de 1,5 million de personnes en Haïti, dont plus de 700 000 enfants, qui ont été considérablement exacerbés par la pandémie de COVID-19. Jusqu'à présent, cet appel humanitaire est resté presque complètement sous-financé ».
 

 

 

 

 

L’Université Quisqueya a accueilli dans ses locaux un groupe d’élèves du Lycée de Grand-Ravine tandis qu’elle a soutenu au Lycée de Diquini  un autre groupe qui ne pouvait pas traverser Martissant à cause de la guerre des gangs rivaux de Grand-Ravine et  de Tibwa. Ces élèves ont bénéficié d'un appui pédagogique et psychosocial avant la tenue des examens officiels.

 

En plus d’un repas chaud et des frais de transport, les élèves ont reçu des uniformes scolaires  notamment ceux-là dont les maisons sont pillées et incendiées. Un geste qui a permis à ces élèves d'avoir accès aux salles d'examens pendant les épreuves officielles. Les bénéficiaires de ce programme spécial ont participé à des cours de rattrapage grâce au support financier de l’Unicef.

 

Le Directeur du Lycée de Grand-Ravine M. Vertu n'a pas tari d’éloges envers l’Université Quisqueya et l’Unicef pour cette initiative. Tous les lycées des zones en difficulté ont été accompagnés cette année depuis celui de la Saline en passant par le Lycée de Cité Soleil et celui de Daniel Fignolé à Delmas 3 pour atterrir au Lycée Pétion du Bel-Air pour ne citer que ceux-là.

 

Les institutions privées de la Troisième circonscription (plus de 80) dans les environs du Théâtre National, de Village de Dieu, des 2ème, 3ème , 4ème , 5ème Avenue, de Martissant et de Fontamara ont pu bénéficier de cet accompagnement également.

 

La grande nouveauté de cette année, a été l’accompagnement spécial de Quisqueya par la distribution gratuite de vidéos de cours de rattrapage destinés aux enfants de 9ème AF et de NS4 de tout le pays et à ceux des zones réputées chaudes en particulier. Les remerciements sont sur toutes les lèvres envers l'Université Quisqueya et l'UNICEF. Plusieurs bénéficiaires de cet accompagnent disent souhaiter que les autres universités tant publiques que privées s’engagent aux côtés de Quisqueya pour un pays plus juste et plus équitable. 

 

Alix Prophète

Normalien, Professeur

Accompagnée du directeur de l’Enseignement secondaire, Maxime Mésilas et de M. Louis Pierre Janvier, Coordonnateur de la Commission d’adaptation scolaire et d’appui social (CASAS), la ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), Mme Marie-Lucie Joseph a effectué, ce mardi 27 juillet 2021, une visite d’inspection dans plusieurs centres d’examens, particulièrement le centre spécial préposé à accueillir les candidats à besoins spéciaux, situé à la 2e Impasse Lavaud au local de l’école Auditorium de la Bible, constate Haiti Press Network.

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Dans un communiqué publié en date du samedi 24 juillet 2021, le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) a informé la population en général et la communauté éducative en particulier que les examens du bac (secondaires traditionnel et rénové, nouveaux et recalés) se tiendront, comme prévu, du 26 au 29 juillet en cours.

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Il est coutume chez nous en Haïti de débuter l'année avec une bonne soupe au giraumon. Symbole de notre indépendance du 1er janvier 1804, la soupe au giraumon est plus connue dans notre pays sous le nom de Soup Joumou. Qu'on la prépare soi-même ou qu'on aille la déguster chez des parents, voisins et amis, pas question pour les haïtiens d'ici et d'ailleurs de rater la fameuse soupe joumou sous aucun prétexte ce 1er janvier. Tout en vous souhaitant nos vœux les meilleurs pour l'année 2017, HPN vous propose la recette de la Soupe au Giraumon/ Soup Joumou.

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Connu sous le nom de Malanga en Haïti, le chou dur est un légume d’Amérique du Sud. Le chou dur (malanga) est l’un des aliments les moins allergéniques. Riches en fibres, potassium, hydrate de carbone, glucides, il  aide à contrôler la pression artérielle, aide à maintenir les niveaux de sucre dans le sang, contribue à améliorer la constipation et réduit le risque de maladie cardiaque. 

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La tomate est un légume-fruit important pour la santé. Consommée crue ou cuite, en plus d’apporter un peu de couleur rouge à nos plats, la tomate apporte également de l’énergie à notre corps. Cet aliment sain, rafraîchissant, peut être mangé chaque jour.   

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La République d'Haïti a fait l'émerveillement des barbadiens, des internautes du monde entier, notamment, de tous ceux qui suivaient le défilé qu'a organisé la Barbade, dimanche 21 Août, à l'occasion de l'ouverture officielle de la 13è édition du plus grand événement interculturel régional, Carifesta, réunissant les pays membres du Marché Commun de la Caraïbe (CARICOM).

"Parade citoyenne", c'est le nom de la présentation qu'Haïti a exposée sur le parcours. Une idée du Directeur Artistique de l'événement, Erol Josué, aussi Directeur Général du Bureau National d'Ethnologie d'Haïti (BNE).

Mais à côté de tout ce succès, il y a la main de l'humble styliste et modiste haïtienne, Arnelle Laguerre.

Née le 17 avril 1962, à Jérémie, dans le Département de la Grand'Anse, Arnelle Laguerre a fait la haute couture et travaille dans ce domaine depuis plus de 25 ans.

Sans trop le dire, elle a déjà habillé beaucoup de personnalités haïtiennes et d'artistes de renommée internationale, jusqu'à vêtir des familles présidentielles et des membres de Gouvernements.

"J'ai habillé l'ancienne première-Dame haïtienne de la République, Sophia Martelly, pendant 4 ans. J'ai fait des costumes de circonstances pour l'ancien Président Michel Martelly, notamment, pour le bal des reines organisé dans le Nord du pays, au Palais Sans Souci, à l'occasion du Carnaval tenu au Cap-Haïtien.", a confié Arnelle Laguerre, discrète, sans vouloir citer les noms des grandes familles de la Capitale qu'elle a déjà costumées.

"C'est avec un grand plaisir que j'ai répondu à l'invitation de l'Artiste, Érol Josué, pour confectionner ces costumes symbolisant les différentes périodes de l'histoire d'Haïti", a dit Arnelle Laguerre, expliquant qu'elle a fait de son mieux pour représenter les diverses périodes haïtiennes.

De la robe de la Reine Anacaona, pionnière du leadership féminin de la terre d'Haïti Quisqueya ou Boyo, la perle des Antilles, en passant par les costumes des Généraux, héros de la guerre de l'Indépendance d'Haïti, tout a été confectionné sur mesure afin de vendre la culture du pays aux étrangers et de faire la promotion du patrimoine culturel et de susciter la curiosité des touristes", a expliqué Mme Laguerre.

"J'ai voulu, par ces costumes, faire la promotion d'Haïti et présenter la culture nationale au monde entier. C'est la satisfaction des Haïtiens et l'effet que tout cela fait à l'étranger qui me rendent heureuse", a confié Arnelle Laguerre.

Notons qu'Arnelle Laguerre a été honorée par la Première-Dame haïtienne, Martine Moïse, et le Directeur Général du Bureau National d'Ethnologie (BNE),  Érol Josué, en reconnaissance de ses œuvres.

Jean Jul Désauguste
HPN, depuis Barbade

Haïti a marqué les esprits lors de la parade artistique marquant l’ouverture officielle de la 13ème édition de la plus grande manifestation interculturelle de la Caraïbe, dimanche 20 Août 2017, à la Barbade. C'est avec une "parade citoyenne" relatant toute l'histoire d'Haïti que le pays s'est fait représenter au défilé officiel de l'événement.

Une palette de stars, d'artistes de génie, de danseurs, de chanteurs à talents et en herbes et de personnalités publiques haitiennes, a composé le défilé d'Haïti qui a fait revivre toutes les périodes ayant jalonné l’évolution du premier peuple noir à proclamer son indépendance le premier Janvier 1804.

De l'âge des  taïnos, au triomphe des Généraux les plus légendaires de l'histoire militaire de l'humanité, jusqu'à la nation nègre, effrontée, maître du rythme et aussi têtue que le soleil, Haïti a brillé de mille feux à la parade internationale de Carifesta 2017, à la Barbade.

Ce que les officiels Barbadiens n'ont pas manqué de souligner à vive voix, lors de leurs interventions en la circonstance.

La participation d'Haïti à cette manifestation culturelle de portée régionale et internationale vient réaffirmer l'imagination créatrice de nos artistes et créateurs de génie et confirmer la dimension expressive de notre art et de notre culture.

Au cours de la même soirée des cérémonies officielles d’ouverture, le quartier touristique d’Oistin’s Park avait rendez-vous avec le ténor Haïtien de la Musique Racine, Boukman Eksperyans. La bande à Lòlò et Manzè a bien assuré, comme d'habitude.

Ces illustres spectateurs, notamment le Premier Ministre Barbadien, Freundel Stuart; le Secrétaire Général du CARICOM, Irwin Laroque et l’écrivaine américaine d’origine haïtienne, Edwige Danticat, se sont bien régalés de la performance d’une heure et demie du groupe haïtien.

Rappelons que la 12e édition de Carifesta a été organisée en Haïti, en Août 2015 et l'édition de cette année se déroule à la Barbade du 17 au 29 Août.

Jean Jul Désauguste
Hpn, depuis Barbade

Les entreprises juvéniles spécialisées dans la mode sont peu courantes dans le pays. Comme pour défier cette tendance, Calubu  Collections, depuis quatre années s’initient dans la mode en confectionnant des objets de tout genre. Nombreux sont ceux qui portent ces derniers jours les créations de Calubu.

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Les habitants du quartier Loé dans la zone de Juvénat, Pétion˗Ville, ont découvert 6 personnes inanimées à l’intérieur d’une maison dans la matinée du 28 mars. Ces dernières, apparemment membres d’une même famille, portaient des traces de coups et de blessures. Les deux plus jeunes succomberont suite à cette attaque mystérieuse. Stupéfiés, les habitants de la zone attribuent les faits au surnaturel. Retour sur une histoire rocambolesque avec Kervens Olivier qui a été recueilli les témoignages des habitants du quartier pour l’agence

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Un camion contenant trois cents (300) sacs de riz de dix kilogrammes a été confié le 12 février 2020 à un leader communautaire en prélude à la préparation d'une distribution qui devrait avoir lieu à Lilavois 29 en plaine, au profit de la population nécessiteuse dans le cadre du projet "Panye Solidarite".

 

 

Malheureusement, ce camion rempli de riz a été intercepté pour sa commercialisation au marché "la bastille" de Mirebalais, ont annoncé jeudi les responsables du Fonds d’Assistance Economique et Sociale dans un communiqué.

 

 

Informé de la situation, le bureau régional du FAES dans le département du Centre a alerté les autorités policières et judiciaires qui se sont rendues sur les lieux pour faire le constat légal. Quatre personnes ont été interpellées et le dossier a été transféré au Parquet de la juridiction pour les suites nécessaires, a-t-on appris.

 

 

 

Le FAES encourage la population haïtienne en général et les bénéficiaires du Programme "Kore Pèp" en particulier à dénoncer tout cas similaire dont ils auraient connaissance pour ne pas se faire complice de tels agissements.

 

 

 

 

 

Jean Chrisnol Prophète

 

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Des centaines de personnes habillées en couleur blanche ont marché pacifiquement dimanche dans les rues de Port-au-Prince pour dénoncer le viol perpétré contre des étudiantes qui revenaient des cours dans un quartier de la capitale, ont constaté des reporters de Haiti Press Network.

 

Le défilé a été organisé par des organisations de féministes qui se sont dit outrées par les violences subies par les femmes dans le pays et notamment les viols qui se sont multipliés ces dernières semaines ciblant des jeunes femmes.

 

« Il faut rompre le silence et dénoncer ces actes odieux », ont dénoncé les participants qui ont appelé la justice à faire son travail.

 

Les participants à la marche ont circulé dans plusieurs rues de la ville scandant des slogans contre la violence et le viol dont sont victimes des femmes.

 

 

 

À l’initiative de plusieurs associations de Journalistes dont l’AHJI, l’AHJEDD et l’AJH en collaboration avec Radio Vision 2000 une messe de requiem a été célébrée en l’Eglise Saint-Louis Roi de France à Turgeau samedi, en mémoire de notre confrère Diego Charles et de la militante Marie Antoinette Duclaire, assassinés dans la nuit du 29 au 30 juin dernier à Christ-Roi.

 

Plusieurs proches de la famille, amis, collaborateurs et confrères de Diego Charles ont pris part à cette cérémonie présidée par le Rev. Père Laurent Pierre.

 

Dans son homélie de circonstance, le religieux a dénoncé l’injustice et l’inégalité sociale qui caractérise la société haïtienne qui ont causés la mort de Diego Charles.

 

Père Laurent Pierre a salué le travail impeccable de Diego Charles qu’il a présenté comme un professionnel combatif, respectueux et plein d’humilité.

« Diego Charles a été l’un des meilleurs reporter à la Vision2000, très fougueux, très dynamique », a vanté Enock Arisma directeur de l’information de la salle de des nouvelles de Vision2000.

 

« Que son âme repose en paix, que ses assassins ne retrouvent plus jamais de sommeil. Qu’ils soient arrêtés, jugés et sanctionnés. On ne demande pas plus » a lâché avec une voix triste Enock Arismat.

 

Trop ému au moment de présenter ses mots de circonstance, Hansy Mars, coordonnateur de l’AHJEDD dont Diego Charles était un membre, n’a pas pu terminer ses propos.

 

Ruben Dumont de l’AHJI a eu le courage de prendre sa place pour remercier tous ceux et celles qui ont contribué à la réussite de cette messe de requiem en mémoire de Diego Charles.

 

Après la cérémonie religieuse, une offrande florale a été effectuée sur les lieux du crime à la rue Acacia à Christ-Roi. Des collaborateurs et proches de Diego Charles étaient inconsolables en la circonstance.

 

 

 
 
La 28ème édition de la Journée mondiale de la liberté de la presse s’est tenue ce lundi 3 mai 2021, sous le thème : « L’information comme bien public », au Kinam I, à Pétion Ville. Une initiative du bureau de l’UNESCO en Haïti, le système des Nations Unies, de concert avec l’Observatoire numérique en Haïti (OBNH).
 
 
 
Cette cérémonie déroulée en présence du Ministre de la Culture et de la Communication, M. Pradel Henriquez, a été l’occasion pour le Responsable de l’Observatoire Numérique en Haïti, de faire une véritable plaidoirie en faveur des médias en ligne qui diffusent des informations en temps réel et dépassent souvent  les médias traditionnels. 
 
 
D'autres personnalités importantes ont pris part à cette cérémonie spéciale notamment le Représentant du Coordonnateur Résident des Nations Unies et Chargé du Bureau de l’UNESCO en Haïti, M. Elmehdi Ag Muphtah, le Directeur régional de l’OIF en Haïti, M. Emmanuel Adjovi , le Chef de Coopération de l’UE, Anicetto Rodriguez, le Secrétaire Général de l’Association des Journalistes Haïtiens (AJH), Jacques Desrosiers et le Président de l’Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH), Jacques Sampeur.
 
 
Selon M. Sampeur, les médias en ligne ont fait un pas en avant, il faut le reconnaître. Les médias sociaux informent en continu, et ce, malgré les actes d’intimidation, les brutalités policières qu’il déplore amèrement.
 
 
Quant au Chef de la Coopération de l’UE en Haïti, Anicetto Rodriguez, l’information comme bien public, désigne la valeur incontestable d’une information vérifiée et fiable en distinguant le faux du vrai. L’union Européenne, est  donc préoccupée par la liberté de la presse, le droit à l’information et la sécurité des journalistes en Haïti. Emmanuel Adjovi, le Directeur régional de l’OIF en Haïti, dans sa courte présentation, propose une transformation majeure dans le secteur de la presse. M. Adjovi se questionne sur l’absence d’un plateau technique, qui pourrait connecter Haïti avec le reste du monde.
 
 
 
Le Chargé de l’UNESCO en Haïti, Elmehdi Ag Muphtah, priorise l’accès à l’information comme droit fondamental qui puisse contribuer pleinement à renforcer la démocratie. Le Ministre de la Culture et de la Communication, de son côté, croit que la liberté de la presse, est une question qui mérite une attention particulière. Au cours des prochains mois, dit-il, le Ministère de la Culture et de la Communication veut continuer à œuvrer pour un meilleur environnement médiatique en Haïti, dans le contexte à la fois structurel mais aussi conjoncturel. Le Ministre dit penser notamment aux grands rendez-vous à venir: à savoir le référendum constitutionnel mais aussi les élections. 
 
 
 
Deux Ateliers ont été organisés à l’occasion dont l’un sur les médias et la lutte contre la désinformation, et l’autre, protection et sécurité des journalistes, animés respectivement par Max Lyron et Phares Jérôme. 
 
 
 
Yves Paul LEANDRE 
 
 

« Tais-toi ou tu seras la prochaine ». De telles menaces, la journaliste d'investigation philippine Maria Ressa en est une habituée. Le jury de l'Unesco lui a décerné cette année son prix de la liberté de la presse. 

 

« Son cas est emblématique des tendances mondiales qui représentent une réelle menace pour la liberté de la presse et donc pour la démocratie », a estimé le jury de l'Unesco. Harcelée sur les réseaux sociaux, poursuivie en justice et condamnée pour « cyberdiffamation » l'an dernier, la directrice du site d'information Rappler dénonce les tentatives de museler la presse partout dans le monde.

 

RFI : Quelles menaces pèsent aujourd’hui sur la liberté de la presse ?

Maria Ressa : Le plus grand problème aujourd’hui, c’est que des faits irréfutables sont mis en cause. C’est un phénomène nouveau. Les journalistes ont perdu leur pouvoir de filtrer et de vérifier les informations. Les nouvelles technologies ont en quelque sorte « kidnappé » cette responsabilité. Si vous n’avez plus de faits, vous n’avez plus de vérité. Sans la vérité, il n’y plus de confiance. Et sans cette confiance, la bataille pour la vérité est impossible à mener, surtout en ces temps de défis existentiels comme le changement climatique et la pandémie du coronavirus.

 

Des plateformes qui prétendent nous informer nous délivrent des mensonges, assortis de colère et de haine. Nous les voyons sur les réseaux sociaux, ces cyberarmées payées par des dirigeants autoritaires qui s’attaquent à la démocratie. C’est une tendance dans de nombreux pays qui doit être combattue. Il n’a jamais été plus dangereux d’être journaliste et de surcroît une femme journaliste. Mais en même temps, les défis sont énormes et la mission des journalistes n’a jamais été aussi importante pour préserver la démocratie. Il est temps pour nous de travailler ensemble et de résister. 

 

 

La pandémie a-t-elle encore exacerbé la tentation des dirigeants de museler la presse indépendante ?

Nous devons faire en sorte que le virus ne contamine pas la démocratie. Nous l’avons vu aux Philippines, où le gouvernement a profité de la pandémie, des confinements successifs et des mille milliards de pesos de crédits empruntés aux banques pour consolider son pouvoir. Nous en payons toujours les conséquences. Notre président Rodrigo Duterte, tout comme Jaïr Bolsonaro au Brésil, a nommé des anciens généraux de l’armée pour gérer la réponse à cette crise sanitaire. C’est un désastre qui s’est encore rajoutée à la catastrophe de la pandémie. Le coût de cela est extrêmement élevée. Car en ces temps du coronavirus, des mensonges tuent. L’incompétence tue. J’espère qu’à la fin de cette crise sanitaire émergera une gouvernance qui sera davantage basée sur des données scientifiques.

 

HPN

Source : RFI

 

En 2030, des milliards de personnes à travers le monde n’auront pas accès à des services d’approvisionnement en eau potable, d’assainissement et d’hygiène gérés en toute sécurité si le taux de progression actuel n’est pas multiplié par quatre, d’après un nouveau rapport de l’OMS et de l’UNICEF.

 

Le rapport du Programme commun OMS/UNICEF de suivi de l’approvisionnement en eau, de l’assainissement et de l’hygiène intitulé Progress on household drinking water, sanitation and hygiene 2000 – 2020 (« Progrès en matière d’eau potable, d’assainissement et d’hygiène des ménages, 2000-2020 ») présente des estimations sur l’accès des ménages au cours des cinq dernières années aux services d’approvisionnement en eau potable, d’assainissement et d’hygiène gérés en toute sécurité et évalue les progrès accomplis en vue d’atteindre le sixième objectif de développement durable (ODD). Ce dernier consiste à « garantir l’accès de tous à des services d’alimentation en eau et d’assainissement gérés de façon durable d’ici à 2030 ». Pour la première fois, le rapport présente également des données nationales émergentes sur la santé menstruelle.

 

En 2020, environ une personne sur quatre n’avait pas accès à de l’eau potable gérée en toute sécurité à son domicile et près de la moitié de la population mondiale était privée de services d’assainissement gérés en toute sécurité. La pandémie de COVID-19 a souligné le besoin urgent de donner à tout le monde la possibilité de se laver correctement les mains. Au début de la pandémie, trois personnes sur dix dans le monde ne disposaient d’aucune installation à domicile permettant de se laver les mains avec de l’eau et du savon.

 

« Se laver les mains est l’un des moyens les plus efficaces de prévenir la propagation de la COVID-19 et d’autres maladies infectieuses mais des millions de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à un approvisionnement fiable et sûr en eau », déclare le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « Si nous voulons mettre fin à cette pandémie et établir des systèmes de santé plus résilients, investir dans le domaine de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène doit être une priorité mondiale. »

 

Les progrès réalisés demeurent insuffisants

 

Le rapport souligne que certains progrès ont été accomplis en vue de parvenir à l’accès universel à des services d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène (EAH) de base. En effet, entre 2016 et 2020, la proportion de la population mondiale ayant accès à de l’eau potable gérée en toute sécurité à domicile a augmenté, passant de 70 % à 74 % tandis que l’accès aux services d’assainissement gérés en toute sécurité est passé de 47 % à 54 % et l’accès aux installations permettant de se laver les mains avec de l’eau et du savon de 67 % à 71 %.

 

En 2020, pour la première fois, les installations améliorées d’assainissement sur site, par exemple les latrines à fosse et les fosses septiques, qui permettent de contenir et de traiter les déchets, ont davantage été utilisées que le réseaux d’égouts. Aussi, il est nécessaire que les gouvernements veillent à fournir un appui adéquat à l’assainissement sur site géré en toute sécurité, y compris au traitement des boues fécales.

 

Un besoin urgent d’investissement

 

Le rapport indique clairement que si les tendances actuelles se poursuivent, des milliards d’enfants et de familles resteront privés de services EAH essentiels et vitaux, et précise que d’ici à 2030 :

 

  • Seuls 81 % de la population mondiale auront accès à de l’eau potable à domicile, tandis qu’1,6 milliard de personnes en seront toujours privées ;
  • Seuls 67 % bénéficieront de services d’assainissement sûrs, laissant de côté 2,8 milliards de personnes ;
  • Et seuls 78 % auront accès à des installations de base de lavage des mains, quand 1,9 milliard de personnes en seront toujours dépourvues.

 

Le rapport signale également de profondes inégalités, les enfants et les familles vulnérables étant les plus durement touchés. Pour parvenir d’ici à 2030 à l’accès universel à l’eau potable gérée en toute sécurité, il faudrait multiplier par 10 le rythme actuel de progression dans les pays les moins avancés. Dans les contextes fragiles, où le risque de manquer d’eau potable est deux fois plus élevé, ce taux devrait être multiplié par 23.

 

« Avant la pandémie, des millions d’enfants et de familles manquaient déjà cruellement d’eau salubre, d’un assainissement sûr et d’un endroit où se laver les mains », explique la Directrice générale de l’UNICEF, Henrietta Fore. « Malgré les progrès remarquables réalisés à ce jour pour étendre ces services vitaux, les besoins, croissants et très préoccupants, restent supérieurs aux moyens dont nous disposons pour y répondre. Il est temps d’accélérer considérablement nos efforts pour répondre aux besoins les plus élémentaires de chaque enfant et de chaque famille en matière de santé et de bien-être, en leur permettant en particulier de combattre des maladies infectieuses comme la COVID-19. »

 

Parmi les autres principaux constats du rapport figurent les points suivants :

 

  • Huit personnes sur dix privées de services d’approvisionnement en eau de base vivent en milieu rural. Les services d’assainissement gérés en toute sécurité bénéficient à 62 % de la population urbaine mondiale mais à seulement 44 % de la population rurale.
  • C’est en Afrique subsaharienne que les progrès sont les plus lents. Seuls 54 % des habitants de cette région utilisent de l’eau potable, une proportion qui chute à 25 % dans les contextes fragiles.
  • D’après les données émergentes sur la santé menstruelle, de nombreux pays comptent une proportion importante de femmes et de filles ne pouvant répondre à leurs besoins en matière de santé menstruelle, des disparités importantes existant en particulier parmi les groupes vulnérables, tels que les populations pauvres et les personnes handicapées.

 

Accélérer l’accès à l’EAH requerra des organismes internationaux, des gouvernements, de la société civile et du secteur privé qu’ils hissent cette problématique au rang des priorités aux plus hauts niveaux des processus décisionnels. Pour ce faire, la question de l’EAH doit être constamment inscrite à l’ordre du jour des réunions politiques de haut niveau afin que les États Membres puissent suivre les progrès accomplis dans ce domaine. Cette démarche est particulièrement importante dans le contexte de l’examen à mi-parcours de la Décennie d’action sur l’eau qui aura lieu en 2023, puisqu’il s’agira de la première conférence des Nations Unies sur l’eau et l’assainissement depuis près de 50 ans.

 

 

L'Agence Française de Développement (AFD) et le Fonds Haïtien pour la Biodiversité (FHB) ont paraphé, le mercredi 16 juin 2021, un accord en vue du financement à hauteur de 11 millions d'euros des projets durables sur l'environnement et le climat en Haïti.

 

"31 aires protégées Co-habitent en Haïti et sont en pleine dégradation", tel est le constat de l'ambassadeur plénipotentiaire de la France en Haïti, José Gomez justifiant la contribution financière de l'AFD dans la préservation du bien commun.

 

José Gomez a indiqué que le fonds sera utilisé dans certains projets préservant la biodiversité  dont la protection des Mangroves à Saint Louis du Sud, des orchidées, des tortues, etc...

 

Le président du fonds thaïtien pour la biodiversité, Huswald Timothée, a  remercié les autorités françaises de ce support gigantesque en faveur de l'environnement et le climat en Haïti. Il en a profité pour appeler à la mobilisation dudit fonds dans les meilleurs délais. Huswald Timothée a informé qu'un million d'euros du fonds ira aux assistances techniques et 10 millions serviront au financement de projets d'envergure que proposeront les acteurs évoluant dans ce champ.

 

Gaëlle Letilly, directrice de l'AFD, quant à elle, s'est réjouie de cette signature de la convention de financement. Elle dit espérer voir de réels impacts d'un tel fonds sur l'environnement et le climat dans le pays à l'horizon 2026 date de l'expiration du pacte.

 

Notons que la République de France, la Banque Mondiale et l'Allemagne ont tous mis des enveloppes de financements de la biodiversité dans le pays.

 

Diverses personnalités ont pris part à cette cérémonie de signature dont le directeur général du Ministère de l'Environnement, Astrel Joseph et l'ambassadeur de la République  d'Allemagne en Haïti, Jens-Kraus Massé.

Après plus d’une douzaine d’années de lancement du projet de construction, suite à un article que j’avais publié dans le journal Le Matin sous le gouvernement de Jacques Édouard Alexis titré : « La route de la honte ! », la route nationale # 7 qui mène au département de la Grand’Anse, est devenue enfin une route digne de son nom, constate Haiti Press Network.

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L’administration américaine décide d’accorder le TPS pour 18 mois aux compatriotes qui se trouvent aux Etats-Unis jusqu’au 29 juillet 2021 en lieu et place de la date du 21 mai, évoquée antérieurement.

 

Pour justifier cette décision, l’administration de Joe Biden a mis en avant les conditions sociopolitiques et économiques qui ont empiré en Haïti ces dernières années.

 

L’arrêté  modifiant le précédent document sera publié le 3 Aout prochain, date à laquelle les personnes concernées pourront commencer à envoyer leur application au service de l’immigration américaine.

 

« Les personnes qui font une demande du TPS pour la désignation en faveur d’Haïti doivent soumettre le Formulaire I-821, Demande de Statut de Protection Temporaire au cours de la période d'enregistrement initiale de 18 mois qui s'étend du 3 août 2021 au 3 février 2023. Les candidats au TPS sous la désignation en faveur d'Haïti peuvent soumettre le formulaire I-821 en ligne.

 

Lorsqu’ils soumettent l’application pour la demande du TPS, les candidats peuvent également demander des documents d’Autorisation d'Emploi en soumettant le Formulaire I-765, Demande d’Autorisation d’Emploidûment rempli, avec leur formulaire I-821. Les postulants peuvent également soumettre le formulaire I-765 en ligne. » precise le gouvernement américain dans un communiqué dont la redaction  en exclusivité a pris connaissance.  

 

Le processus d'inscription débutera la semaine prochaine lors de la publication du Federal Register Notice (FRN). Tous ceux qui souhaitent faire une demande de TPS sous cette désignation pour Haïti doivent déposer une application.

 

Ceci inclut environ 55.000 bénéficiaires Haïtiens actuels du TPS, dont la documentation liée au TPS est automatiquement prolongée au moins jusqu'au 4 octobre 2021, conformément aux ordonnances des tribunaux. Ces personnes doivent déposer une nouvelle demande de TPS sous cette désignation pour s'assurer qu'elles conservent leur statut.

 

Cette désignation pour Haïti dans le cadre du TPS permet également à environ 100.000 personnes supplémentaires de déposer des demandes initiales pour le TPS, au cas où elles seraient éligibles. Pour être éligible pour le TPS sous cette désignation, les individus doivent démontrer qu'ils ont résidé de façon continue aux États-Unis jusqu’au 29 juillet 2021.

 

Suite aux récents événements survenus en Haïti, y compris l'assassinat en juillet du Président Jovenel Moïse, le secrétaire d'etat Mayorkas a modifié cette date par rapport à ce qui a été annoncé précédemment. Les personnes qui tentent de se rendre aux États-Unis après le 29 juillet 2021 ne seront pas éligibles au TPS et pourront être expulsées ou renvoyées.

 

On se croirait en plein désert de l'Irak après l'invasion américaine. L'odeur de la mort est partout dans la banlieue de Martissant, 3e circonscription de Port-au-Prince. Un long désert de maisons fantômes abandonnées par leurs occupants fuyant la fureur des gangs s'observe péniblement par des braves passagers. Des cadavres en putréfaction jonchent le sol dans des des endroits de ce quartier sensible devenu tristement historique. La guerre fait rage entre les gangs armés qui se battent pour étendre leur territoire.

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Une importante foule de partisans et de sympathisants du président Jovenel Moïse a gagné vendredi les rues à Port-de-Paix, dans le Nord-Ouest, en vue de témoigner leur solidarité à la famille présidentielle et au peuple haïtien après l'assassinat du chef de l'état, soulignant que son rêve ne mourra jamais.

 

Les partisans et sympathisants du président Jovenel Moïse, assassiné chez lui le mercredi 7 juillet dernier, ont marché dans la ville de Port-de-Paix, brandissant des pancartes pour exiger que justice soit faite et que les responsables soient jugés.

 

La manifestation qui avait démarré au Boulevard des 3 Rivières réunissait des milliers de personnes arborant, pour la plupart des T-shirts blancs portant des messages de sympathie au président défunt.

 

« On a tué le président mais son rêve demeure vivant », pouvait-on lire sur certains T-shirts des protestataires, dont certains étaient très hostiles à la frange radicale de l’opposition qui avait déjà, disent-ils, tué moralement le chef de l’état de son vivant.

 

La bourgeoisie est complice dans l’assassinat physique de notre président, déploraient les manifestants qui portaient également des maillots floqués de son effigie.

 

La manifestation de ce vendredi a eu lieu alors que le pays de trouve en état de siège ce qui interdit toute forme de mouvement populaire sur la voie publique.

 

Jovenel Moise a été tué chez lui dans la nuit du 6 au 7 juillet dernier dans des circonstances qui n’ont toujours pas été élucidées. Ses funérailles auront lieu dans une semaine, le vendredi 23 juillet au Cap-Haïtien, dans le nord du pays, selon les vœux de sa famille.

 

Des cérémonies auront lieu les mercredi 21 et jeudi 22 juillet, a annoncé le ministre de la culture et de la communication, Pradel Henriques.

 

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