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Haïti-politique-dialogue: “tout moun dakò”, ou presque

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Le dialogue entre certaines institutions de la vie nationale, notamment les partis politiques et le gouvernement est arrivé, ce mardi, à son troisième acte. Ce sera le temps pour les parties de discuter de la méthodologie a adopté en vue d’aboutir à un consensus pour solutionner la crise politique qui paralyse le pays et pénalise les citoyens en proie à des conditions de vie, plus que difficiles.

 


 

Sous l'obédience de la conférence épiscopale, ou du moins du Cardinal Chibly Langlois fraîchement auréolé de ce titre, les personnalités réunis à El Rancho semblent avancer dans ces pourparlers avec un semblant de sincérité  hautement appréciable qui invite toutefois à la prudence.

Franchise, sincérité et honnêteté sont les maîtres mots dans ce qui devra être un dialogue pour sauver la patrie agonisante. Pour ce  faire, les intérêts nationaux devront être placés au dessus des intérêts individuels et/ou de clivage. La gouvernance du pays a été abordé et les partis paraissent plus ou moins satisfaits. C’est de bon ton.

La médiatrice parait également avoir le contrôle des informations pour éviter les dérapages verbaux, souvent néfastes à ces genres d’assises. C’est également un point positif. Et que Lavalas vient rejoindre le train des négociations cela donne encore plus de relief à cette activité de salut public.

Mais, en parlant de salut public, revenons aux parties en présence. Certaines dont nous nous gardons de citer les noms réclament justement un gouvernement d’ouverture où elles pourront y jouer un rôle. Mais...cette tangente prise par ces partis politiques réaniment la méfiance de la population et de certains secteurs de la vie nationale quant à une volonté réelle des forces en présence de sortir le pays du bourbier où il patauge.

C’est aussi un retour aux pratiques des "années Préval" où tout se négociait, mais au final pour très peu de résultat.  Celui qui gagne aux élections doit diriger selon son projet de société préalablement établi et qui a été soumis à la sanction de la population, lors de la période de campagne électorale, c’est un principe défendu par nombre de théoriciens.

Cependant, en Haïti, l'entrepreneuriat politique qui s'est développé durant ces dernières décennies, veut que les partis politiques aient des encrages dans le pouvoir et participent régulièrement à un partage de gâteau afin d’entretenir leurs activistes. Mais, au final où est l’intérêt de la population?

Nulle part! Espérons que cette pratique désuète et jusqu’ici inefficace ne serait pas le vrai leitmotiv des parties à ce dialogue qui apparaît déjà comme une ultime chance de sauver la patrie en danger. Toutefois, il y a lieu de déplorer l’absence de certains protagonistes comme le Mopod à ce processus.

Ce dernier, récemment transformé en parti politique ne s’y reconnaîtrait pas dans les thèmes en débat. Il réclame le départ du chef de l’État qui serait la cause principale des maux du pays. Mais...qu’elle est la force du Mopod qui se dresse à la fois contre le pouvoir et par ricochet, également contre les parties engagées dans ces négociations? Le temps nous dira le reste.

Oui du temps, c’est ce dont a besoin tous les acteurs pour livrer leur conclusion et permettre au pays de respirer un autre air.

LE

 

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