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Haiti-politique: Des élections le 26 octobre ? la confusion

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Le 10 juin dernier, le chef de l’Exécutif, Michel Joseph Martelly, a pris un arrêté présidentiel convoquant le peuple haïtien dans ses comices le 26 octobre. À environ trois jours de cette date, c’est la confusion totale au sein de la population sur l’organisation des élections.

 

Que se passera-t-il le dimanche 26 octobre ?  - C’est du moins la question que se posent plusieurs citoyens haïtiens, avisés, se référant à l’arrêté présidentiel du 10 juin dernier convoquant le peuple dans ses comices.

« Juridiquement, l’arrêté présidentiel du 10 juin 2014 qui a convoqué le peuple dans ses comices, est toujours en vigueur jusqu’au 26 octobre, car le président de la République n’a pas pris un autre pour le rapporter », a opiné l’avocat Monferrier Dorval, interrogé par HPN par téléphone.

Le professeur de Droit constitutionnel à l’Université d’État, Monferrier Dorval, a cependant expliqué que du point de vue administratif, le président Martelly devait rapporter l’arrêté du 10 juin.

« Si le Conseil électoral provisoire avait écrit au chef de l’État pour l’informer de l’impossibilité technique d’organiser les élections le 26 octobre, le chef de l’Exécutif avait pour [obligation] de rapporter l’arrêté en vigueur », a ajouté l’avocat Dorval.

A-t-il signalé cependant que l’arrêté du 10 juin tombera de part lui-même à partir du 26 octobre.

« L’arrêté du 10 juin dernier ne tient pas parce que le CEP avait, lors d’une rencontre avec le président Martelly, démontré que l’institution électorale ne pouvait pas respecter l’agenda (la date du 26 octobre) », avait indiqué à HPN le conseiller électoral Néhémie Joseph.

Il a argumenté : « Il n’existe pas encore de loi électorale définitive ; les infrastructures électorales ne sont pas encore mise en place et aussi le Conseil électoral provisoire n’a pas les moyens financiers. »

Pour le politologue Gracien Jean, c’est le Conseil électoral provisoire qui est responsable de la non organisation des élections à la date fixée par l’arrêté présidentiel.

« Une fois l’arrêté présidentiel sorti, le CEP devait prendre toutes les mesures [nécessaires] pour organiser les élections », a réagi le professeur Gracien Jean, précisant qu’au regard de la Constitution et de la loi du pays, l’organisation des élections ne revient pas seulement à l’exécutif mais surtout au CEP.

Pour le coordonnateur national de l’Organisation du peuple en lutte (OPL) et politologue, Sauveur Pierre Etienne, « nous sommes actuellement dans un État effondré eu égard à la situation actuelle. »

Selon lui, la présidence doit fournir une explication à la population sur la conjoncture électorale actuelle, notamment la date du 26 octobre retenue pour organiser le premier tour des élections.

« Jusqu’à présent, l’arrêté présidentiel ayant convoqué le peuple dans ses comices est toujours en vigueur. Les citoyens pouvaient se mobiliser pour aller voter dimanche, car il n’y a aucune note officielle qui informe du report des élections », a fait savoir Sauveur Pierre Etienne.

Officieusement, le Conseil électoral provisoire (CEP) a informé de son incapacité technique d’organiser les élections à la fin de l’année en cours.

 

Sylvestre Fils Dorcilus

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