Haïti: Des organisations dénoncent des pressions de l’exécutif sur le chef de la police

Lundi, 26 Mars 2012 17:50 HPN Nouvelles - Politique
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Des organisations des droits humains ont condamné l’attitude du ministre de la justice et de la sécurité publique, Pierre Michel Brunache, qui aurait demandé au directeur de la police Mario Andrésol de quitter son poste avant la fin de son mandat.



Intervenant sur une station de radio de la capitale, le directeur exécutif du réseau national de défense des droits humains (RNDDH) Pierre Esperance a qualifié d’anti démocratique et d’anti institutionnel le comportement du garde de sceaux de la République.

L’acte posé par le ministre de la justice, selon  M. Esperance, montre son irrespect pour les institutions du pays.

De son coté, le responsable du Conseil National Haïtien des Acteurs Non Etatiques (CONHANE), Edouard Paultre a fait savoir que cette attitude du ministre de la justice participe de la volonté du gouvernement en place de contrôler la police nationale en dehors des normes légales.

Selon M. Paultre, l’exécutif veut profiter du dossier des anciens militaires pour discriminer le chef de la police qui serait en disgrâce auprès du pouvoir en place.

Rappelons que le ministre de la justice a ordonné à Mario Andrésol d’utiliser toutes les mesures appropriées pour  faire partir les anciens militaires qui se sont livrés depuis le début du mois de février à des séances d’entrainement dans plusieurs camps à travers le pays.

Le numéro 1 de la PNH, dont le mandat arrivera à terme au mois d’août prochain, pense que cette requête du ministre Brunache pourrait être un piège.