Dernieres Nouvelles

 

 

L’Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS) demande aux autorités haïtiennes de reconsidérer leur décision de ne pas recevoir le Vaccin AstraZeneca, contre le Covid-19.

 

« Si Haïti confirme qu'elle ne recevra pas les vaccins offerts par l’OPS, ils seront affectés à d'autres pays », a affirmé Jarbas Barbosa, son directeur adjoint, lors d’une conférence de presse virtuelle.

 

L'Organisation Panaméricaine de la Santé a travaillé avec le gouvernement d'Haïti pour préparer le plan de vaccination, en lui conseillant de faire les changements administratifs et juridiques nécessaires pour permettre l'entrée des vaccins, a souligné Barbosa, dont les propos sont rapportés par AP.

 

Il a précisé que le gouvernement haïtien a informé l’OPS qu'il ne souhaitait pas recevoir les vaccins AstraZeneca. Jarbas Barbosa soutient qu'il n'y a aucune option pour changer ces doses en un autre vaccin dans les pays qui les reçoivent sous forme de dons.

 

Le directeur général du ministère de la santé publique, le docteur Lauré Adrien, cité par AP, a imputé le retard des vaccins aux préoccupations concernant les doses d'AstraZeneca et au fait que le pays manque d'infrastructures pour le stocker correctement.

 

Les haïtiens optent pour un vaccin à dose unique, alors que le vaccin AstraZeneca est administré en deux doses.

 

 

Le docteur Jean William Pape est nommé membre du Conseil Scientifique de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS/WHO). En effet, le directeur des Centres GHESKIO (Groupe Haïtien d’Étude du Sarcome de Kaposi et des Infections Opportunistes) fait son entrée magistrale au Conseil Scientifique de l’OMS.

 

Cette nomination peut être vue comme le couronnement d’un long parcours en Haïti et aux États-Unis. Aux côtés des autres membres du Conseil, le Dr. Pape est chargé de favoriser la sécurité sanitaire mondiale.

 

Infectiologue, membre régulier de GRAHN-Monde, et professeur à l’Université, le Dr. Jean William Pape est engagé dans la lutte contre le VIH/SIDA en Haïti depuis des lustres.

 

Ce médecin de renommée internationale qui vient d’être nommé membre du Conseil Scientifique de l’OMS/WHO est détenteur de plus de sept (7) prix dont trois (3) Scientifiques d’organisations œuvrant dans le domaine de la santé publique.

 

Alors que la pandémie de COVID-19 a mis plusieurs pays du monde à genoux, le Dr Jean William Pape est reconnu et salué pour avoir contribué hautement dans la lutte visant à freiner la propagation du virus ici en Haïti.

 

 

Suite aux affrontements entre groupe de gangs armés  à Cité Soleil, Médecins sans frontières(MSF) a annoncé le transfert de plusieurs de ses patients dans la commune de Tabarre. Dans une note publiée mercredi 24 février 2021, MSF dénonce la recrudescence des actes de violences à proximité de son Centre à Drouillard dans le plus grand bidonville de la Capitale.

 

Le Centre de santé s'occupant des brûlés graves dans la zone de cité au  Soleil est sous le feu des gangs armés s'affrontant pour le contrôle de ce bidonville situé à quelques mètres de l'Aéroport Toussaint Louverture à Port au Prince. Depuis quelques mois, le calme était revenu dans cette commune, mais les hommes de Jimmy Chérizier alias Barbecue et ses alliés, veulent prendre le contrôle la zone.

 

Des tirs nourris sont entendus à longueur de journée depuis plusieurs semaines. Une situation qui a de graves  conséquences sur le fonctionnement du Centre. Le Personnel semble être menacé par  les tirs  à proximité du local de MSF. Dans ce sens, plusieurs malades ont été transférés au Centre de Tabarre, une autre commune située à un jet de pierre de Cité Soleil.

 

HPN

 

  

Lancement officiel, le mercredi 5 mai 2021, à Pétion-Ville, de PROFORMAH. Ce programme présenté par le Bureau de la Secrétaire d’État à la Formation travaillant sous la tutelle du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), devrait permettre à plusieurs centaines de jeunes de rentrer sur le marché du travail après un cycle de formation. 

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En vue de faire le point sur les travaux menés depuis le lancement en février 2021 et à préparer les phases suivantes, notamment celles liées à la production de séquences pédagogiques, un atelier de travail réunissant l’ensemble des équipes impliquées  dans le projet NECTAR (Nouvelle éducation citoyenne tournée vers l’avenir) s’est déroulé, ce mercredi 5 mai 2021, à l’Institut haïtien de formation en science de l’éducation (IFHOSED) situé à Puits Blain, a constaté Haiti Press Network.

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Le samedi 23 avril 2021, la professeure Marie Josette MALVOISIN qui venait de dispenser son cours à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de l'UEH a été enlevée puis séquestrée informe le Rectorat de l’Université d’Etat d’Haïti.

 

La plus haute instance de l’université d’Etat en a profité pour condamner cet acte barbare et réclamer la libération immédiate et sans condition de la professeure MALVOISIN.

 

Les membres de la communauté universitaire continuent à être la cible de cette situation d’insécurité qui tend à gagner de plus en plus d’ampleur, constate douloureusement le rectorat avec la plus grande passivité des autorités. "Le 21 février 2021, l'étudiant de la Faculté de Linguistique Appliquée Junior Albert AUGUSMA a été enlevé, alors qu’il revenait du Sud-est du pays. Ensuite, le 28 février dernier, c’était le cas de l'étudiant Hans David TELEMAQUE de la FMP/UEH qui lui aussi a été kidnappé. C’en est assez ! C’en est trop ! Il est inconcevable que ces actes innommables persistent et perdurent dans l’impunité la plus totale", rappelle le rectorat.

 

La plus haute instance de l'Université d'Etat d'Haïti demande à la communauté universitaire d’apporter sa solidarité totale à la victime et à ses proches jusqu'à ce qu'elle retrouve sa liberté.

 

Le Rectorat demande aux autorités compétentes de l’Etat, en particulier celles de la justice et de la police haïtiennes de faire la lumière immédiatement sur le kidnapping de la professeure Marie Josette MALVOISIN, de la remettre à sa famille et de punir les coupables conformément à la loi.

 

Par ailleurs, il exhorte ces autorités à mettre tout en oeuvre pour en finir une fois pour toute avec ce climat de terreur qui prend des proportions de plus en plus inquiétantes.

 

 

Godson LUBRUN

Il est coutume chez nous en Haïti de débuter l'année avec une bonne soupe au giraumon. Symbole de notre indépendance du 1er janvier 1804, la soupe au giraumon est plus connue dans notre pays sous le nom de Soup Joumou. Qu'on la prépare soi-même ou qu'on aille la déguster chez des parents, voisins et amis, pas question pour les haïtiens d'ici et d'ailleurs de rater la fameuse soupe joumou sous aucun prétexte ce 1er janvier. Tout en vous souhaitant nos vœux les meilleurs pour l'année 2017, HPN vous propose la recette de la Soupe au Giraumon/ Soup Joumou.

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Connu sous le nom de Malanga en Haïti, le chou dur est un légume d’Amérique du Sud. Le chou dur (malanga) est l’un des aliments les moins allergéniques. Riches en fibres, potassium, hydrate de carbone, glucides, il  aide à contrôler la pression artérielle, aide à maintenir les niveaux de sucre dans le sang, contribue à améliorer la constipation et réduit le risque de maladie cardiaque. 

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La tomate est un légume-fruit important pour la santé. Consommée crue ou cuite, en plus d’apporter un peu de couleur rouge à nos plats, la tomate apporte également de l’énergie à notre corps. Cet aliment sain, rafraîchissant, peut être mangé chaque jour.   

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La République d'Haïti a fait l'émerveillement des barbadiens, des internautes du monde entier, notamment, de tous ceux qui suivaient le défilé qu'a organisé la Barbade, dimanche 21 Août, à l'occasion de l'ouverture officielle de la 13è édition du plus grand événement interculturel régional, Carifesta, réunissant les pays membres du Marché Commun de la Caraïbe (CARICOM).

"Parade citoyenne", c'est le nom de la présentation qu'Haïti a exposée sur le parcours. Une idée du Directeur Artistique de l'événement, Erol Josué, aussi Directeur Général du Bureau National d'Ethnologie d'Haïti (BNE).

Mais à côté de tout ce succès, il y a la main de l'humble styliste et modiste haïtienne, Arnelle Laguerre.

Née le 17 avril 1962, à Jérémie, dans le Département de la Grand'Anse, Arnelle Laguerre a fait la haute couture et travaille dans ce domaine depuis plus de 25 ans.

Sans trop le dire, elle a déjà habillé beaucoup de personnalités haïtiennes et d'artistes de renommée internationale, jusqu'à vêtir des familles présidentielles et des membres de Gouvernements.

"J'ai habillé l'ancienne première-Dame haïtienne de la République, Sophia Martelly, pendant 4 ans. J'ai fait des costumes de circonstances pour l'ancien Président Michel Martelly, notamment, pour le bal des reines organisé dans le Nord du pays, au Palais Sans Souci, à l'occasion du Carnaval tenu au Cap-Haïtien.", a confié Arnelle Laguerre, discrète, sans vouloir citer les noms des grandes familles de la Capitale qu'elle a déjà costumées.

"C'est avec un grand plaisir que j'ai répondu à l'invitation de l'Artiste, Érol Josué, pour confectionner ces costumes symbolisant les différentes périodes de l'histoire d'Haïti", a dit Arnelle Laguerre, expliquant qu'elle a fait de son mieux pour représenter les diverses périodes haïtiennes.

De la robe de la Reine Anacaona, pionnière du leadership féminin de la terre d'Haïti Quisqueya ou Boyo, la perle des Antilles, en passant par les costumes des Généraux, héros de la guerre de l'Indépendance d'Haïti, tout a été confectionné sur mesure afin de vendre la culture du pays aux étrangers et de faire la promotion du patrimoine culturel et de susciter la curiosité des touristes", a expliqué Mme Laguerre.

"J'ai voulu, par ces costumes, faire la promotion d'Haïti et présenter la culture nationale au monde entier. C'est la satisfaction des Haïtiens et l'effet que tout cela fait à l'étranger qui me rendent heureuse", a confié Arnelle Laguerre.

Notons qu'Arnelle Laguerre a été honorée par la Première-Dame haïtienne, Martine Moïse, et le Directeur Général du Bureau National d'Ethnologie (BNE),  Érol Josué, en reconnaissance de ses œuvres.

Jean Jul Désauguste
HPN, depuis Barbade

Haïti a marqué les esprits lors de la parade artistique marquant l’ouverture officielle de la 13ème édition de la plus grande manifestation interculturelle de la Caraïbe, dimanche 20 Août 2017, à la Barbade. C'est avec une "parade citoyenne" relatant toute l'histoire d'Haïti que le pays s'est fait représenter au défilé officiel de l'événement.

Une palette de stars, d'artistes de génie, de danseurs, de chanteurs à talents et en herbes et de personnalités publiques haitiennes, a composé le défilé d'Haïti qui a fait revivre toutes les périodes ayant jalonné l’évolution du premier peuple noir à proclamer son indépendance le premier Janvier 1804.

De l'âge des  taïnos, au triomphe des Généraux les plus légendaires de l'histoire militaire de l'humanité, jusqu'à la nation nègre, effrontée, maître du rythme et aussi têtue que le soleil, Haïti a brillé de mille feux à la parade internationale de Carifesta 2017, à la Barbade.

Ce que les officiels Barbadiens n'ont pas manqué de souligner à vive voix, lors de leurs interventions en la circonstance.

La participation d'Haïti à cette manifestation culturelle de portée régionale et internationale vient réaffirmer l'imagination créatrice de nos artistes et créateurs de génie et confirmer la dimension expressive de notre art et de notre culture.

Au cours de la même soirée des cérémonies officielles d’ouverture, le quartier touristique d’Oistin’s Park avait rendez-vous avec le ténor Haïtien de la Musique Racine, Boukman Eksperyans. La bande à Lòlò et Manzè a bien assuré, comme d'habitude.

Ces illustres spectateurs, notamment le Premier Ministre Barbadien, Freundel Stuart; le Secrétaire Général du CARICOM, Irwin Laroque et l’écrivaine américaine d’origine haïtienne, Edwige Danticat, se sont bien régalés de la performance d’une heure et demie du groupe haïtien.

Rappelons que la 12e édition de Carifesta a été organisée en Haïti, en Août 2015 et l'édition de cette année se déroule à la Barbade du 17 au 29 Août.

Jean Jul Désauguste
Hpn, depuis Barbade

Les entreprises juvéniles spécialisées dans la mode sont peu courantes dans le pays. Comme pour défier cette tendance, Calubu  Collections, depuis quatre années s’initient dans la mode en confectionnant des objets de tout genre. Nombreux sont ceux qui portent ces derniers jours les créations de Calubu.

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Les habitants du quartier Loé dans la zone de Juvénat, Pétion˗Ville, ont découvert 6 personnes inanimées à l’intérieur d’une maison dans la matinée du 28 mars. Ces dernières, apparemment membres d’une même famille, portaient des traces de coups et de blessures. Les deux plus jeunes succomberont suite à cette attaque mystérieuse. Stupéfiés, les habitants de la zone attribuent les faits au surnaturel. Retour sur une histoire rocambolesque avec Kervens Olivier qui a été recueilli les témoignages des habitants du quartier pour l’agence

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Un camion contenant trois cents (300) sacs de riz de dix kilogrammes a été confié le 12 février 2020 à un leader communautaire en prélude à la préparation d'une distribution qui devrait avoir lieu à Lilavois 29 en plaine, au profit de la population nécessiteuse dans le cadre du projet "Panye Solidarite".

 

 

Malheureusement, ce camion rempli de riz a été intercepté pour sa commercialisation au marché "la bastille" de Mirebalais, ont annoncé jeudi les responsables du Fonds d’Assistance Economique et Sociale dans un communiqué.

 

 

Informé de la situation, le bureau régional du FAES dans le département du Centre a alerté les autorités policières et judiciaires qui se sont rendues sur les lieux pour faire le constat légal. Quatre personnes ont été interpellées et le dossier a été transféré au Parquet de la juridiction pour les suites nécessaires, a-t-on appris.

 

 

 

Le FAES encourage la population haïtienne en général et les bénéficiaires du Programme "Kore Pèp" en particulier à dénoncer tout cas similaire dont ils auraient connaissance pour ne pas se faire complice de tels agissements.

 

 

 

 

 

Jean Chrisnol Prophète

 

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Des centaines de personnes habillées en couleur blanche ont marché pacifiquement dimanche dans les rues de Port-au-Prince pour dénoncer le viol perpétré contre des étudiantes qui revenaient des cours dans un quartier de la capitale, ont constaté des reporters de Haiti Press Network.

 

Le défilé a été organisé par des organisations de féministes qui se sont dit outrées par les violences subies par les femmes dans le pays et notamment les viols qui se sont multipliés ces dernières semaines ciblant des jeunes femmes.

 

« Il faut rompre le silence et dénoncer ces actes odieux », ont dénoncé les participants qui ont appelé la justice à faire son travail.

 

Les participants à la marche ont circulé dans plusieurs rues de la ville scandant des slogans contre la violence et le viol dont sont victimes des femmes.

 

 

 
 
La 28ème édition de la Journée mondiale de la liberté de la presse s’est tenue ce lundi 3 mai 2021, sous le thème : « L’information comme bien public », au Kinam I, à Pétion Ville. Une initiative du bureau de l’UNESCO en Haïti, le système des Nations Unies, de concert avec l’Observatoire numérique en Haïti (OBNH).
 
 
 
Cette cérémonie déroulée en présence du Ministre de la Culture et de la Communication, M. Pradel Henriquez, a été l’occasion pour le Responsable de l’Observatoire Numérique en Haïti, de faire une véritable plaidoirie en faveur des médias en ligne qui diffusent des informations en temps réel et dépassent souvent  les médias traditionnels. 
 
 
D'autres personnalités importantes ont pris part à cette cérémonie spéciale notamment le Représentant du Coordonnateur Résident des Nations Unies et Chargé du Bureau de l’UNESCO en Haïti, M. Elmehdi Ag Muphtah, le Directeur régional de l’OIF en Haïti, M. Emmanuel Adjovi , le Chef de Coopération de l’UE, Anicetto Rodriguez, le Secrétaire Général de l’Association des Journalistes Haïtiens (AJH), Jacques Desrosiers et le Président de l’Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH), Jacques Sampeur.
 
 
Selon M. Sampeur, les médias en ligne ont fait un pas en avant, il faut le reconnaître. Les médias sociaux informent en continu, et ce, malgré les actes d’intimidation, les brutalités policières qu’il déplore amèrement.
 
 
Quant au Chef de la Coopération de l’UE en Haïti, Anicetto Rodriguez, l’information comme bien public, désigne la valeur incontestable d’une information vérifiée et fiable en distinguant le faux du vrai. L’union Européenne, est  donc préoccupée par la liberté de la presse, le droit à l’information et la sécurité des journalistes en Haïti. Emmanuel Adjovi, le Directeur régional de l’OIF en Haïti, dans sa courte présentation, propose une transformation majeure dans le secteur de la presse. M. Adjovi se questionne sur l’absence d’un plateau technique, qui pourrait connecter Haïti avec le reste du monde.
 
 
 
Le Chargé de l’UNESCO en Haïti, Elmehdi Ag Muphtah, priorise l’accès à l’information comme droit fondamental qui puisse contribuer pleinement à renforcer la démocratie. Le Ministre de la Culture et de la Communication, de son côté, croit que la liberté de la presse, est une question qui mérite une attention particulière. Au cours des prochains mois, dit-il, le Ministère de la Culture et de la Communication veut continuer à œuvrer pour un meilleur environnement médiatique en Haïti, dans le contexte à la fois structurel mais aussi conjoncturel. Le Ministre dit penser notamment aux grands rendez-vous à venir: à savoir le référendum constitutionnel mais aussi les élections. 
 
 
 
Deux Ateliers ont été organisés à l’occasion dont l’un sur les médias et la lutte contre la désinformation, et l’autre, protection et sécurité des journalistes, animés respectivement par Max Lyron et Phares Jérôme. 
 
 
 
Yves Paul LEANDRE 
 
 

« Tais-toi ou tu seras la prochaine ». De telles menaces, la journaliste d'investigation philippine Maria Ressa en est une habituée. Le jury de l'Unesco lui a décerné cette année son prix de la liberté de la presse. 

 

« Son cas est emblématique des tendances mondiales qui représentent une réelle menace pour la liberté de la presse et donc pour la démocratie », a estimé le jury de l'Unesco. Harcelée sur les réseaux sociaux, poursuivie en justice et condamnée pour « cyberdiffamation » l'an dernier, la directrice du site d'information Rappler dénonce les tentatives de museler la presse partout dans le monde.

 

RFI : Quelles menaces pèsent aujourd’hui sur la liberté de la presse ?

Maria Ressa : Le plus grand problème aujourd’hui, c’est que des faits irréfutables sont mis en cause. C’est un phénomène nouveau. Les journalistes ont perdu leur pouvoir de filtrer et de vérifier les informations. Les nouvelles technologies ont en quelque sorte « kidnappé » cette responsabilité. Si vous n’avez plus de faits, vous n’avez plus de vérité. Sans la vérité, il n’y plus de confiance. Et sans cette confiance, la bataille pour la vérité est impossible à mener, surtout en ces temps de défis existentiels comme le changement climatique et la pandémie du coronavirus.

 

Des plateformes qui prétendent nous informer nous délivrent des mensonges, assortis de colère et de haine. Nous les voyons sur les réseaux sociaux, ces cyberarmées payées par des dirigeants autoritaires qui s’attaquent à la démocratie. C’est une tendance dans de nombreux pays qui doit être combattue. Il n’a jamais été plus dangereux d’être journaliste et de surcroît une femme journaliste. Mais en même temps, les défis sont énormes et la mission des journalistes n’a jamais été aussi importante pour préserver la démocratie. Il est temps pour nous de travailler ensemble et de résister. 

 

 

La pandémie a-t-elle encore exacerbé la tentation des dirigeants de museler la presse indépendante ?

Nous devons faire en sorte que le virus ne contamine pas la démocratie. Nous l’avons vu aux Philippines, où le gouvernement a profité de la pandémie, des confinements successifs et des mille milliards de pesos de crédits empruntés aux banques pour consolider son pouvoir. Nous en payons toujours les conséquences. Notre président Rodrigo Duterte, tout comme Jaïr Bolsonaro au Brésil, a nommé des anciens généraux de l’armée pour gérer la réponse à cette crise sanitaire. C’est un désastre qui s’est encore rajoutée à la catastrophe de la pandémie. Le coût de cela est extrêmement élevée. Car en ces temps du coronavirus, des mensonges tuent. L’incompétence tue. J’espère qu’à la fin de cette crise sanitaire émergera une gouvernance qui sera davantage basée sur des données scientifiques.

 

HPN

Source : RFI

 

A l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la Presse ce 3 mai, l’organisation «Défenseur Plus » souligne la nécessité de légiférer sur le fonctionnement des médias dans le pays. Prônant une presse haïtienne libre et indépendante, la structure de défense des droits humains revient sur les difficultés auxquelles les travailleurs de la Presse sont confrontés (notamment des assassinats) tout en sollicitant en leur faveur de meilleures conditions de travail.

 

S’accentuant notamment sur la liberté d’expression et le droit à l’information en tant que des acquis démocratiques, l’organisme faisant la promotion des droits de la personne estime que la liberté de presse mérite d’être préservée sachant qu’elle est constamment en danger à cause des velléités liberticides des politiques quand le travail du journaliste ne lui est pas favorable. Dans une note publiée à l’occasion de la célébration de cette journée, la responsable de communication du Collectif Défenseur Plus, Samendina Lumane Jean cite quelques meurtres dont ceux de Jean Léopold Dominique, Jacques Roche, Valdjimir Legagneur et de Rospide Pétion qui attendent d’être élucidés.

 

Tandis que des travailleurs de la Presse sont  victimes dans l’exercice de leur métier, l’organisation Défenseur Plus les appelle à être plus vigilants. Mettant l’emphase sur la lourde responsabilité de la Presse dans la diffusion de l’information et de sa responsabilité sociale qui va de pair avec leur travail d’informer la population au regard de l’article 28.2 de la Constitution en vigueur, le Collectif juge nécessaire que voire urgent de légiférer sur de nouveaux phénomènes qui ont émergé dans le monde des médias particulièrement les médias en ligne. Ainsi, la vitesse avec laquelle se propagent les intox aura diminué en même temps que les méfaits qui les accompagnent.

 

Reprenant le thème de cette année « L’information comme bien public », Défenseur Plus appelle à la protection de la Presse ainsi qu’à la garantie de meilleures conditions de travail aux journalistes, travailleuses et travailleurs de Presse. Néanmoins, il insiste sur le respect des principes éthiques et déontologiques du métier.

 

Marvens Pierre

 

 

En présence du Directeur du Service Maritime et de Navigation d'Haïti(SEMANAH), Eric Prévost Junior la firme d’études architecturales TRAME S.A et le représentant de la Banque Caribéenne de développement(CDB) ont paraphé un accord jeudi pour la réalisation des études architecturales du bâtiment devant loger l'Institut de formation des métiers de la Mer dans la commune de Cabaret.

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La Première dame de la République, Martine Moïse, a lancé le 27 janvier à St-Louis du Nord, une campagne de plantation de cafés qui doit s’étendre sur les dix départements du pays. Objectif : encourager le reboisement, renforcer la production nationale et augmenter les revenus des paysans notamment.
 
 
D’après la première dame, par cette campagne le gouvernement veut aussi lutter contre l’érosion et la pollution et, du coup, sauvegarder l’environnement. La mise en terre d’arbres fruitiers et forestiers constitue la première phase de ce projet.
 
 
Ambitieuse, cette campagne qui doit couvrir tout le territoire national envisage de redonner vie aux plantations caféières, tombées en dégénérescence. Par conséquent, elles seront rénovées et régénérées à partir de semences saines de typica et arabica.
 
 
En parallèle, une campagne médiatique est prévue question d’encourager les planteurs dans la redynamisation de la filière caféière. S’ensuivra la formation des encadreurs et des producteurs à la caféïculture. Dans le cadre de ce projet, des outils et équipements seront fournis aux organisations, associations de planteurs de café.

 

 

Le Directeur général du service maritime et de navigation(SEMANAH) Eric Prévost Junior dit avoir réalisé un ensemble d'activités pour l'année 2020 allant d'allumage des phares dans le pays à la réparation des balisages des ports, éléments essentiels à la navigation. Malgré la pandémie de Covid19, 14 phares sont opérationnels et huit(8) feux portuaires sont mis en service dont deux flambants neufs. Des interventions qui étaient obligatoires selon l'application de la convention SOLAS pour la sécurité maritime.

 

Le Directeur général du SEMANAH a indiqué que toutes ces interventions ont été possibles grâce aux fonds du trésor public. Il a en outre annoncé que le Port de Lamentin sera doté d'un phare moderne à énergie solaire.

 

"Les interventions ont été programmées et découpées en trois blocs", a souligné M. Prévost lors d'une conférence de Presse donnée mardi dernier au bureau provisoire du SEMANAH à Delmas 31. Ces interventions concernent l'Artibonite, le Nord et le Nord-Ouest qui constituent  le premier bloc de réparation; les départements des Nippes et de l'Ouest font partie du deuxième bloc et enfin la Grand Anse, du Sud et du Sud-Est regroupés dans le dernier bloc d'intervention du SEMANAH dans les ports pendant l'année 2020.

 

Eric Prévost Junior a rappelé qu'au cours de cette crise sanitaire, son institution a toujours été très active dans la prévention de la maladie en distribuant des matériels sanitaires dans les ports, des Kits hygiéniques à son personnel sans oublier des contrôles ponctuels sur les Navires internationaux de fort tonnage une fois accostés aux ports haïtiens en compagnie des agents du ministère de la santé publique. Il a rappelé que le SEMANAH a apporté son support aux familles de victimes de naufrages dans la Grand Anse.

 

Monsieur Prévost a aussi fait part de sa grande satisfaction de doter l'institution d'un nouveau local dans la commune de Tabarre. Le Directeur général du SEMANAH annonce que le 29 décembre prochain ce local sera inauguré et les employés relogés dans de meilleures conditions.

 

ET/HPN

 

 

 

 


 

Au moins 91 kidnappings ont été recensés en Haïti pour le seul mois d’avril, contre 27 pour le mois de mars, doit une augmentation de plus de 300 %, selon une étude réalisée par un organisme de défense des droits humains, le CARDH.

 

 Quarante-neuf ont été recensés durant les 15 jours de la gouvernance « intérimaire » de Monsieur Claude Joseph, selon CARDH. Le deuxième trimestre en annonce une forte augmentation, car 65 ont été recensés pour le mois de janvier, dont cinq ressortissants étrangers.



 Les kidnappings sont recensés : à Port-au-Prince (en moyenne 43 %) ; à la Croix-des-Bouquets (en moyenne 22 %) ; à Carrefour (en moyenne 19 %) ; à Delmas (en moyenne 16 %). Notons que cela ne veut pas dire qu’il n’y pas eu de kidnappings dans les autres départements souligne le CARDH.



 Le Kidnapping fait naître une accentuation de la pauvreté, souligne le CARDH. « Les familles des personnes kidnappées sont obligées de vendre leurs biens, de faire des prêts inconditionnels pour payer la rançon. Vivant déjà dans la grande vulnérabilité, la classe moyenne, frappée de plein fouet par le phénomène, bascule dans la pauvreté », précise le bulletin.



Dans un autre aspect les analyses de l’organisme démontre que Kidnapping amène à une nouvelle industrie économico-criminelle florissante et facile et très facile qui s’ouvre en Haïti, dont les pauvres de la classe moyenne en font les frais sous le regard complice du président Jovenel Moise et de son administration inconstitutionnelle et illégitime.

 

Dans le Nord, l’organisation a signalé la formation d’un regroupement de gangs armés plus précisément à Milot (Mòn Gran Gil/Pon Blan) les gangs se seraient déjà fédérés sous le nom de 5G.


Quels sont les vrais auteurs de l’industrie du kidnapping ? En plus des groupes armés visiblement responsables, d’autres catégories sociales y sont impliquées. Où vont les millions de dollars américains du kidnapping ? Comment les intégrer dans l’économie ? Quel sera le rôle des prochaines élections dans leur blanchiment ? Autant de questions se pose le CARDH.

 

 

 

Les informations fournies par les employés font croire que Saintilaire Marc Arthur a été enlevé dans la commune de Thomazeau dans le département de l'Ouest. Les Ravisseurs réclament une rançon de 250000 dollars contre la libération de cet employé. Les employés en colère ont bloqué la rue donnant accès au bureau. Un camion de transport public est placé obliquement sur l'axe de l'avenue Christophe, zone Carrefour "Tifou" près du bureau central de la Direction générale des impôts(DGI), empêchant la circulation des véhicules.

 

Saintilaire Marc Arthur serait un messager de la DGI et ne gagnerait que 17000 gourdes. "Comment peut on payer 250 mille dollars US pour un employé qui reçoit environ 13,000 gourdes le mois?", lance l'un des protestataires et collègues de la victime au micro des journalistes.

 

 Les protestations contre des actes d'enlèvements deviennent le quotidien des haïtiens dans la région métropolitaine de Port au Prince. Une capitale qui donne l'aspect de la Capitale de la Colombie dans les années 90. Un employé d'une institution universitaire a été enlevé dans le quartier de Nazon et avait provoqué un soulèvement des habitants du quartier pour réclamer sa libération; même son de cloche en milieu de semaine dernière avec le kidnapping d'un jeune  homme et d'une femme dans la zone de Ravine Pintad et de Lalue. Les quartiers de Bois Verna, de Lalue, de l'avenue Poupelard et de Nazon étaient bloqués empêchant la circulation dans la capitale du Sud vers l'Est.

 

La Cellule Contre Enlèvement (CCE) et des agents des unités BRI, BOID, BLTS de la PNH a réussi lundi 3 mai deux otages enlevés par des inconnus lors d’une opération conjointement menée par des agents des unités BRI, BOID, BLTS de la police nationale.

 

L’opération qui a été menée avec succès a permis de libérer Dr. Jenny Edouard Pierre-Lys et son fils Noha Sacha Pierre-Lys, gardés en détention dans le quartier de Canaan 50.

 

Le ministre de la Justice, Rockfeller Vincent, a salué l’institution policière pour cette importante opération réussie, dans un tweet publié sur son compte officiel.

 

« La Cellule Contre Enlèvement (CCE) de la DCPJ vient de libérer à l’instant la docteure Jenny Édouard et son fils qui ont été enlevés vendredi dernier. Bravo à la PNH ! Protéger et Servir telle est la mission », a écrit M. Vincent, sans annoncer d’arrestation ou de saisie d’armes et de munitions.

 

Libérés, le médecin et son fils ont été conduits à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) pour les suites légales.

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