Mariani-Commerce : À quoi servent les kiosques de Mariani ?

Vendredi, 11 Mai 2012 14:09 AL/HPN Nouvelles - Economie
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C’est la question que se posent toutes les personnes qui fréquentent la route de Mariani en provenance ou à destination de la région du Sud. Les kiosques érigés à proximité de « Le Lambi » au profit des marchandes de griot et de bananes pesées ne sont pas utilisés par ces dernières qui préfèrent s’installer plutôt aux abords de la route au péril de leur vie, a constaté Haïti Press Network.

Les bénéficiaires de ces jolies tonnelles n’ont pas tenu la promesse de rester à l’intérieur pour desservir les demandeurs de griot et de bananes pesées, a constaté un reporter de Haïti Press Network.

Pourtant à ce lieu, les activités économiques vont généralement bon train pour ces marchandes, très convoitées par des passants, des voyageurs au gout raffiné, mais surtout des bambocheurs qui viennent se détendre sur la plage publique dénommée couramment « Le Lambi ».

Œuvres de la mairie de Gressier de concert avec des organismes non gouvernementaux internationaux, à en croire le maire de Carrefour, Yvon Jérôme, les kiosques de Mariani, constituent aujourd’hui un véritable contraste entre la splendeur de la mer et les installations désordonnées ailleurs des marchandes.

Pour certains observateurs, cet investissement fait en don par des organisations non gouvernementales, est presque considéré comme « de l’argent jeté par les fenêtres ».

Toutes les marchandes s’installent volontairement sous le soleil de plomb, devant les tonnelles dehors sur les accotements de la chaussée, alors que les kiosques restent bizarrement vacants derrière elles. 

Interrogée à cette fin, une marchande installée au bord de la rue, nous explique que beaucoup plus d’acheteurs viennent placer des commandes lorsqu’elles se trouvent ailleurs plutôt qu’à l’intérieur des tonnelles. C’est la réalité !

« Les clients ne viennent pas quand nous sommes à l’intérieur. Nous passons souvent une journée entière sans vendre même pour un sou. Tandis qu’ailleurs on nous voit mieux et les demandes se multiplient à longueur de journée », a fait comprendre l’une d’entre elles.

Une autre marchande nous laisse comprendre qu’elle a voulu bien rester à l’intérieur de son kiosque qu’elle estime d’ailleurs chic, mais en dépit du fait que toutes les autres quittent l’espace pour s’installer de préférence ailleurs, elle est obligée pour ne pas jouer le rôle du ridicule dans le scénario.

« C’est le même constat pour nos marchés publics où beaucoup de marchandes préfèrent s’installer en dehors du marché pendant que des places vides sont observés à l’intérieur. Malheureusement, aucune décision d’État ne peut stopper encore cette manière de faire désordonnée dans le pays », a commenté un citoyen visiblement vexé.

Les installations en désordre des marchandes de fritures de Mariani entravent la circulation des piétons sur les accotements, lesquels se voient obligés d’emprunter la chaussée sur laquelle la circulation des véhicules se fait généralement à grande vitesse.

Nonobstant, ce désordre semble avoir trouvé la bénédiction des clients et amants de griot et de bananes pesées de « Le Lambi ». Car ces derniers n’exigent nullement aux marchandes de fonctionner plutôt à l’intérieur des bâtis, constate-t-on, bien entretenus.


Texte et photo : Alix Laroche
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