Haïti-Éducation-Manif: Des étudiants de l’ENS revendiquent à Delmas 83 leur intégration dans le système

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La circulation automobile était quasiment impossible à la rue Antoine Simon (Delmas 83) lundi au moment où des étudiants finissants de l’École normale supérieure (ENS), organisaient à l’entrée principale du bâtiment où loge le bureau de la ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), un mouvement de revendication pour réclamer leur intégration dans le système éducatif, a constaté un reporter de Haiti Press Network.

Outre des barricades dressées à l’aide de pierres et d\'autres objets en face du portail du bureau et au travers de la voie publique entravant ainsi la circulation, certains des protestataires se sont allongés à même le sol devant la barrière. Aussi empêchant-ils toute entrée et sortie de véhicules sur la cour du bâtiment, observons-nous.

Des motocyclistes comme des piétons sont arrivés à frayer un passage au milieu des manifestants pas trop violents. Mais les voitures et d’autres engins à moteur qui ne sont pas des motocyclettes ont été contraints de rebrousser le chemin, constate HPN.

Ces étudiants finissants de l’ENS qui en appellent les autorités au respect de leur promesse, exigent leur lettre de nomination par le ministère. Ce, disent-ils, en vue de pouvoir mettre leurs acquis au profit des apprenants dans les lycées et d’offrir ainsi leurs services à la République.

Selon l’un des protestataires qui réagissait aux micros de la presse, ils sont au total 325 étudiants stagiaires ayant bouclé leur stage depuis quelque temps et qui devraient être intégrés normalement dans le système, conformément à un accord qui a été paraphé entre le MENFP et l’ENS.

« Nous ne voulons pas nous rendre contre nous-mêmes au Chili ni au Brésil. Nous ne voulons pas non plus devenir marchands ambulants de bonbons dans les rues. Nous ne voulons que mettre les notions apprises et nos connaissances au profit des lycées après tant d’années d’études », chantent en chœur les manifestants, sans toutefois afficher une attitude agressive envers les agents préposés à la sécurité du bâtiment non plus aux employés à pied qui rentrent et sortent du site.

Néanmoins, s’ils utilisent sans casses des moyens tels : barricades, bruits, chants et pancartes sur lesquelles sont écrits des propos revendicatifs, leur mouvement, il faut le souligner, reste pacifique, jusqu’à ce que les autorités du ministère aient fait appeler quelques-uns d’entre eux pour des échanges, dont les détails demeurent pour le moment inconnus.

Texte et photos : Alix Laroche

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