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Haïti-Pétion-Ville-Marché public : Qui sommes-nous ?

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Pour survivre, des hommes et des femmes, s’étalent, sans gêne aucune ni même un minimum de respect des principes élémentaires d’hygiène, dans le voisinage et/ou au milieu des tonnes de fatras qu’ils fabriquent eux-mêmes, pour écouler des marchandises de première nécessité dans des rues de Pétion-Ville, transformées tristement en marché public, constate Haiti Press Network.

 

Le titre de l’article ne nous vient pas comme par hasard. C’est en effet l’énoncé débutant une réflexion accablante d’un citoyen qui se trouvait à bord d’une camionnette, en difficulté énorme de se frayer un passage au beau milieu d’un nid de marchandes qui, plaisamment, s’asseyent et étalent leurs marchandises, sur des piles de fatras qui s’exposent aux passants et aux acheteurs, comme des bulles au soleil.

 

Mercredi 21 janvier. Un soleil de plomb tape déjà très fort aux environs de 11 heures du matin. Un vent mêlé de poussière agresse les yeux des passants, dont la vie est empoisonnée entre tohu-bohus et encombrements d’attirails de marchandes et marchands éparpillés ici et là dans des espaces, où se trouvait jadis, l’ancien marché de Pétion-Ville appelé « La Coupe ».

Nous sommes à l’intersection des rues Rigaud et Geffrard (Pétion-Ville). Mais, il faut l’avouer, ces occupants de ces rues et trottoirs de la commune, s’empilent dans des espaces qui ne diffèrent guère d’une porcherie. Ils y en profitent bien pour faire bonnes ventes à des acheteurs qui ne gênent non plus de faire des emplettes dans ces conditions hideuses qui défient complètement l’hygiène publique.

« Qui sommes nous mon Dieu ? Pourquoi acceptons-nous de vivre dans des conditions pareilles aussi exécrables ? Regardez des essaims de mouches en provenance des détritus qui servent de couverture à ces viandes et fruits de mer que nous consommons », s’interroge avec dégoût un citoyen qui paraissait très avisé.

De poursuivre : ces types de marchés publics crasseux, on en trouve dommage disséminés un peu partout à travers le pays. Et, ils fonctionnent malheureusement sans déranger personne, y compris les acheteurs eux-mêmes », déplore-t-il.

S’enchaine, en réaction à la hâte, sa voisine qui se trouvait à deux pas de lui. « Ne sont-ils pas conscients du danger auquel ils s’exposent ? Outre des véhicules qui pourraient heurter ces débrouillards à n’importe quel moment, ils courent de grands risques d’attraper des microbes dans ces conditions insalubres », juge-t-elle.

Malgré eux, les débrouillards ont aussi leurs préoccupations par rapport à ces situations critiques dans lesquelles ils fonctionnent et mangent quotidiennement. Mais hélas !, soutient Madeleine, ils n’ont pas le choix. C’est une question de survie, dit-elle, dans un pays où l’on ne s’occupe presqu’uniquement que des choses liées à la politique.

Au milieu de ces tonnes d’immondices qui puent et dégagent une odeur fétide, s’exposent en veux-tu, en voila, des produits de toutes sortes : viande, poisson, morceaux de poulets importés, riz, pois, maïs, vives, farine, sucre, fruits et légumes pour la plupart, étalés à même le sol.

Chose certaine, c’est que les autorités concernées, semblent définitivement baisser les bras, face à ce désordre qui enlaidit la commune. Occupant anarchiquement rues et trottoirs, les marchands et les marchandes entravent la circulation automobile et piétonne. Ils sont là jour et nuit, constate-t-on. Ce qui empoisonne la vie des citoyens et citoyennes qui vaquent régulièrement à leurs occupations quotidiennes.

 

Texte et photo : Alix Laroche

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