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Haïti-Culte : De la survie à la magie !

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De façon anarchique, les produits de toutes sortes ne manquent pas dans les rues comme sur les trottoirs de Port-au-Prince. Les produits magico-religieux sont également de la partie, a constaté un reporter de Haiti Press Network.

 

Occupant illégalement un trottoir à Pétion-Ville, Aline est assise fiévreusement sous un parasol érigé de façon maladroite sous un soleil plombant. Elle vend depuis sept ans, des produits loin d’être similaires à ceux exposés anarchiquement sur le trottoir par ses voisines. Ce sont des produits, nous explique-t-elle, magico-religieux.

« Des petites bouteilles d'Alkali, twadegout, florida, terebantin, dlo demoli, dlo geritout, des muscades, des bougies de toutes les couleurs, des tchatcha, du poud vèvè, du digo ble, bref, des noms typiquement haïtiens », sont entre autres, ces produits très peu remarquables d’ailleurs sur le marché local qui sont installés parmi ses attirails.

Un peu désespérée mais résignée, Aline attend en vain, des clients qui ne viennent pas. Des passants montent et descendent, sans toutefois marchander ses produits. Car, pour ces genres de produits, il existe une catégorie de clients bien particuliers pour qui, le besoin est généralement occasionnel.

« Je ne fais pas vache grasse quotidiennement, mais je vends quand même. Certains jours, je ne vends rien du tout. Ce ne sont pas des produits adorés par tout le monde », lâche-t-elle avec un sourire laissant entrevoir les coulisses de ces gencives édentées.

Cependant, Aline n’est pas arrivée comme ça dans ce commerce froid. D’après ses déclarations, elle semble avoir été née pour vendre les produits destinés à être utilisés dans des activités magico-religieuses.

« Je suis née dans les entrailles du vaudou. Mon père est un Ougan. Je viens de Dichiti (Grand’Anse), là où l’on ne joue pas avec les gens qui ne se respectent pas. Ma maman est une Mambo. Toute petite, je dansais déjà sous les Péristyles », déclare notre interlocutrice, soulignant au passage que son commerce lui permet de survivre en dépit du caractère timide que présente la vente.

Dans la culture haïtienne, les loas et divinités vodouesques sont invoqués tant par des prières oratoires et féeriques que par d’autres formes d’incantations. Les cimetières, les carrefours et les Péristyles constituent les principaux lieux de toutes les pratiques magico-religieuses où les produits comme ceux d’Aline sont généralement utilisés.


Texte et photo : Alix Laroche

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