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Haïti-Manif: Pétion-Ville, comme à l’accoutumée

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La manifestation de l’opposition politique a été détruite dans l’œuf par la police. Les manifestants, qui voulaient à tout prix, atteindre la commune de Pétion-Ville, ne parviennent pas à le faire. Les places Boyer et Saint-Pierre n'ont pas eu de rassemblements politiques et de manifestations populaires, a constaté Haiti Press Network.

 

 

Vendredi 17 octobre, date marquant le 208e anniversaire de la mort de l’Empereur Jean-Jacques Dessalines, Pétion-Ville, 12 heures 32 p.m. À la rue Grégoire, au bruit des moteurs de véhicules de transport en commun et privés, se mêlent ceux des voix, des corps et de la musique provenant des étagères des disquaires de la rue. Mais aussi de véhicules sonores qui font de la publicité.

Des morceaux de musiques, tous rythmes confondus, se jouent de chaque côté de la rue. Difficile de les identifier. Néanmoins, l’un se détache de l’ensemble. Ce n’est toutefois pas du compas, et il provient d’appareils plus puissants que les autres. C’est la musique entraînante à la mode appelée : « Raboday».

Juste à côté d’une boutique, un jeune homme, les yeux pantois et visiblement ivre, danse et piaffe à tue-tête. Ses pas sont discordants par rapport au rythme de la musique qui se diffuse. Pourtant, un attroupement se forme rapidement autour de lui.

Un marchand de vêtements usagers explique à un autre : « Ah ! C’est Tikon. Il est ivre. Il fait son numéro. Il préfère se gaver de l’alcool au lieu de manger. Crois-moi, le tafia finira par le conduire tôt ou tard dans la tombe. Ce n’est pas un souhait. Mais il l’aura cherché. »

Dans cette partie de Pétion-Ville, le commerce informel très remarquable fonctionne. Le flux de va-et-vient très intense aussi. Vêtements usagers, produits alimentaires, téléphones portables et accessoires, chaussures, médicaments contrefaits, bref, tout y est pour le plus grand encombrement des rues. Plus loin, deux policiers, l’air irrité, engueulent des marchandes qui obstruent la circulation avec leurs bataclans.

Les débrouillards dont la présence des femmes est imposante, s’installent comme d’habitude, à même le sol. Ils entravent une bonne partie des chaussées. Les femmes, jambes pliées ramenées vers le buste. Cependant, ils disent être vigilants à une éventuelle arrivée des manifestants de l’opposition dans la commune.

« Je n’ai pas le choix. Je suis obligée de prendre la rue pour trouver de quoi survivre avec ma famille. Je ne fais de la politique. Je m’en fous de la mort de Dessalines. Chacun se défend à sa façon », déclare une marchande visiblement exaspérée.

Texte et photo : Alix Laroche

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